Centrale 7, un puits de culture à Nyoiseau


Rédigé par - Angers, le Dimanche 20 Juillet 2014 à 11:29


Situé sur la friche industrielle des anciennes mines de fer de Nyoiseau, Centrale 7 regroupe depuis 2006 un collectif d’artistes qui œuvre au développement de l’art contemporain en milieu rural. Un vrai sacerdoce.



A Centrale 7, la comédienne et danseuse Carole Galisson répète une étonnante chorégraphie, en complicité avec une sculpture réalisée par une autre résidente des lieux, la céramiste Manon Perrier.
A Centrale 7, la comédienne et danseuse Carole Galisson répète une étonnante chorégraphie, en complicité avec une sculpture réalisée par une autre résidente des lieux, la céramiste Manon Perrier.
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D775. Il y a quelque chose de désuet, voire de surréaliste lorsque l’on quitte la 2x2 voies qui mène à Rennes, depuis Segré. Au loin, un grand chevalement occupe l’espace, point de repère centenaire à travers les arbres.

Les premiers panneaux Centrale 7 apparaissent, qui mènent jusque dans la rue Geneviève Verger. De part et d’autre de l’étroite chaussée, des maisons de plain-pied, toutes identiques, alignées comme à la parade : l’habitat « traditionnel » des mineurs. Bienvenue au Bois II, à cheval sur les communes de Nyoiseau et Noyant-la-Gravoyère. Quelques mètres encore et le chevalement apparaît.

A son chevet, un grand bâtiment industriel. C’est là que Centrale 7, un collectif d’artistes de tous horizons, a décidé, au milieu des années 2000, de porter la (bonne) parole de l’art contemporain en milieu rural, redonnant vie à un site devenu friche, laissé à l’abandon depuis le 31 juillet 1985. Une date précise et définitive, qui marque la fin de l’extraction du fer dans le Haut-Anjou.

Une friche devenue lieu de création

Anecdotique ? Loin de là. « Beaucoup d’artistes créent leurs œuvres en s’inspirant de ce passé », explique Laurène Thomas, coordinatrice de Centrale 7. « Ils ont envie de travailler à partir des lieux, in situ. » L’ancienne friche devenue lieu de création leur permet en tous cas de s’exprimer. Le corps de bâtiment, resté dans son jus –ponts roulants et rails d’époque sont toujours visibles- a été divisé en 15 ateliers, où sculpteurs, peintres, danseurs, paysagistes ou autres photographes laissent libre cours à leur inspiration.

Le paradis des artistes ? « C’est spacieux, et salir ne pose aucun problème », commente Laurène dans un sourire, « mais l’hiver, on souffre pas mal du froid et les fuites du toit deviennent problématiques… » Les relations avec la mairie de Nyoiseau, propriétaire des lieux, sont à l’aune de la température l’automne venu : (très) fraîches. « Centrale 7, ça n’est ni un squat, ni un lieu de sommeil, mais des ateliers où des artistes viennent travailler », tranche Laurène. Solidaires, investis et pour le moins manuels, ce sont eux qui maintiennent le bâtiment debout, créant de fait une relation forte entre art et patrimoine.

« La volonté de Centrale 7, c’est de faire du Bois II un établissement recevant du public, pour prolonger sur site l’ensemble des actions de médiation culturelle que nous menons sur le territoire », reprend Laurène.

De nombreuses actions en direction des publics

Soutenu par de nombreuses collectivités (le pays, la région, le département) pour la création artistique, sa diffusion et la sensibilisation du public au patrimoine et à l’art, le collectif, « au-delà des possibilités de visites du site et de ses deux expositions permanentes mène de nombreuses actions en direction des publics, notamment scolaire », complète Laurène.

Au fond du bâtiment la tronçonneuse de Nathalie Pitel, artiste résidente, qui récupère, travaille et façonne la tôle, sous toutes ses formes. A deux pas de là, la comédienne et danseuse Carole Galisson répète une étonnante chorégraphie, en complicité avec une sculpture réalisée par une autre résidente de Centrale 7, la céramiste Manon Perrier.
Comme un écho a son passé minier, il y a toujours, au Carreau de Bois II, plusieurs fers au feu…


A RETENIR

- Itinerart : Un parcours d’art contemporain dans le segréen présenté par Centrale 7. A voir notamment à Châtelais, « Les Veilleurs », création in situ sur le site de La Tour Ronde.

- Enfants d’Arts : 1re édition d’un parcours d’ouverture culturelle menée par Centrale 7 auprès de 5 établissements scolaires et spécialisés du Segréen, depuis le mois d’octobre 2013. Exposition collective visible jusqu’au 30 juillet à l’espace Saint-Exupéry de Segré.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur








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