Bruno Retailleau présente sa liste départementale à Avrillé


Rédigé par - Angers, le 17/10/2015 - 13:52 / modifié le 17/10/2015 - 13:55


Avant son grand meeting de campagne, le 9 novembre prochain à Andard (49) en présence de Nicolas Sarkozy, président des Républicains et Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, Bruno Retailleau le candidat de l’Union de la droite et du centre aux régionales en Pays de la Loire, est venu se chauffer vendredi soir, à Avrillé (49), devant un peu plus de 200 sympathisants.



Bruno Retailleau pendant son intervention
Bruno Retailleau pendant son intervention
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Vendredi soir, ils n’étaient que 250 dans la salle Georges Brassens à Avrillé, pour soutenir Bruno Retailleau et ses colistiers du département de Maine-et-Loire. Un flop ?  Non, il s’agissait selon le sénateur maire d’Angers, Christophe Béchu, qui « soutient cette liste d’union sans réserve », « d’une réunion de famille », celle de la droite et du centre, « réunie au coin du feu ». Bon, il n’y avait pas vraiment le feu dans la salle, mais cela nous a permis de mieux connaître le candidat à la présidence de la région, ses orientations et l’équipe départementale.
 
Qui est Bruno Retailleau ? Un Vendéen pur souche (selon lui), né à Cholet. « C’est une excroissance vendéenne, la Vendée militaire. Pour moi qui suit officier de réserve, ça a du sens », s’empresse–il de préciser. Ex-président du Département de la Vendée et du Vendée Globe, il préside aujourd'hui le groupe Les Républicains au Sénat, ce qui fait dire à ses opposants qu’il passe plus de temps à Paris qu’à La Roche-sur-Yon. Une allégation, comme celle de « candidat facho » qu’il balaie du revers de la main et renforce ses convictions d’une nécessaire alternance, à la Région comme à la tête de la France.
 
Avant de s’en prendre à ses adversaires directs, c’est le président Hollande qu’il fustige et accuse de conduire la France dans le mur. « Quelle que soit la souffrance du peuple, François Hollande est heureux dans son petit costume. Même s’il est sympathique, il est égaré dans une France déboussolée et ce qui vient de se dérouler exprime le ratage de sa politique », assène le candidat. « Les policiers dans la rue, devant les bureaux de Madame Taubira, celle qui mène une politique de laxisme, la loi de la jungle à Notre Dame des Landes, avec des délinquants qui saccagent même la cité de Nantes. Tout ça, ce n’est pas la République ».
 
Et de poursuivre : « Churchill disait que le socialisme, c’est la politique de l’échec. J’aime bien Churchill ». Bruno Retailleau accuse même le président Hollande « d’avoir volontairement fixé la date des élections en décembre, pour faire monter l’abstention, profiter de la COP 21 pour ramener les écologistes sans son giron et faire le lit du Front National. Le FN, c’est l’idiot utile du PS », ajoute le candidat. « De notre côté, nous nous sommes unis avec le centre (UDI et MoDem - NDLR) pour nous opposer à la vague rose et bleu marine ».
« Il faudra dégraisser le mammouth régional »
Revenant sur les bords de Loire, Bruno Retailleau affirme que le socialisme nantais ne peut pas être dissocié de celui de Paris. « C’est la même politique. On ne fait pas candidature commune mais on affirme qu’on le fera au second tour. Ils fabriquent une machine à exaspérer les français de la politique ».

Les candidats du Maine-et-Loire devant leur public
Les candidats du Maine-et-Loire devant leur public
Accusant l’actuelle majorité régionale de dépenser sans compter, il affirme « vouloir dégraisser le mammouth régional. Depuis 11 ans, on embauche un fonctionnaire tous les deux jours, je m’engage à maitriser la masse salariale ». Décrivant une région endettée, il s’engage à réduire les dépenses inutiles. « Est-ce le job d’une région de financer un hôtel de luxe à Fontevraud et des petits hôtels de Région dans les départements ? Nous allons les vendre et mutualiser nos représentations locales avec les Départements ».
 
Le candidat Retailleau s’en prend également à la politique régionale en matière d’emploi. « En 11 ans, le chômage des jeunes a progressé de 50% chez nous alors qu’il a baissé de 14% sur le plan national. Je veux faire de l’apprentissage une grande priorité et avant Pâques nous organiserons un Grenelle de l’apprentissage ».
« Parler vrai et agir vite ! Parler vrai car les français n’en peuvent plus »
Prônant un retour au civisme, il veut encourager la lutte contre les addictions, « un fléau de notre société », et faire en sorte que ce soient des jeunes qui soient les promoteurs de cette action. « Il ne s’agit pas de faire des brigades antidrogue dans les lycées, comme le disent mes adversaires. Il faut seulement rétablir l’ordre dans cette région ». Même propos pour les migrants dont il distingue « les migrants économiques et ceux qui ont le choix entre la valise et le cercueil ». Pour cela il veut que les préfets s’impliquent plus « pour éviter un appel d’air incontrôlable ».
 
