Cinémas d'Afrique, clap d'ouverture ce mardi soir


Rédigé par Sébastien ROCHARD - Angers, le Mardi 26 Mai 2015 à 06:30


La 15e édition du Festival Cinémas d'Afrique s'ouvre ce mardi soir à Angers. Au programme jusqu'au 31 mai... 17 films en compétition, courts et longs métrages -principalement des documentaires-, des animations à destination de tous les publics, des festivités, un jardin dédié sur la place du Ralliement, et un nouvel écrin : la Place du Ralliement.



"Al Bayra, une vielle jeune fille" du marocain Mohamed Abderrahman Tazi est projeté en ouverture ce mardi soir.
"Al Bayra, une vielle jeune fille" du marocain Mohamed Abderrahman Tazi est projeté en ouverture ce mardi soir.
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(reprise réactualisée de notre article du 4 mai 2015 : "Angers s'offre une nouvelle tranche de Cinémas d'Afrique... et dynamique")

Des films exclusivement réalisés par des cinéastes africains, et qui parlent de leur continent : voilà la spécificité en même temps que la raison d'être du festival Cinémas d'Afrique, pionnier du genre en France. "Ce que nous présentons permet de rentrer de plain-pied dans les réalités et les cultures d'Afrique", avance Myriam de Montard, l'une des deux co-directrices de l'association Cinémas et cultures d'Afrique qui porte l'événement depuis 1992 (le festival avait été créé en 1987 par l'association Tohu Bohu)

Jusqu'au 31 mai prochain, Cinémas d'Afrique fête donc sa 15e édition -c'est une biennale- et s'offre pour l'occasion un nouveau cœur de festival : le Grand théâtre d'Angers. C'est là qu'ont lieu les réceptions des cinéastes ainsi que la grande majorité des projections organisées durant l'événement, Les 400 Coups accueillant également son lot de découvertes.

Côté compétition, la cuvée 2015 présente 17 films -8 longs-métrages et 9 courts- issus d'un travail de sélection de deux ans. Une sélection réalisée "à la source, grâce aux réseaux de plus en plus étendus de l'association, mais également lors des festivals de cinéma qui ont lieu sur le continent : l'un des plus importants et francophiles, le Fespaco, a eu lieu au mois de mars dernier, au Burkina Faso.

Que vont voir plus précisément les festivaliers angevins ? "Il y a une tendance très forte, depuis environ 5 éditions, qui se prolonge cette année : c'est celle du film documentaire", détaille Saïda Ragui, l'autre co-directrice de l'association. "L'apparition du numérique n'y est pas étrangère et c'est un genre qui se prête bien au continent."
Les films docu constituent donc la grande majorité de la sélection, notamment dans les "longs". 
"Il y a une tendance très forte, depuis environ 5 éditions, qui se prolonge cette année : c'est celle du film documentaire"

Sur la forme, encore, cette 15e édition est marquée par la présence de pays rarement représentés : "L'Ethiopie, ou encore le Ghana, pour deux courts métrages ; mais LE film rare est soudanais. Dans la sélection des longs-métrages, "Beats of the Antonov", de Kuka Hajooj, s'attache à montrer comment le musique et la culture constituent des éléments de résistance face à la répression menée par le gouvernement de Khartoum", expose Myriam de Montard.

Là, on en vient au fond et aux thématiques abordées par les 17 films en compétition. Ils s'attachent pour la plupart à décrypter, expliquer ou dénoncer les réalités du continent. Certains reviennent sur les révolutions dans le monde arabe -c'est le cas des deux courts métrages égyptiens "Crop" et "Janvier", sous des angles différents- d'autres sur les migrations qui font l'actualité dramatique de ces dernières années ("Les avalés du grand bleu", film togolais de Maxime Tchincoun).

"Ce sont des sujets graves et lourds", explique Myriam de Montard, mais ils expriment la réalité du continent et offrent parfois de très belle figures de femmes, comme l'algérien "10 949 femmes" ou le tunisien "Selma". "Et puis il y a aussi de l'imaginaire ou de l'humour", relèvent les co-directrices. Ce sera la cas de "Peau de colle" ou d"Al Bayra, la vieille jeune fille", projeté ce soir au 400 Coups et au Grand Théâtre pour l'ouverture.

Autre spécificité du festival, il y a un invité -souvent le réalisateur- pour chaque film présenté, avec une cérémonie d'accueil correspondant au pays africain dont il est question. Une marque de fabrique qui fait la (bonne) réputation du rendez-vous angevin dans le microcosme du cinéma africain, comme la composition des deux jurys qui octroient les récompenses : deux prix sont le fruit des votes du public qui a acheté le Passeport (et qui a donc vu tous les films), deux autres par des jeunes de 16 à 30 ans, sur la base du volontariat. Ils sont accompagnés par deux professionnels du cinéma et peuvent se faire connaître dès maintenant auprès des responsables du festival. Premiers arrivés... premiers servis !

www.cinemasdafrique.asso.fr

 

Bande-annonce originale d' "Al Bayra, la vieille jeune fille" (Maroc), présenté ce mardi soir en ouverture à 21h25 au Grand Théâtre et au 400 Coupes. A 20h,












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