"Ça chauffe" est plus que jamais Mûrs


Rédigé par - Angers, le Lundi 20 Février 2017 à 07:45


La 9e édition du festival de théâtre porté par les compagnies réunies au sein du S.A.A.S se tient à Mûrs-Erigné, du 20 au 26 février. Une nouvelle occasion pour ses spectateurs -petits ou grands- de s'éblouir, s'interroger sur le monde, les questions du temps. Bref, faire plancher les méninges.



"Vibralex", de la Compagnie Zig Zag.
"Vibralex", de la Compagnie Zig Zag.
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« Un spectacle vivant, fraternel, solidaire, diversifié, un théâtre à l’image de la société que l’on voudrait ». Les agitateurs du festival Ça chauffe se nourriraient-ils d'utopie ? Ou formulent-ils seulement chaque année le vœu de réenchanter le monde, le temps d'une semaine ? Samuel d'Aboville, porte-parole du S.A.A.S (pour Stuctures. Artistes. Associés. Solidaires) et administrateur de Spectabilis, l'une des compagnies du collectif est en tout cas persuadé que "c'est au cœur de l'hiver que fleurissent les espoirs".
 
Alors pour sa 9e édition, le bien nommé "théâtral festival", a décidé de faire vivre cet espoir au-delà des planches, s'ouvrant à la danse et à la musique. Toujours lové dans les murs du centre culturel Jean-Carmet, à Mûrs-Erigné (tous deux coorganisateurs de l'événement avec le S.A.A.S), ainsi que dans ceux de l'école de musique, "Ça chauffe" fait vivre de manière positive les mots trop souvent galvaudés en ces temps dépréciés de "valeurs" et "d'identité".

Mais quel est donc cet ADN qui a réuni plus de 3 000 spectateurs lors de l'édition 2016 ? Quel est le trait commun entre La Liste, du collectif Platok et Mon doux Ours, de la compagnie Oscar et Molière ; entre le théâtre de La Grange aux Arts (Anatomie et Palabres) et la performance chorégraphique de la Cie Hanoumat. L'éclectisme, aviseront certains. La transversalité, répondront d'autres.

Plus sûrement encore, c'est la curiosité et l'ouverture au monde en même temps qu'à l'intime qui transpirent de la vingtaine de propositions artistiques du festival. "Ça chauffe" évoque le deuil, le rire, la poésie, la musique, l'imaginaire, l'art, le monde de l'entreprise ou le burlesque. De grandes questions et de petits riens.

Sur le fond, tout et son contraire. Sur la forme, un festival solidaire. Avec un principe essentiel, celui de répartir de manière égale l’argent récolté : « Le but est de ne pas avoir de pertes mais il n’y a pas d’objectif de rentabilité excessive. Les bénéfices sont répartis entre tous, que ce soit les acteurs ou les techniciens », conclut Samuel d'Aboville. Quand l'utopie se mue en réalité... 

La programmation complète, c'est ici...

www.facebook.com/FestivaCaChauffe




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur








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