Bien ancré à droite, le candidat Retailleau s’est même trouvé un slogan de campagne : « Parler vrai et agir vite ! Parler vrai car les français n’en peuvent plus  ».
 
Affirmant que « le pays est en crise économique, territoriale et civique », le candidat de l’union de la droite et du centre, affirme vouloir se poser en rempart et protéger les Ligériens. « La région a mis en place 1600 dispositifs pour aider les entreprises, nous n’en ferons plus qu’un. Nous allons aider les entreprises de travaux publics en créant plus de routes, car plus de routes, c’est plus d’emplois. »
 
« Dans ce pays ont fait passer les droits avant les devoirs », poursuit Bruno Retailleau. « Je veux inverser la tendance et demander à ceux qu’on aide de faire des efforts pour compenser. Il n’est plus question de faire de l’assistanat ». Pour un retour au civisme, le candidat souhaite même « encourager la mise en place de lycées tricolores, avec une discipline militaire ».
 
Enfin, sans dévoiler tout le programme de son équipe, dont on commence à voir se dessiner les contours, Bruno Retailleau veut encourager le bénévolat associatif, « mais pas en multipliant les subventions pour favoriser le clientélisme électoral », mais en encadrant les dirigeants et en « créant une Fondation qui soutient les projets tournés vers les autres ».
 
Terminant son propos par la Culture qu’il considère comme « créatrice de lien social », le candidat ne s'est pas étendu sur les grands événements culturels soutenus par la région, préférant se féliciter du succès touristique du circuit Loire à vélo. « C’est moi qui l’ai lancé et je le soutiens », affirme-t-il en poursuivant vers le développement du numérique dans les zones rurales  « qu’il juge plus que nécessaire pour maintenir l'attractivité » et le rapprochement entre la Cité de l’Objet Connecté à Angers, la réalité virtuelle de Laval et la cité numérique de Fontevraud. «  Je veux mettre le numérique au service de l’immersion », conclut-il avant d’entonner la Marseillaise avec ses colistiers et le public.

La liste Union de la droite et du centre en Maine et Loire

1 - Paul Jeanneteau (LR), maire de Champigné.
2 - Isabelle Leroy (UDI), adjointe au maire de Cholet.
3 -  André Martin (LR), maire de Saint-Sauveur-de-Landemont
4 -  Roselyne Bienvenu (LR) juriste, adjointe au maire d’Angers.
5 -  Laurent Gérault, (UDI
6 -  Patricia Maussion (Sans étiquette), adjointe au maire de Loiré.
7 -  Laurent Prétrot (LR), adjoint au maire d’Avrillé.
8 -  Catherine Deroche (LR), sénatrice.
9 -  Éric Touron (UDI), maire de Distré.
10 - Régine Catin (LR), maire de Fontevraud.
11 - Roch Brancour (LR), adjoint au maire d’Angers.
12 - Annick Braud (UDI), adjointe au maire de Jallais.
13 - Adrien Denis (LR), maire de Denezé-sous-le-Lude.
14 - Annick Jeanneteau (LR), adjointe au maire de Cholet
15 - Michel Chatelais (MoDem).
16 - Patricia Belleguic (UDI).
17 - Ambroise Poincloux (LR ).
18 - Claudette Daguin (LR), conseillère municipale à Angers.
19 - Richard Viau (LR).
20 - Diana Drouineau (LR).
21 - Dominique Richard (UDI)
22 - Colette Gagneux (LR), maire de Montfort.
 




Yannick Sourisseau
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1.Posté par Marquis de la Rochejaquelein le 20/10/2015 15:50 | Alerter
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Quelqu'un peut-il lui expliquer que c'est une élection régionale.

Bon on a bien compris qu'à cause de la loi sur le cumul des mandats il ne resterait que 18 mois et que le national le passionne plus, mais quand même, il pourrait nous respecter un peu le Vendéen.

Autre question que je me pose ; Que pensent les centristes des positions de leur leader sur la loi de la fin de vie et ses positions contre l'IVG (en 2015) ?
Je serais curieux de lire leurs réponses.















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