Cinémas d’Afrique : la Guinée récompensée


Rédigé par yannick Sourisseau - Angers, le Dimanche 10 Mai 2009 à 16:38


Le Festival Cinémas d’Afrique qui s’achevait hier soir au Centre de Congrès d’Angers, a ouvert une grande fenêtre sur un pays dont l’œuvre cinématographique est peu ou pas connue en France. Les représentants de l’association Cinémas et Culture d’Afrique, organisatrice de ce festival, ont souligné la qualité des films présentés et ont émis le souhait de reconduire cet événement tous les ans.



Toute l'ambiance et les couleurs de l'Afrique sur la scène du Centre de Congrès d'Angers
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Après 5 jours de représentation au Cinéma Gaumont Variétés, à la salle Chemellier et au Centre de Congrès, le douzième Festival Cinémas d’Afrique s’est terminé en apothéose. « Ce festival ouvre une petite fenêtre sur la Culture africaine » disait Anne-Solen GRISLIN, présidente de l'association Cinémas et Culture d’Afrique, au public présent dans l’auditorium du Centre de Congrès pour la cérémonie de clôture. Visiblement, ce cinéma peu diffusé en France suscite un intérêt grandissant, d’année en année, et les organisateurs, même s’ils ne représentent qu’une petite goutte dans l’océan de l’Art Africain, peuvent s’en féliciter.

« J’espère qu’un jour votre festival sera annuel » disait a son tour le cinéaste Guinéen Kal TOURÉ, lequel venait d’empocher deux récompenses, celle du jury jeune et celle du public pour son film documentaire « Victimes de nos richesses ».

Ce film retrace le parcours et les difficultés d'africains ayant choisi de partir vers l’Europe et parfois de mourir en chemin. La parole donnée aux rescapés, lesquels témoignent de la violence avec laquelle ils sont accueillis, a ému les plus jeunes, invités sur scène pour remettre le prix. « On a vu une réalité pas facile à entendre (ou peut-être a voir …) » disait la représentante du Jury jeune. « Votre témoignage nous a beaucoup touché. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous avons retenu votre film ». « J’ai senti que les gens ont compris ce qui se passait dans le film » répondit alors le lauréat, lequel a apprécié avec beaucoup de modestie que l’on puisse enfin s’intéresser au cinéma africain.

Un autre film a retenu l’attention des jeunes : « Où vas-tu Moshé ? » du marocain Hassan BENJELLOUN. « Nous avons choisi ce film parce qu’il diffuse un message de paix et de fraternité. C’est un film d’espoir ».

Deux autres films ont été primés par le public : « Le poisson noyé » du Tunisien Malik AMARA, dans la catégorie courts métrages de fiction et « Il va pleuvoir sur Conakry » du guinéen Cheick Fantamady CAMARA, dans la série long métrage fiction.

Débutant par un spectacle de musique et de danses endiablées, la soirée de clôture s’est achevée par la présentation du film « Lieux saints » du Camerounais Jean Marie TENO. « Pourquoi le cinéma africain doit-il toujours prouver qu’il intéresse le public, ce qui n’est pas le cas du cinéma français ou américain ? » dit ce dernier en présentant son film, lequel retrace la vie quotidienne de deux figures d’un quartier populaire de Ouagadougou : Bouba qui tient un vidéo club et Jules César, joueur et fabricant de Djembé.

Avec 19 films en compétitions, d’animations aux couleurs de l’Afrique, de rencontre agréables et bon enfant, le 12ème festival Cinémas d’Afrique a offert une fois de plus « l'opportunité de s'immerger dans la culture africaine, et renforcer une amitié qui dépasse les clivages, les origines, les frontières, les différences » disait Silvia Camara-Tombini, adjointe à la citoyenneté et à la jeunesse à la Mairie d’Angers, partenaire principal du festival.











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