Claude Doublet : l’œil de Brissac-Quincé


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 19/12/2010 - 16:51 / modifié le 20/12/2010 - 10:50


A Brissac-Quincé, non loin d'Angers, entre Loire et Aubance, qui ne connaît pas Claude Doublet ? Correspondant local du journal Ouest France, il promène son carnet de notes et surtout son appareil photo, dans tous les événements et réunions de la région, afin de mémoriser quelques tranches de vie. Il expose ces grands moments à la galerie de l’Aubance jusqu’à la mi-janvier.



Claude Doublet : l’œil de Brissac-Quincé
Pour Claude Doublet, correspondant de presse au journal Ouest France de la région de Brissac, le reportage de rue et la représentation de vie quotidienne ne datent pas d’hier. « L’engouement pour la photographie m’est venu vers 14 ans. C’est mon père amoureux de photo et de cinéma qui m’a donné le virus », déclare le photographe, avouant qu’il développait ses photos avec du matériel de sa fabrication, dans la salle à manger de ses parents.

Né à Clichy en Hauts de Seine, Claude Doublet qui s’est installé à Brissac en 1974 avait pour modèle, et à toujours, des grands de la photographie comme Robert Doisneau et Willy Ronis, « des photographes humanistes qui m’ont inspiré, toutefois je ne leur arrive pas à la cheville ». Et pourtant dans la sélection exposée dans la galerie de l’Aubance à Brissac-Quincé, on reconnaît le même style, et s’il n’est pas l’œil du siècle, comme Henri Cartier-Bresson, il porte le même regard exercé, au travers de l’objectif de ses appareils photos, sur les éléments majeurs que nous connaissons tous et surtout les hommes qui ponctuent sa vie quotidienne. Des scènes de rue parisiennes, en passant par les battages en Anjou, les comédiens du Festival d’Anjou, le Tour de France de passage à Brissac, ou le mariage de Charles André de Brissac, on retrouve dans ses photos le même coup d’œil, le même cadre que celui de ses maitres.

« Claude Doublet est l’œil de Brissac qui arrête le temps », disait François Lelièvre, le président de l’Office de Tourisme Brissac-Loire Aubance, en recevant non pas le journaliste, mais bien l’artiste, passionné par les paysages mais aussi et surtout par l’homme dont il sait capter les moindres expressions.

Travaillant au Rolleiflex 6x6 et au Minox 24x36, des appareils argentiques de collection, Claude Doublet qui est passé au numérique pour les besoins de la presse, n’a jamais cédé aux sirènes informatique pour ses photos personnelles. Amoureux des beaux clichés, il préfère et de loin la photographie argentique. « La multiplication des appareils numériques a fait beaucoup de mal à la photographie, mais elle ne l’a pas encore tuée », déclare le photographe qui considère que malgré l’avancée technologique de la photo numérique, l’argentique n’est pas encore mort, même s’il éprouve de plus en plus de difficulté à trouver pellicules et produits chimiques.

L’exposition photographique de Claude Doublet dans laquelle certains brissacois (es) se reconnaitront, est associée à une seconde, celle des enfants de l’association Enjeu. Sous la conduite des animateurs, des enfants de 3 à 6 ans et 7 à 12 ans se sont exprimés autour d’une photographie de l’artiste photographe prise lors de la Rillaudée de 1976. Ils en ont ressorti quelques éléments pour les remettre en vie dans un autre contexte, en numérique cette fois.

L’exposition est visible jusqu’au 15 Janvier 2011 aux horaires d’ouverture de l’Office de Tourisme Brissac-Loire Aubance



Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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