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Vendredi 19 Décembre 2014







Carrefour Saint-Serge : "Les négociations n'ont jamais été rompues"


Rédigé par - Le 08/10/2012 - 18:59 / modifié le 08/10/2012 - 23:26


Après le blocage de son hypermarché vendredi par des agriculteurs, Pascal Dève, le directeur du Carrefour Saint-Serge joue l'apaisement. Oui, il a perdu gros sur cette journée. Mais oui, explique-t-il aussi, il peut comprendre l'impatience des producteurs.



Carrefour Saint-Serge : "Les négociations n'ont jamais été rompues"
Quinze jours après son arrivée à la tête de l'hypermarché Carrefour Saint-Serge, Pascal Dève a pu juger vendredi du sens de l'accueil des agriculteurs de Maine-et-Loire. Insatisfaits de l'avancée des discussions sur les prix engagées par leurs syndicats avec la grande distribution, entre 100 et 150 adhérents de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ont bloqué les accès à l'enseigne durant toute une matinée.

Fumier, pneus, parpaings, caddies renversés... Les manifestants se sont donné les moyens de leurs objectifs, mettant les nerfs de la nouvelle direction de l'hypermarché à rude épreuve. "On a perdu 38% du chiffre d'affaires prévu ce jour-là », indique Pascal Dève, sans vouloir préciser le montant exact du préjudice en question. Il ne le souhaite pas, "de peur que l'on confonde chiffre d'affaires et recette".

Surtout, Pascal Dève ne souhaite pas attiser les choses. "Notre enseigne est consciente des difficultés que peuvent rencontrer les éleveurs, comparativement aux céréaliers par exemple. Mais les prix ne se discutent pas à mon niveau, excepté pour quelques rares produits locaux" souligne-t-il.

Concernant les critiques formulées sur l'absence de réaction de la grande distribution aux doléances des paysans, il écarte toute rupture de discussion. "Les négociations n'ont jamais été rompues. Deux hausses ont été validées pour le 1er octobre et le 1er novembre sur la viande de volaille. Pour le porc, nous nous alignons sur les prix du cadran (le marché du porc de Plérin). Pour le lait, nous nous référons aux prix négociés au sein de l'interprofession laitière" explique Pascal Dève.

Si les négociations ne sont pas rompues, pourquoi cette colère paysanne alors ? "Pour les agriculteurs, les prix n'évoluent pas assez vite. Ils demandent des hausses plus fortes, mais il ne faut pas oublier que le client est libre d'orienter ses choix et qu'on ne peut pas répercuter mécaniquement des augmentations en rayons sans risque" prolonge le patron de l'hypermarché angevin.

Entend-il récupérer par la voie judiciaire le manque à gagner et les préjudices liés à l'action de vendredi dernier ? Le sujet est "en cours de réflexion", nous a précisé Pascal Dève. Là encore, les décisions ne reposeraient pas sur ses seules épaules.




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur















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