Bientôt 20 ans que Saint-Barth a pris le rythme…

Dossier : le casse-tête des rythmes scolaires (5/6)


Rédigé par - Angers, le 17/06/2014 - 07:33 / modifié le 18/08/2014 - 21:52


Un casse-tête, les rythmes scolaires ? Après la révélation des nouvelles organisations horaires choisies pour ses écoles publiques par la ville d'Angers, Angers-Mag fait le point sur ce dossier. En le remettant en perspective et en donnant la parole à certains de ses acteurs. Engagée depuis le milieu des années 90 dans bon nombre de dispositifs périscolaires, la commune de Saint-Barthélémy d’Anjou s’est appuyée sur cette tradition de concertation pour mettre en place la réforme dès la rentrée de septembre 2013.



A Saint-Barthélémy, les TAP concernent depuis la rentrée 2013 les enfants des écoles, privée ou publiques.
A Saint-Barthélémy, les TAP concernent depuis la rentrée 2013 les enfants des écoles, privée ou publiques.
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Contrat bleu, contrat d’aménagement du rythme de vie de l’enfant et du jeune (ARVEJ), contrat éducatif local… Se pencher sur la tradition de dialogue éducatif à la sauce bartholoméenne, c’est retracer l’histoire des dispositifs périscolaires successivement mis en place en France depuis 20 ans.

« C’est vrai que les équipes municipales ont toujours essayé de s’inscrire dans ce qui était proposé de ce point de vue là », concède Agnès Tinchon, adjointe en charge de l’éducation, de l’enfance et du sport.
« Ca a été beaucoup le sport, dès 1995, avec les contrats bleus, mais les dispositifs se sont ensuite ouverts à d’autres choses, comme les arts plastiques ou les sciences », complète Pascal Boucher, le responsable du service enfance à la mairie de Saint-Barthélémy d’Anjou. Dans les quatre écoles de la commune –trois publiques, une privée- tout le monde l’appelle « Paco ». L’homme connaît son petit lexique des nouveaux rythmes scolaires sur le bout des doigts.

De l'animation dans les rues...

Ce lundi après-midi, ce sont les élèves de l’école Saint-Guillaume qui bénéficient des temps d’activités périscolaires (TAP). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils rentabilisent les équipements de la commune. Pendant qu’une dizaine de CP-CE1 découvrent les rudiments de la magie dans une des salles de l’école privée, Marius, Louison et George-William approfondissent leurs connaissances scientifiques par le biais des… origami !

Nous sommes à deux pas de la mairie. A moins de dix minutes à pied, deux autres groupes s’initient à la boxe ou aux sports de raquette au complexe sportif de la Cressonnière. Le petit tour de ville se termine par une visite au centre de loisirs Planète enfants, qui accueille des ateliers de création artistiques et de cuisines.

« A raison d’une après-midi de TAP par école, il y a tous les jours de la semaine de l’animation dans la commune », commente Agnès Tinchon.

Dans l'intimité des gens

A Saint-Barthélémy, les TAP mobilisent bon nombre des équipements sportifs et culturels de la ville.
A Saint-Barthélémy, les TAP mobilisent bon nombre des équipements sportifs et culturels de la ville.
Employés municipaux, animateurs associatifs, égalité de traitement public/privé, régularité de la semaine en matinée… A Saint-Barthélémy, on a beau cherché : sur le papier, la mise en place de la nouvelle semaine scolaire semble être un succès. Même les enquêtes de satisfaction réalisées auprès des parents et des enseignants, dans leur majorité, le confirment.

« La tradition de concertation engagée il y a bientôt 20 ans nous a permis de rentrer dans les écoles et de travailler aujourd’hui avec les enseignants en toute confiance », explique Agnès Tinchon.
« On se connaît, on se côtoie », poursuit Sophie Justal, la directrice du service éducation, enfance et sport de la ville, qui n’oublie pas « l’énorme travail » qui a été engagé pur aboutir à cette réforme. « A Saint-Barthélémy, le terreau était favorable, mais nous avons tout de même beaucoup approfondi ce qui se faisait notamment dans le cadre du contrat éducatif local. C’est une réforme qui ne s’est pas faite du jour au lendemain, et pour cause : elle rentre dans l’intimité des gens ».

Dans la commune angevine, comme partout ailleurs, le débat reste donc ouvert sur le sujet, même au sein de la communauté enseignante, mais une chose semble acquise : les aménagements, modifications et/ou améliorations se feront dans la concertation. C’est la culture locale.

Quatre écoles, quatre après-midi de TAP : CQFD ?

La municipalité s’est engagée dans la réforme des rythmes scolaires avec quelques certitudes : équité de traitement entre le privé (l’école Sainte Marie/Saint-Guillaume) et le public (écoles Pierre et Marie Curie, école de la Jaudette et école Jules Ferry), régularité des 5 matinées scolaires, participation financière des familles conformément aux principes de la convention CAF…

« D’autres priorités, issues de notre expérience, se sont imposées », liste Sophie Justal : « la nécessité d’avoir un suivi entre les différents temps de la journée, pour que les adultes puissent échanger sur les mêmes enfants, ou encore la sollicitation, au-delà du renforcement des services municipaux, du tissu associatif local pour organiser les TAP ». Centre équestre, école du cirque, de danse ou de musique sont donc entrés dans le dispositif, comme l’association Xpersciences ou les Ateliers pédagogiques d’Angers.

Restait à trouver une organisation pour répondre aux exigences de la réforme. Et le comité de pilotage est finalement allé au plus simple : 4 écoles, 4 après-midi = 1 après-midi de TAP (2 h 30) par école.
Si l’on excepte l’heure de cours qui précède les TAP, c’est ni plus ni moins le format autorisé par le –très discuté- décret Hamon. Mise en place de la sorte, la réforme ne perd-elle pas tout son sens ? « Le temps d’école est réduit », argue Agnès Tinchon. « Et les enfants voient que c’est un lieu où ils peuvent faire autre chose. Nous n’avons jamais perdu de vue que l’objectif était la réussite scolaire de l’enfant… »




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















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