Christelle Chollet s'amuse avec justesse autour de Piaf


Rédigé par - Angers, le Vendredi 21 Mai 2010 à 21:21


Jeudi soir, Christelle Chollet a fait vibrer les murs du Grand Théâtre d’Angers, qui l'accueillait pour son One woman show « L’empiafée ». Une sacrée voix qui revisite le répertoire musical de la grande Edith Piaf de manière originale.



Christelle Chollet
Christelle Chollet
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A 20h10, arrivée par le fond de la salle, une drôle de dame monte sur scène, imperméable ciré et casque jaune poussin sur la tête. Elle se présente au pianiste : « C’est vous qui avez appelé pour SOS chanteuse ? ». Elle explique qu’elle vient en dépannage, mais qu’elle est plutôt dans le répertoire de la chanteuse Lorie, et en plus elle est pressée car elle doit ensuite « filer au bal des pompiers pour remplacer Dave ».

Cinq minutes plus tard, la voilà qui redescend de scène et quitte la salle, pour revenir quelques secondes plus tard, car quelqu’un lui a volé son scooter, et se mettre à parler de sa copine Marylou, des soirées Miss France entre copines, de sa pétition pour le retour du slow en discothèque et de son mec motard. Le prétexte est tout trouvé pour rester et entonner un premier morceau d’Edith Piaf : « L’homme à la moto », en version Cloclo.

Elle, c’est Christelle Chollet, ou plutôt le personnage qu’elle interprète pendant une heure trente non-stop. Quatre-vingt dix minutes de sketchs, entrecoupés de chansons du répertoire d’Edith Piaf, réinterprétées façon multi courant musicaux.

Le public participe au spectacle

Christelle Chollet
Christelle Chollet
En opposition avec sa tenue vestimentaire excentrique, le décor quant à lui est sobre : une chaise, un portemanteau et un piano devant lequel est assis Jean-Louis, le pianiste du spectacle.
L’espace est finement utilisé. Il déborde même de la scène, lorsque l’humoriste descend s’installer sur les genoux d’un spectateur du premier rang, avant d’enjamber le fauteuil pour aller tirer les cheveux d’un monsieur du deuxième rang et lui en faire une crête sur la tête.

L'humoriste prend son public à partie et en joue. Elle demande l’heure régulièrement à un monsieur ? Qu’à cela ne tienne, elle le surnomme Rolex. Et le public en redemande, autant qu’il reprend en chœur les classiques de la grande Edith Piaf, revisités avec différentes couleurs musicales. Ainsi, Non je ne regrette rien devient un blues, Milord est chanté version music hall, La foule se transforme en rap, rythmé par les frappement de mains cadencés du public, et Les trois cloches en un mélange de reggæ/rock festif, accompagné d’un musicien à la guitare électrique.

Moment touchant, lorsque la foule reprend doucement les paroles de La vie en rose, accompagnée par le pianiste, avant de partir dans une version très dynamique et enjouée. « Les arrangements musicaux sont vraiment bien faits. Le spectacle est très drôle, on a beaucoup rit », lancent Jacques et Mauricette de concert, après la représentation. « A la fois chanteuse et humoriste, elle interprète Piaf à sa façon, sans pour autant l’imiter. J’ai adoré et bien rigolé. En plus, elle fait participer le public, c’est une très bonne animatrice ! », conclut Alice.











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