ChroniK'Ô Noir - #12 : "Il reste la poussière" de Sandrine Collette


Rédigé par Martine LEROY-RAMBAUD - Angers, le Samedi 4 Juin 2016 à 09:00


Chaque mois, la journaliste Martine Leroy-Rambaud vous présente son coup de cœur littéraire du moment, sous un angle bien particulier : celui du roman noir. ChroniK'Ô Noir, c'est un champ des possibles large, du thriller à la quête initiatique en passant par le polar ou le roman policier, qui prolonge le goût de son auteur, également collaboratrice du fanzine La Tête en Noir, pour le genre.



ChroniK'Ô Noir - #12 : "Il reste la poussière" de Sandrine Collette
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On connaît Sandrine Collette pour l'âpreté de ses personnages ("Des noeuds d'acier", en 2013) ou des lieux ("Les fourmis blanches" en 2015). Tous deux sortis en poche, ainsi qu' "Un vent de cendres" (2014). Le dernier paru chez Denoël, cette année, réunit des deux éléments. Dans un style toujours aussi corseté, "Il reste la poussière" raconte l'histoire d'une famille. On est en Patagonie, dans une de ces petites estancias qui élèvent, vaille que vaille, boeufs et moutons. Grignotées, jour après jour, par de grandes exploitations et des feed-lots. 

Là vivent une mère et ses quatre fils. Le père, parti. Disparu. Elle reste seule face au vent, aux aléas climatiques, aux incertitudes, aux autres hommes. Un contexte qui n'incite pas à la mansuétude. "J'aurais dû les noyer à la naissance, comme des chatons, après c'est trop tard, ils ont ouvert les yeux", dit-elle de ses fils. Ses fils aînés, des jumeaux, le benjamin Rafaël, souffre-douleur des deux premiers et Steban, quasi mutique peut-être d'avoir vu ce qu'il ne fallait pas. 

Sandrine Collette met le focus sur chacun des personnages mais c'est le parcours singulier de Rafaël que l'on suit de plus près. Avec cette question : comment préserver son humanité dans un monde hostile ? Une écriture forte, maîtrisée pour un thème qui ne l'est pas moins. Comme pour les livres précédents de Sandrine Collette, le style et l'intrigue s'intriquent et bouleversent.

"Il reste la poussière", Sandrine Collette, ed. Denoël - 19,90 euros



Vu à Saint-Malo


Etonnants Voyageurs, à Saint-Malo, début mai avait pour thème le Chaos du monde. Comment le dire ? Colum McCan, dans son dernier roman " 13 façons de voir le monde " opte, dans la plus longue de ses nouvelles, quasiment un roman court, pour la relation du dernier jour d'un vieil homme, victime d'une agression et suivi par l'oeil de treize caméras.  "Ce texte est une réflexion sur la surveillance, la vie, la mémoire. C'est aussi une sorte d'enquête ", indique Colum Mc Can. Il a lui-même victime d'une agression pendant l'écriture de ce texte.  "Cela a changé ma relation  non pas sur le scénario de cette histoire mais sur les autres textes du livre. Et aussi sur ce que je pense du pardon, de la vengeance, de la justice. A mon agresseur, je lui ai dit : " je te pardonne, mais je te t'excuse pas"".

13 façons de voir le monde, Colum McCan, Ed. Belfond - 20,50 euros


 













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