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Le Quai
Cirque(s) au Quai : un final hilarantPar Yannick Sourisseau - le 22 Février 2010 à 07:14
Voici deux clowns aux costumes peu commun - ils sont en slip kangourou extra large - qui ont fait passer un dimanche dans la joie et la bonne humeur à tous ceux qui les ont croisé sur la scène du Quai à Angers. Le festival Cirque(s) ne pouvait pas rêver de meilleur final.
Les Okidok sur la scène 400 au Quai
Le festival cirque(s), organisé ce week-end au théâtre le Quai, s’est achevé en apothéose avec deux vrais clowns, les Okidok, des comiques avec lesquels on aimerait passer une soirée entière. Sans presque mot dire, mais avec les mimiques et les gestes, ces deux là s’amusent autant sur scène qu’ils amusent le public qui vient les applaudir.
Les clowns, on aime ou on n’aime pas. Dans les cirques traditionnels ils sont souvent vêtus de vestes à carreaux avec des chaussures immenses et un nez rouge. Leurs blagues à deux sous ne font plus rire personnes, sauf les petits, très petits enfants qui viennent pour la première fois au cirque. Avec les Okidok et leur spectacle « Slips inside », le jeu des clowns a pris une autre dimension et fait rire les petits, comme les grands. En peignoir blanc et chaussure de lutte, un bonnet d’aviateur pour l’un et des lunettes trop grande pour l’autre, les deux comparses sont arrivés en silence. Mais leurs déplacements et leurs expressions en disait déjà long sur ce qui allait se dérouler sur la scène du théâtre 400 au Quai. On était parti pour une heure non stop de rire et de bonne humeur. Les Okidok, contrairement aux clowns classiques, ne font pas dans les jeux de mot, car ils ne parlent pas ou presque. Quelques onomatopées, des cris, des gestes, tout est fait pour se retrouver dans une situation qui engendre immédiatement l’hilarité de la salle. Pendant plus d’une heure, en peignoir d’abord, puis en slip kangourou grande taille, les deux artistes vont s’amuser de tout et de rien, enchainant pitreries et maladresses pour un public qui rit aux éclats. Même s’ils ont certainement un fil conducteur, ils sont à l’écoute du moindre bruit dans la salle ou de l’attitude d’un spectateur, adaptant le spectacle en fonction. Un bruit de porte et immédiatement ils simulent un spectateur qui sort fumer une cigarette. Un photographe et de suite ils prennent la pose devant l’objectif, enchainement les positions les plus improbables. Une maman qui emmène un enfant aux toilettes et ils miment un arrêt du spectacle en attendant son retour. C’est comme si rien n’était préparé à l’avance. Et dans la salle on s’amuse de ces comiques de situation qui se révèlent au passage acrobates, magiciens et même musiciens, comme tous les clowns. Pas facile d’avoir un slip, fussent-il celui de leur grand père, sur scène. Dans cette quasi- nudité, le duo joue avec son corps ou celui de son voisin. Comme dans tous les duos l’un joue le personnage bourru, imitant parfois l’orang-outang ou le sumo et l’autre plus timide, plus sensible, pousse de cris de vierge effarouchée. Mais c’est tellement amusant, espiègle, imprévisible, que l’on ne peut qu’en rire. D’autant que le trait est souvent forcé, rappelant la rue, la vie de tous les jours, avec toujours une grande poésie. En les regardant, on a toujours l’impression de reconnaître quelqu’un, un parent, un ami, un voisin. Et ça fait tellement de bien qu’en sortant on se sent tout ragaillardi, prêt à monter aux arbres et … tomber, comme eux. Merci les Okidok, avec vous nous avons passé une fabuleuse soirée et, comme dirait ma grand-mère : « le rire ça vaut un bon steak ». Alors ce soir je me couche sans manger. Yannick Sourisseau
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