[Chronique] Le mot de l'actualité / Santé


Rédigé par François-Xavier HELBERT - Angers, le 08/01/2015 - 08:00 / modifié le 08/01/2015 - 01:55


Riche, dense et complexe, l'actualité est parfois insaisissable autant que difficile à décrypter. Lui redonner sens au travers d'un mot présent dans le débat public, c'est l'objectif que poursuit chaque mois cette chronique. Aujourd'hui, c'est aussi un mot de saison : "Santé".



[Chronique] Le mot de l'actualité / Santé
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Une étude démontre qu'en ce début d'année, la santé demeure la préoccupation principale des Français avant même l'accès à l'emploi ou le pouvoir d'achat. "Bonne santé" se souhaite-t-on mutuellement lors des voeux comme pour mieux apprivoiser un état sur lequel on ne peut que partiellement agir bien qu'il conditionne tout le reste de nos activités. 

Terme polysémique s'il en est, la santé se décline à toutes les sauces en ces lendemains de fête. A l'heure des diagnostics aux résultats incertains, comment se présente l'état de santé de notre société ? L'état de santé est un peu le tableau de bord des différents niveaux de notre être, qu'ils soient physique, psychologique ou social selon la définition que donne à la santé l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Et au-delà de ce triptyque c'est en fait tout notre environnement social, culturel, économique qui influe sur notre existence. Si le bonheur consiste en la sérénité retrouvée alors l'état de santé repose sur un équilibre qui réunit la satisfaction des besoins dans les sphères sociales, professionnelles et bien sûr personnelles.

Comment interpréter le mouvement social qui contamine les professionnels de santé, serait-on tenté de s'interroger ? Au moment où les écarts se creusent dans les conditions d'accès aux soins, contraignant nombre de personnes fragilisées à s'en priver faute de moyens, chacun peut entendre la nécessité d'une réorganisation du système. Si l'Etat n'a pas vocation à remplir toutes fonctions de soins, il doit néanmoins en garantir l'accès pour tout un chacun. Qu'ils soient privés ou publics, il emporte par tous les moyens de garantir l'accès de tous aux soins. C'est la priorité d'une politique nationale de santé.
 
"Il existe en réalité deux manières d'envisager la santé. L'une qui consiste à bien vivre avec soi-même en acceptant ses propres limites comme les contours de notre liberté. L'autre, un luxe fait d'artifice".

 Et de répondre à la question sociale par l'état de vitalité où se situe l'économie ? Au moment où le plus grand fantasme de l'être humain – l'immortalité – trouve un nouveau dessein dans la robotique qui prolonge petit à petit le pas de nos gestes quotidiens, la santé n'a jamais été autant plébiscitée. La recherche du bien-être est un marché lucratif.
 
Il existe en réalité deux manières d'envisager la santé. L'une qui consiste à bien vivre avec soi-même en acceptant ses propres limites comme les contours de notre liberté. L'autre, un luxe fait d'artifice. La première s'articule entre d'une part la réponse aux besoins essentiels et de l'autre la suffisante dignité. Alors que la seconde n'alimente qu'une illusion, la première ouvre la perspective d'un vivre mieux.
Parce qu'elle est vitale, la santé est le précieux de nos vies. Parce qu'elle est au coeur de nos besoins primaires (manger, dormir et vivre dignement) elle est au centre de nos préoccupations. Parce qu'elle est le résultat de notre hygiène de vie, la santé est la condition de notre bien-être sur lequel nous pouvons en partie agir.

Si la santé repose en effet sur des facteurs tant endogènes (capital génétique, maladies...) qu'exogènes (environnement, pollution...) elle se caractérise par un équilibre social. Et si, au-delà des rendez-vous électoraux, de ceux chez le médecin ou encore des entretiens professionnels, l'année 2015 inaugurait le rendez-vous avec soi-même ? A la vôtre.












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