Bruno Retailleau au Département : note d'intention à l'usage des élus locaux...


Rédigé par - Angers, le 22/02/2016 - 17:21 / modifié le 23/02/2016 - 16:37


Le nouveau président du Conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), est venu présenter aux conseillers départementaux, en pleine session budgétaire, la manière dont il comptait organiser le travail entre Département et Région. Un véritable discours de politique générale, accueilli avec (grande) bienveillance par les élus de la collectivité.



Bruno Retailleau, président LR de la région des Pays de la Loire, ici aux côtés du président UDi du Conseil départemental, Christian Gillet.
Bruno Retailleau, président LR de la région des Pays de la Loire, ici aux côtés du président UDi du Conseil départemental, Christian Gillet.
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Ils ont bu ses paroles. Si le président de la région des Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), avait accepté l'idée d'un débat, en ce premier jour de session budgétaire du Conseil départemental, il n'y a pas eu droit, les interventions d'une dizaine de conseillers départementaux -opposition et majorité confondus- se limitant à une série d'interrogations et de souhaits pour l'avenir. Rien sur Notre-Dame-des-Landes, c'est lui-même qui l'a relevé, ni, par exemple, sur le futur envisagé de l'Abbaye de Fontevraud.

Tout juste interrogé par Jean-Paul Pavillon (PS) sur la perspective d'un collège public à Beaupréau, Bruno Retailleau a botté en touche : "Le vice-président en charge de l'éducation à la Région recevra bien un collectif de familles, le 1er mars. Mais chaque compétence doit être préservée. Et les collèges, c'est le Département."

Dans un fauteuil, donc, et respectant devant les élus départementaux une promesse de campagne, l'élu, ancien président du Conseil général de Vendée, a déroulé son ambition, arguant d'un "engagement important au moment où nous vivons tous une baisse de dotations. Ça doit nous amener à faire en sorte que les politiques publiques portées par chacune des deux collectivités ne se recouvrent pas, ne doublonnent pas."
"Le département est un amortisseur évident de crise sociale et territoriale. Je ne vois pas comment la Région pourrait se substituer aux Départements, car la notion de proximité, c'est la notion de confiance" - Bruno Retailleau

Et Bruno Retailleau de condamner la "vision stupide de la compétition entre Département et Région" et "l'échec porté par la loi NOTRe", qui ne détaille pas "l'articulation entre Département et Région". Ça n'est pas une surprise, celui qui est aussi le président du groupe Les Républicains au Sénat est un fervent défenseur des départements. Pour une raison structurelle, liée à "leur deux siècles d'histoire et à leur géographie, qui est une garantie pour la ruralité". Mais aussi et surtout, pour une raison "conjoncturelle : le Département est un amortisseur évident de crise sociale et territoriale. Je ne vois pas comment la Région pourrait se substituer aux départements, car la notion de proximité, c'est la notion de confiance."

Un cri du cœur qui préside à sa vision de la Région, dont "le rôle économique est éminent. Il n'y a pas de concurrence ni de hiérarchie entre les collectivités. On ne saurait substituer au centralisme parisien un jacobinisme régional nanto-nantais."

Plutôt qu'une féodalité ou une lutte à mort entre collectivités, Bruno Retailleau appelle à une "complémentarité" et "à une logique de coopération entre les échelons. Si on ne l'organise pas, ce sont les citoyens qui en feront les frais", s'appuyant sur l'exemple du RSA -financé par le Conseil départemental- qui doit être accompagné par une politique de formation et d'insertion, à la charge de la région. 

Les deux "passages obligés" constitués par le transfert des compétences économiques -"je souhaite que les départements qui le souhaitent puissent rester dans le tour de table du développement économique", avance Bruno Retailleau- et transports (au 1er janvier 2017 pour les transports interurbains, à la rentrée 2017 pour les transports scolaires) devraient être l'occasion de voir les intentions détaillées lundi matin mises en œuvre. 

Mais c'est bien à l'aune de la teneur des "passages facultatifs" entre les différentes collectivités que l'on jugera l'efficience de la politique menée par la nouvelle majorité régionale. Son président a annoncé lundi matin "la construction d'itinéraires routiers d'intérêt régional", une action volontariste en terme de "politiques contractuelles, avec les intercommunalités" ou une ambition de "mutualisation renforcée" entre collectivités.

Le chemin est tracé, reste à l'emprunter...




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