Big Bang des possibles : le grand show des jeunes dirigeants d’entreprise


Rédigé par - Angers, le 18/03/2015 - 18:09 / modifié le 19/03/2015 - 10:16


On s’attendait à un temps fort sur l’avenir de notre planète, on n’a pas été déçu. Le "Big Bang des possibles", la soirée spectacle organisée par le Centre des Jeunes d’Entreprises (CJD) d’Angers, à l’Arena Loire de Trélazé, s'est révélée à la hauteur des ambitions de ses organisateurs. A la clé, des conférenciers de réputation internationale qui ont su rendre compréhensible les défis environnementaux et technologiques que l’homme devra relever dans les trente prochaines années.



l'astrophysicien Hubert Reeves, invité d'honneur de la soirée organisée par le CJD
l'astrophysicien Hubert Reeves, invité d'honneur de la soirée organisée par le CJD
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 On me demande toujours si je suis optimiste pour l’avenir », lançait mardi soir à Trélazé l’astrophysicien Hubert Reeves, invité d’honneur du « Big Bang des possibles », organisé par le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) d’Angers : « Vu l’ambiance qui règne ici, ce soir je suis plutôt optimiste ».
 
Pour autant, le scientifique qui a dressé un portrait des origines du monde et de ce qui se dessine dans les prochaines années, ne l’est pas tout à fait. « Personne ne peut prédire l’avenir, mais il est important que des décisions soient prises dès maintenant si l’on ne veut pas périr », martèle Hubert Reeves. Et autant dire que dans la salle, les propos appuyés par des images de circonstances font mouche.
 
Et en tout premier lieu auprès d’Emmanuel Saulou, le président du CJD : « Nous avons une responsabilité envers la génération digitale qui nous suit. Nous devons inventer de nouveaux modèles de gestion de l’entreprise et mettre l’économie au service de l’homme et de l’emploi et pas l’inverse », affirmait le jeune entrepreneur en ouvrant la soirée. 
 
De son côté le spécialiste du Big Bang planétaire et des origines de l’univers, enfonce le clou. « L’homme est apparu sur la terre il y a 7 millions d’années, doté d’une véritable intelligence. Mais aujourd’hui, celle-ci est arrivée à ses limites. L’homme a engagé une guerre contre le vivant et notamment contre la nature et s’il la gagne, nous sommes perdus ».

Moins optimiste qu'au début, Hubert Reeves, a tenu tout de même a rassurer les 2048 personnes présentes dans l'Arena Loire. « Les espèces qui ont survécu à ce jour c’est parce qu’elles ont su s’adapter. À nous d’en faire autant en apprenant à nous servir, mais aussi et surtout à donner ». Et de poursuivre : « Nous sommes dans une période critique pour l’avenir de l’humanité, mais ce que je vois ce soir dans cette salle va dans le bon sens. L’important c’est d’être déterminé à faire ce que l’on pense qu’il faut faire », concluait le scientifique.
 
« Tout comme l’esclavage, nous devons abolir la pollution pour que le ciel deviennent définitivement bleu et que l’humanité puisse renaitre » , Yannick Roudault

Propos similaires pour les intervenants suivants, Yannick Roudaut et Isabelle Delannoy, deux conférenciers qui ont confirmé la vision d’Hubert Reeves sur l’avenir de l’humanité. « En 60 ans l’homme a changé, mais a-t-il évolué ? «  questionne l’auteur et entrepreneur Yannick Roudault. Ce dernier qui réconcilie économie, écologie et évolution des sociétés via une analyse transversale, globale et complexe, considère que nous vivons une seconde renaissance. « Mais contrairement à celle de l’époque de François 1er, elle sera, compte tenu des technologies dont nous disposons, beaucoup plus rapide, quelques décennies tout au plus ». À nous de changer notre manière de penser et d’agir, sinon c’est la fin de l’humanité.
 

Maxime de Rostolan, en compagnie de Yannick Roudaut, Hubert Reeves et Isabelle Delannoy
Maxime de Rostolan, en compagnie de Yannick Roudaut, Hubert Reeves et Isabelle Delannoy
S’appuyant sur l’esclavage quasi industriel des populations noires  du XIXe « que l’on considérait comme normal à l’époque », le conférencier venu en voisin de Nantes, l’un des plus grands ports négriers d’Europe, considère que la pollution et la destruction massive de l’environnement relèvent de la même démarche : un événement normal à une période donnée, reproché par les générations suivantes.
 
« Allons-nous subir et  accepter la pollution jusqu’à ce qu’elle ne soit plus acceptable », martèle le conférencier, soutenu par son voisin Hubert Reeves. « Tout comme l’esclavage, nous devons abolir la pollution pour que le ciel devienne définitivement bleu et que l’humanité puisse renaitre ».
 
Pour Isabelle Delanoye, coscénariste du film Home, l’état des lieux de la planète dressé par Yann Arthus-Bertrand, « tout ce que nous connaissons est le fruit d’une civilisation pyramidale et patriarcale » qui nécessite une révolution rapide et efficace. « On est dans une période d’innovation dans laquelle la qualité sociale et écologique est au cœur de la productivité ».
 
S’appuyant sur des exemples comme Google ou Rank Xérox, deux entreprises qui ont radicalement changé la notion de business model, la conférencière à présenté plusieurs expériences qui démontrent ce qu’elle avance aujourd’hui pour l’avenir de l’humanité. En sa compagnie, Olivier Messager présentait le compte carbone, une nouvelle monnaie qui convertit les tonnes de C02 économisées en argent sonnant et trébuchant, ou encore Maxime de Rostolan, fondateur de Blue Bees (le bonheur est dans le prêt…), une plateforme de financement participatif dédiée aux projets d’agroécologie et créateur d’une microferme expérimentale en permaculture.
 
Introduits sur scène, dans un véritable show de lumières, d’écrans géants et volées de décibels musicales, par l’animateur décalé, Calixte de Nigremont, les conférenciers étaient accompagnés de jeunes chefs d’entreprise investis dans des projets d’avenir, illustrant, si besoin étaient leur propos. Une grande soirée, menée tambour battant, sans fausses notes, qui aura permis aux chefs d’entreprises présents de repartir avec une bonne dose d’optimiste et des envies de faire bouger les lignes. C’était l’ambition avouée sur scène par les entrepreneurs du CJD. Ils y sont visiblement parvenus.
 




Yannick Sourisseau
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