Camille Labriffe, nouvelles prescriptions

DOSSIER SANTÉ : SOIGNONS GROUPÉS # 4


Rédigé par - Angers, le 01/04/2017 - 07:45 / modifié le 31/03/2017 - 17:16


A 29 ans, Camille Labriffe a posé sa plaque de médecin généraliste à Ecouflant, il y a quelques semaines. Symbole d'un nouveau mode d'exercice de la profession, en même temps que de nouvelles aspirations.



Camille Labriffe a posé sa plaque de médecin, au mois de décembre dernier, à Ecouflant.
Camille Labriffe a posé sa plaque de médecin, au mois de décembre dernier, à Ecouflant.
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Elle a posé sa plaque le 1er décembre dernier. A 29 ans, quelques mois seulement après la fin de son internat et des ses études de médecine. C'est rapide, très rapide pour un jeune praticien. Si le parcours de Camille Labriffe, médecin généraliste dans le bourg d'Ecouflant, a ainsi quelque chose de singulier, il est aussi représentatif des attentes et aspirations de nombre de ses petits camarades de promo, et de celles à venir.

Déjà parce qu'elle est une femme. Et que la féminisation de la profession est une réalité, à Angers comme ailleurs, que ce soit au sein des effectifs étudiants ou des professionnels qui s'installent ou s'inscrivent au Conseil de l'Ordre.
Anecdotique ? Pas tant que cela. Car cette réalité en induit une autre : "Nous sommes beaucoup de femmes à avoir un enfant durant notre internat", explique Camille. "Et pour moi comme pour la grande majorité, nous recherchons un réel équilibre entre notre vie privée et notre vie professionnelle, une fois en exercice."

Pour la jeune praticienne, cela se traduit par "un gros mi-temps, pas de travail le mercredi, pas disponible avant 7 heures ou avant 19 heures", résume-t-elle dans un sourire. Bref, tout ce que proposait le médecin installé seul qui a pris sa retraite quelques mois avant l'arrivée de la jeune femme. "C'est un grand changement pour les patients, mais ils le comprennent très bien quand je leur explique que j'ai besoin d'être bien dans mes baskets de maman pour être une bonne médecin. Et l'essentiel, pour eux, c'est la permanence des soins".
"Nous recherchons un réel équilibre entre notre vie privée et notre vie professionnelle, une fois en exercice"

Camille Labriffe évoque ici l'une des raisons principales qu'il l'a conduite à s'installer dès la fin de l'année 2016 à Ecouflant. "J'ai une amie dentiste dans la commune qui m'a dit que les deux médecins installés en maison de santé recherchait un troisième médecin. Ils pratiquent une médecine d'équipe, sans clientélisme, avec beaucoup d'entraide. C'est cette mentalité qui me plaît. Je suis consciente qu'on y gagne en efficacité, en temps et en confort de vie. Je ne veux pas être isolée face à une situation complexe, et tous mes collègues aspirent à ça, au sein d'une maison de santé ou non."
 
Car ce qui fait la particularité d'Ecouflant, c'est qu'un projet de Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) se construit peu à peu, qui devrait être validé au mois de juin par l'Agence régionale de Santé. Pour rappel, une MSP ne désigne pas un lieu physique où sont réunis différents professionnels, mais un projet de santé reliant plusieurs professionnels à l'échelon d'une commune ou d'une collectivité. "Cette perspective a clairement pesé dans mon choix de m'installer", appuie Camille. La preuve ? A peine sa plaque posée, c'est elle qui a pris la présidence de l'association qui bûche sur le projet, réunissant 18 professionnels, des médecins aux infirmières, en passant par les kiné, psychologue, podologue, orthophoniste ou pharmacien. "Il y a une vraie ambiance locale", reprend Camille, qui détaille quelques axes de ce travail d'équipe déjà existant, mais qui va se structurer par le biais de la MSP : "la iatrogénie (les effets indésirables des médicaments, NDLR), le vieillissement de la population avec l'importance du maintien à domicile ou le parcours de grossesse."
 
Médecin généraliste par vocation -elle a effectué la moitié de son internat dans des cabinets de médecine générale- Camille a trouvé à Ecouflant le terrain idéal pour faire vivre sa devise : "Nous ne sommes pas spécialistes d'un organe, mais du patient..."




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