Campagne anti-VIH : ni homophobie, ni censure, se défend Christophe Béchu


Rédigé par - Angers, le 23/11/2016 - 18:41 / modifié le 24/11/2016 - 17:33


"Blessé" par la tournure polémique de l'affaire, le maire d'Angers a contesté point par point mercredi les critiques nées du retrait, à sa demande, d'affiches de prévention du VIH mettant en scène des homosexuels. Et relevé que le ministère de la Santé avait lui même émis des réserves sur la diffusion de cette campagne.



Christophe Béchu face aux nombreux micros venus capter ses explications mercredi après-midi.
Christophe Béchu face aux nombreux micros venus capter ses explications mercredi après-midi.
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Un exercice de communication de crise ? A tout le moins, une mise au point. Face à ce qu'il nomme "la lessiveuse médiatique", le sénateur-maire d'Angers Christophe Béchu a décidé de réunir la presse, mercredi après-midi, au 3e étage de la mairie, pour livrer ses explications et commentaires après la polémique née du retrait, à sa demande, d'affiches de prévention du VIH mettant en scène des homosexuels. 

Rappelons que cette polémique, relayée toute la journée de mardi dans la presse locale et nationale, est remontée jusqu'au Ministère de la Santé où Marisol Touraine a fait part de son intention de saisir la justice "après la censure de certains maires de la campagne de prévention du VIH". Sans doute pas un hasard si Christophe Béchu a d'entrée tenu à dissocier la position de sa municipalité. 

« Vous avez des maires qui ont pris un arrêté, ce qui est un acte de police pour dire « j’interdis », « j’autorise », « je décide »… Ce n’est absolument pas l’acte qui a été posé par la ville. Aucun arrêté municipal n’a été pris. J’ai fait un courrier simple demandant au gestionnaire du réseau de mobilier urbain (JC Decaux, Ndlr) de retirer des affiches, pas partout, à proximité des écoles de ma ville », a tenté de nuancer Christophe Béchu, entouré de plusieurs de ses adjoints dont Emmanuel Capus, Faten Sfaihi, Catherine Goxe et Jean-Marc Verchère. 

Et le maire d'Angers d'écarter toute intention de censure ou d'homophobie. « La décision que j’ai prise, elle ne vise en aucune manière à interdire une campagne de communication ou de quoi que ce soit, elle vise à restreindre à proximité des écoles la diffusion de ces messages sur le seul mobilier urbain », insiste-t-il, confirmant le caractère "inapproprié" à l'espace public, selon lui, de la campagne de prévention du VIH. 
​« A titre personnel, quand je vois ce type d’affiche, je ne trouve pas que le message de prévention saute aux yeux »

En octobre dernier, le site Yagg. avait révélé les réserves du Ministère de la Santé sur la diffusion dans l'espace public de la campagne de prévention (capture d'écran).
En octobre dernier, le site Yagg. avait révélé les réserves du Ministère de la Santé sur la diffusion dans l'espace public de la campagne de prévention (capture d'écran).
« A titre personnel, quand je vois ce type d’affiche, je ne trouve pas que le message de prévention saute aux yeux » glisse-t-il, précisant, coupures de presse à l’appui, que le Ministère de la Santé lui-même avait exprimé des réserves en octobre sur la campagne publicitaire. Après avoir envisagé de la limiter aux réseaux et médias LGBT, puis de la compléter par des affiches mettant en scènes des hétérosexuels, les pouvoirs publics l'avaient finalement validée. Et assumée.

Rétrospectivement, cette information justifie-t-elle pour autant les réserves angevines ? « Je ne demande pas, ni aux médias, ni aux Angevins de partager notre position, je leur demande de ne pas la caricaturer, poursuit Christophe Béchu, Ce qui est absolument insupportable, c’est le fait qu’à partir d’une décision, on présente la position de la Ville et de la municipalité comme homophobe et hostile aux campagnes de prévention du VIH. »  Regrette-t-il le retrait intégral des affiches par JC Decaux ? "Non, j'en prends acte. Ce que je regrette, c'est la décision initiale du Ministère de la santé", rétorque Christophe Béchu, en rappelant le travail de prévention municipale sur les conduites à risque mené par Les Noxambules, avec notamment le soutien de Aides.

"Le jeu politique dans ce qu'il a de plus désolant"
Désavoué indirectement par Alain Juppé mardi soir sur BFM TV - le maire de Bordeaux, que celui d'Angers soutient pour la primaire, a indiqué qu'il n'aurait pas pris la décision de retirer les affiches - Christophe Béchu doit assumer ses choix dans un contexte politique bien particulier. "François Fillon a dit à peu près la même chose, glisse t-il, Pour les finalistes de la primaire, entrer dans les nuances comme je le fais, c'est médiatiquement difficile. Et c'est ce qui me blesse, la difficulté à objectiver les choses." Sous entendu d'être assimilé de fait à un homophobe. Quant aux critiques politiques locales, venues notamment de toute sa gauche, le maire d'Angers les balaye d'un revers : "Quand on me dit que je serait otage d'une partie de ma majorité, ça me fait sourire (...). C'est le jeu politique dans ce qu'il a de plus désolant."




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1.Posté par Mouchonnet gerard le 24/11/2016 15:25 | Alerter
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Christophe Bechu a raison de protéger les enfants angevins de cette publicité provocatrice,c'est pour cette raison qu'il a été élu maire de notre ville.Manifester contre cette décision est un mauvais procès toujours fait par les mêmes personnes qui par leur intolérance sapent les fondements de notre société .

2.Posté par Michonnet de Louis le 28/11/2016 19:26 | Alerter
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Il a raison Bechu, protégeons les enfants de deux mecs habillés sur un poster , mais pas des 4 mètres par trois dans toute la ville où on a entendu personne. http://www.soonnight.com/paris/q/salon-erotisme-tours/photo-salon-erotisme-tours,0,2.htm

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