"Class Enemy", entre les murs des générations (critique)


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Dimanche 19 Janvier 2014 à 18:55


Le succès de l'ouverture de la compétition, samedi soir, dans l'auditorium du Centre de congrès, a une nouvelle fois prouvé la fidélité du public angevin et sa curiosité. La salle est pleine pour un film slovène au sujet plombant - le suicide d'une jeune lycéenne et la "guerre" que se livrent dès lors un professeur d'allemand ultra-rigide et les camarades de la disparue.



Le réalisateur Slovène Rok Bicek
Le réalisateur Slovène Rok Bicek
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Pleine et aux anges à l'issue de la séance. En maîtrisant parfaitement son sujet et en lui offrant un écrin formel très travaillé, Rok Bicek évite les écueils qu'une interrogation sur les scissions entre génération ne manque pas de faire naître. Et notamment celui de la caricature de chacune d'elle : certes, le professeur est austère, inflexible, "sans cœur" et les lycéens mus par un louable sentiment de liberté et de justice. Mais comme le souligne le réalisateur, rien n'est si simple.

"Quand j'ai commencé à écrire cette histoire, qui s'inspire d'une expérience vécue, j'étais du côté du professeur. Mais j'ai tellement aimé les élèves ensuite, que je suis passé de leur côté. Pour au final, me retrouver au centre. D'un côté, il y a un professeur qui n'est pas un simple robot et qui porte un masque pour mieux se protéger et cacher un passé que l'on suppose douloureux ; de l'autre, il y a une jeune génération qui s'exprime, et, comme souvent, par la contestation voire la violence".

On ressort très ému par cette lutte en terrain d'apprentissage, hésitant, comme le souhaitait son auteur, entre la raison (il faut des règles) et la passion (la douleur est viscérale donc irraisonnée). Il fallait pour mener cette lutte à son terme sans temps mort une bande de comédiens solide. Rob Bicek les a trouvés au lycée (depuis, trois d'entre eux sont en écoles de de théâtre). Face à ces jeunes pleins d'énergie, l'expérimenté Igor Samobor, magistral dans le rôle de l'enseignant impassible (lui est un des comédiens les plus connus en Slovénie).

La Slovénie, que l'on connaît peu avouons-le, a le cinéma à l'image de sa taille. "C'est un petit pays donc avec un petit cinéma. On y produit quatre à six films par an et le budget moyen est de 4 à 6 millions d'euros. Mon film a coûté 380 000 €". Il est trop tôt pour dire si Class Enemy rapportera un petit quelque chose d'Angers, mais il mérite (cela ne coûte rien) toute notre admiration.


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