Burn School, les précoces du punk rock angevin


Rédigé par Cyril Simon - Angers, le Mercredi 6 Août 2014 à 20:32


Sans se brûler les ailes, Burn School trace sa route dans le ciel angevin. A l'affiche de Tempo Rives ce jeudi, leur punk rock explosif a déjà fait des émules lors des Accroche-coeurs 2013 ou plus récemment pour la Fête de la musique. Rencontre avec trois des cinq membres de ce groupe émergent, qui n'a rien d'un vulgaire boys band.



Avis aux gourmands. Le quintet Burn School promet "quelques sucreries" au public de Tempo Rives.
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Ne pas se fier aux apparences. On peut avoir seize ans, faire du rock, et ne pas être insupportable. Manu, Hugo et Thomas, trois des cinq membres de Burn School (Nicolas et Ewan manquent à l'appel), en sont la preuve vivante.

Souriants, avenants, ils parlent de leur projet avec passion et humilité. Ils se savent attendus au tournant et tentent de trouver la parade face à ceux qui les traitent de " branleurs ". " Notre âge, c’est à la fois un avantage car on dispose d’un capital sympathie plus facilement, mais le revers de la médaille, c’est qu’on n'est pas toujours pris au sérieux " analyse Manu. Ce dernier, chanteur-tchatcheur de la bande, se greffe au collectif en 2011. Ils rentrent alors en classe de 4e. La Ferme de la Fontaine, au Lac de Maine, leur sert de repaire.

Depuis deux ans, Burn School a pris du coffre. Suivi par le Conservatoire et plus particulièrement par Sylvain Harand, leur professeur homme-à-tout-faire, ils disposent de deux heures de séances hebdomadaires. En plus des huit heures par semaine consacrées aux répétitions et à la com'. A côté, ils bénéficient de l'aide d'Enguerrand Wilmez, membre du Chabada, qui leur insuffle un "esprit plus punk". "On a ce côté strict, très technique d'un côté, et de l'autre, cette éthique punk, avec Enguerrand, qui nous pousse à tout lâcher. C'est un bon mélange dans lequel on pioche ce qui nous intéresse".

Au maïs pour s'acheter une tête d'ampli

Et le lycée dans tout ça ? "On s'en sort", explique Hugo, "on rentre en terminale, la musique est notre seule activité extra-scolaire". Les parents ? "Ils nous font de plus en plus confiance, ils sentent qu'on a la tête sur les épaules, et qu'on est bien encadré". Leur argent ? "On a créé une association de loi 1901, dans lequel on met l'argent des concerts et ça ne sert qu'au projet". Pas question d'aller payer des pintes au Gainzbar, leur "QG", avec cette carte, assurent-ils.

Un environnement propice à la création, c'est tout ce qu'ils demandent, conscients de leur perfectibilité : "La première chose, c'est notre couleur de son. On essaie de se procurer du nouveau matos, même si c'est compliqué à notre âge de trouver les fonds. Là, on travaille au maïs plusieurs semaines, tout l'argent partira là-dedans, notamment dans une tête d'ampli", confie Manu.

Les pieds sur terre donc, mais cela ne les empêche pas de rêver. Ils se verraient bien sillonner les routes de France et de Navarre, traverser l’Atlantique, et enchaîner les dates comme leurs aînés angevins de Wank for Peace, ou plus célèbres, ceux de Guérilla Poubelle, "LE groupe punk-rock français".

Une tournée avec les Paddocks en octobre

En attendant, ils se languissent de leur première tournée en octobre prochain (pendant les vacances scolaires bien sûr). Tous les cinq accompagneront The Paddocks, des potes avec qui ils risquent de "bien s'amuser" aux quatre coins du Grand Ouest (Rennes, Segré, Chateaubriand, Nantes, Tours, Le Mans, Paris...). Une expérience sur laquelle ils comptent bien s'appuyer pour travailler leur premier EP, qu'ils espèrent sortir début 2015 : "A partir de là, on aura matière à démarcher, et à jouer dans de plus grosses salles ou festivals" résume Thomas, paré de son perfecto.

" De la pop-rock jouée comme des gros sacs"

De gauche à droite, Thomas (guitare), Manuel (chant) et Hugo (basse).
De gauche à droite, Thomas (guitare), Manuel (chant) et Hugo (basse).
Cette étape artistique ne doit pas pour autant en faire oublier une autre, tout aussi importante : "Le bac, puis les études supérieures... Ça risque d'être un gros dilemme, on y pense déjà. Ce n'est pas sûr du tout que l'on soit tous les cinq sur Angers".

Et si on parlait musique ? Leur arrangement pop-rock se pose sur un style et une énergie punk, qui prend toute son envergure sur scène. Thomas se délecte de sa trouvaille : "On fait en quelque sorte de la pop power". Définition : "C'est de la pop-rock jouée comme des gros sacs" lance Manu, le sourire aux lèvres.

Pop power au menu ce soir donc, avant le show Congopunq.

Un lieu, un groupe, un son...

Le groupe angevin ?
"Wank For Peace, ils tiennent une place importante dans le punk-rock français. Et ce sont des gars sympas".

Le lieu rêvé pour donner un concert dans le coin ?
" Faire une première partie au Chabada, ce serait déjà un rêve".

Le son que vous écoutez en boucle en ce moment ?
Manuel tient absolument à mettre Effeminé, de Philippe Katerine. Hugo choisit Big City Drum Bass of Death. Quant à Thomas, c’est le dernier album de Deez Nuts, Bout It.












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