Christine Pradel-Lien tisse sa toile au Japon


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le Dimanche 2 Octobre 2016 à 07:00


L’artiste licière angevine s’est envolée pour Yokohama au Japon. Elle y expose ses tapisseries, tissées sur les bords de Maine, du 3 au 9 octobre.



Christine Pradel-Lien a été subjugué à l'âge de 15 ans par le CHrist en Gloire de la cathédrale de Coventry, la plus grande tapisserie réalisée d'un seul tenant à l'époque.
Christine Pradel-Lien a été subjugué à l'âge de 15 ans par le CHrist en Gloire de la cathédrale de Coventry, la plus grande tapisserie réalisée d'un seul tenant à l'époque.
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L’atelier est un peu dépouillé : Christine Pradel-Lien a bouclé ses bagages pour le Japon où elle s’envole dans quelques jours. A Yokohama, « pas très loin du Mont Fuji ». Elle va y exposer du 3 au 9 octobre sur le thème de … l’Anjou. « Le galeriste qui m’invite adore l’Anjou », sourit-elle. Elle s’envole avec ses 18 « grandes et petites » oeuvres aux couleurs d’Angers : la fontaine du Jardin du Mail, un mur du Château, la place de la Laiterie…

Née sur les bords de Maine, Christine Pradel-Lien a beaucoup fréquenté, petite, la tapisserie de l’Apocalypse. « Forcément, ça influence », sourit-elle. A l’âge de quinze ans, elle est éblouie par le Christ en Gloire de la cathédrale de Coventry, en Angleterre : la tapisserie de Graham Sutherland était, lors de sa conception, la plus grande du monde tissée d’un seul tenant. « C’était imposant, éblouissant. J’ai dit à la copine avec qui je visitais la cathédrale que je voulais faire cela plus tard », se souvient Christine Pradel-Lien.

"Le Savonnier. Arbre Pluie d'Or", Christine Pradel-Lien (Copyright Albert)
"Le Savonnier. Arbre Pluie d'Or", Christine Pradel-Lien (Copyright Albert)
Lorsqu’elle rentre aux Beaux-Arts d’Angers au début des années 1970, elle apprend donc l’art de la tapisserie. A sa sortie, elle rejoint l’Atelier de tapisserie d’Angers avant de partir aux Etats-Unis avec son mari américain. Pendant 24 ans, l’artiste licière habite le Minnesota et alterne les expositions et son travail au Mineapolis Institute of Arts, dans le département textile. « Aux Etats-Unis, il y a beaucoup d’artistes liciers mais ils tissent davantage en haute lisse qu’en basse lisse ». Comprendre : Outre-Atlantique, on préfère tisser à la verticale tandis qu’en France, on privilégie l’horizontalité.
 
« Je suis presque une araignée 

« J’aime le fait de tisser des matériaux doux : la laine, le lin, le coton brillant. Et les fils métalliques ». Ces temps-ci, Christine Pradel-Lien aime quand ça brille. La preuve : le lumineux « Savonnier », tissé d’après l’arbre éponyme de la cour du Château d’Angers. « En Anglais, on l’appelle l’arbre de Pluie d’or ». 

Mais elle a une autre marotte qui illustre d’ailleurs l’affiche de son exposition japonaise : la mythologique Arachné, transformée en araignée après avoir battu Athena à un concours de tissage. « L’araignée est forcément le modèle des artistes liciers ». Pas n’importe laquelle. Christine Pradel-Lien a été fascinée lorsqu’elle a croisé une argiope sur son chemin, cette araignée jaune et noire au tissage délicat, proche de la broderie. « Je suis presque une araignée », sourit-elle. Une araignée très patiente. Il faut compter un mois pour tisser un mètre carré de tapisserie.

http://pradellientapestries.blogspot.fr









1.Posté par Allard-Meeus Béatrice le 04/11/2016 15:00 | Alerter
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Une très belle araignée , tisser sa toile , au " fil à fil "......Christine , tu es magnifique . Je regarde souvent en hiver le travail de tissage des araignées , et je les photographie . Douce journée , et félicitations .








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