Centre Jean Vilar : une vraie cohésion sociale et politique


Rédigé par - Angers, le 19/06/2011 - 09:49 / modifié le 19/06/2011 - 10:09


Inauguré hier au terme de deux années de travaux, le centre Jean Vilar d’Angers est un exemple de réussite en matière de cohésion sociale dans un quartier en pleine mutation, la Roseraie, mais aussi de collaboration efficace de l’Etat et des collectivités locales. Le centre Jean Vilar nouveau est né, il devient l’un des lieux de rassemblement et d’expression culturelle et citoyenne de la ville.



L'équipe de Jean Vilar devant l'ascenseur revisité dans le cadre du Fetival de street art Artaq
L'équipe de Jean Vilar devant l'ascenseur revisité dans le cadre du Fetival de street art Artaq
Au fil des mois, le quartier de la Roseraie, au sud-ouest d’Angers, offre une image plus agréable, plus accueillante. Ce quartier qui fut pendant des années un véritable ghetto abritant une population défavorisée, est entré depuis 1999 dans une phase de rénovation urbaine soutenue par l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine).

Mener une politique foncière volontariste et d’habitat volontariste c’est l’une des actions clé de la municipalité en place, comme aime à le rappeler le Maire Jean Claude ANTONINI : « Il s’agit pour nous de réunir la ville, c'est-à-dire réunir son évolution harmonieuse, en l’adaptant dans ses projets urbains ou ses services aux plus près des citoyens angevins ». Au-delà de ce discours politique, ces souhaits se concrétisent sur le terrain et les habitants apprécient un quartier de la Roseraie méconnaissable.

Le Centre socioculturel Jean Vilar situé au cœur de ce quartier, lequel fut pendant des années le lieu de répétition de plusieurs groupes musicaux angevins, dont les Thugs l’un des plus importants groupes de punk rock français des années 1990, a bénéficié lui aussi, à l’image du quartier de la Roseraie, d’une rénovation en profondeur.

Accueillant désormais la bibliothèque de la Roseraie, un espace de plus de 800 m2, et la ludothèque, l’espace a été complètement repensé pour permettre d’accueillir les activités souhaitées par les habitants du quartier. Les salles de spectacles ont également été revues et notamment sur le plan de l’acoustique. Plus spacieux, plus agréable, plus accueillant, le centre nouveau centre socioculturel Jean Vilar est désormais le point de rencontre des habitants de quartier qui vit désormais, et plutôt bien, la mixité au quotidien.

L'une de facade du nouveau centre Jean Vilar
L'une de facade du nouveau centre Jean Vilar
Mais le point fort de ce projet, c’est l’implication des occupants : animateurs, associations, usagers, dans la refonte totale de l’espace comme l’explique Christophe PASSEMARD, directeur depuis 4 ans du centre Jean Vilar. « Nous nous sommes impliqués au niveau du programme de construction afin de réfléchir ensemble sur ce que pourrait être un équipement permettant de développer du lien social et de valoriser les jeunes ». L’affaire a pris du temps et quelques réunions, avec le programmiste et ensuite avec l’architecte chargé du projet.

« Nous voulions que l’espace soit rénové, mais en prenant en compte son histoire. Il fallait, tout en modernisant, assurer la continuité avec le passé. Nous avons imaginé ce que pourrait être Jean Vilar dans 10 ans ». Résultat, l’espace organisé autour du hall d’accueil est plus clair, plus accueillant, plus lisible pour qui pénètre pour la première fois dans ce nouvel espace social et culturel.

« C’était un peu flou au départ, mais le programmiste nous a aidé à hiérarchiser les besoins. Ce qui nous importait avant tout c’était le coté humain et familial de l’espace », poursuit le directeur. « Le centre est resté ouvert pendant les travaux et nous avons expliqué ce que nous allions faire. Nous avons fait ce que nous connaissons bien, c'est-à-dire la médiation, en expliquant le coté positif des choses ».

Ce nouvel espace, véritable lieu de rencontre et de culture du quartier, dont le coût s’élève à 2.846 millions d’Euros aura nécessité les efforts conjugués de l’Etat et des collectivités, Région, Département, Agglo, Ville et même Union Européenne dans le cas des aides FEDER. Une collaboration assez rare dans ce genre de projet destiné à la seule ville d’Angers qui mérite tout de même qu’on la souligne. « Pour une fois, les élus se parlent et agissent », disait le Vice-président du Conseil Général, Christian GILLET

« Je voudrais faire taire certaine rumeurs qui disent que les élus pensent à leur égo avant de penser aux habitants », disait le Maire d’Angers. « J’ai conscience que nous pressurons les angevins. Lorsque nous augmentons les impôts locaux ce sont ceux des angevins que nous augmentons, je ne l’oublie jamais. Les décisions que nous prenons vont dans le sens de l’intérêt général et des angevins ». Ce nouvel établissement en est le plus bel exemple, quoi qu’on en pense.



Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















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