Christophe Garcia : la danse angevine s’offre une Parenthèse


Rédigé par Sébastien ROCHARD - Angers, le Dimanche 29 Septembre 2013 à 12:22


Danseur de Maurice Béjart devenu chorégraphe à 20 ans, Christophe Garcia déménage la compagnie qu’il a créée à Marseille sur Angers. A la rencontre de tous les publics.



Christophe Garcia, ici dans la montée Saint-Maurice à Angers.
Christophe Garcia, ici dans la montée Saint-Maurice à Angers.
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Ces années de travail, le prestige d’une grande compagnie, un premier contrat de danseur puis, très vite, « l’impression de ne pas être à sa place sur scène, une profonde tristesse à faire ce que je faisais ». A 20 ans, alors qu’il vient d’intégrer le Béjart Ballet à Lausanne, Christophe Garcia raccroche les pointes et embrasse ce qui sonne comme une évidence à ses yeux : « Ce que j’aimais, c’est la créativité, l’étendue des possibilités qu’offre le métier de chorégraphe ». Près de 15 ans plus tard, l’artiste originaire d’Annecy revient avec une touchante simplicité sur ce début de parcours atypique.

Nous sommes à Angers, un samedi après-midi. La veille au soir, La Parenthèse, la compagnie créée et dirigée par Christophe, a offert « Un paso, s’il vous plaît » au public de l’Arena Loire de Trélazé. Une histoire de rencontres, comme celles qui ont jalonné le parcours du chorégraphe et ont fait de La Parenthèse une compagnie de danse angevine, depuis le début du mois. « J’aurais pu continuer les allers retours avec Marseille, mais il y a des tas de projets à développer ici. Dès mon arrivée, j’ai trouvé du répondant et de l’intelligence chez mes interlocuteurs. Je dirais que, par rapport à Marseille, ici, c’est fiable », résume-t-il.

Vivre "autre chose" au Québec

Le déménagement de La Parenthèse n’en reste pour le moins pas une mince affaire. « C’est 12 ans d’histoire à Marseille et des rapports privilégiés avec de nombreux partenaires institutionnels. On ne repart pas de zéro mais presque ». Pas de quoi impressionner ce trentenaire passionné, chorégraphe du réel plus que de la suggestion. Lorsqu’il débarque dans les Bouches-du-Rhône, après l’expérience Béjart, il s’adresse à la mairie et leur explique qu’il veut créer une compagnie de danse.

« On m’a un peu ri au nez puis répondu qu’il faudrait peut-être commencer par une asso, ce que j’ai fait, avec quelques danseurs. Nous étions des sortes de saltimbanques ». Bon an mal an, La Parenthèse voit le jour mais manque de se refermer en 2004, lorsque Christophe part vivre « autre chose » au Québec. « Elle a continué à exister grâce aux danseurs et notamment Arnaud Baldaquin ».

Devenue franco-québécoise, La Parenthèse « fait un bond en s’exportant. à Marseille, nous devenions exotiques », rigole Christophe. Les créations s’enchaînent – une dizaine à ce jour – liées à la renommée grandissante de cette toute jeune parenthèse. « Je suis arrivé à Angers pour des raisons personnelles et j’ai tout de suite rencontré des personnes intéressées par notre travail ».

Des collaborations naissent avec le Pays des Vallées d’Anjou, le Conseil général ou le Pays Saumurois. Le chorégraphe, qui a « sans doute fait de la danse pour faire du théâtre », redouble d’inspiration « autour des petites humanités ». Il rêve en grand « d’avoir du temps pour travailler, des danseurs affiliés à une compagnie permanente, de développer la danse dans la région. Rien n’est sûr, mais ici à Angers, j’ai le sentiment que tout est possible ».

Cyrano au balcon ?

« Un paso, s’il vous plaît », est le pendant chorégraphique des récits de vie d’Angevins nés avant 1935 et compilés par le Pays des Vallées d’Anjou. « C’est un travail de deux ans », explique Christophe Garcia qui s’est attaqué il y a quelques mois à un nouveau projet d’envergure autour de Cyrano de Bergerac.

« Le spectacle devrait être créé au printemps 2014 au château de Brézé ». Pour le moment, la Compagnie répète dans des locaux prêtés par le CNDC. Alors qu’il a une enveloppe financière destinée à soutenir les compagnies et les créations régionales, le CNDC a longtemps accusé une fin de non-recevoir au chorégraphe. « C’était anormal, mais depuis quelques mois, nous pouvons réellement en profiter », conclut le chorégraphe.












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