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Coupe de France, Angers-SCO PSG : rien à perdre, un rêve à gagner !!


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Mardi 19 Avril 2011 à 19:28


Nous y sommes. ce soir c'est, le grand soir, celui de la fête d’abord, de tous les espoirs ensuite et pourquoi pas du rêve enfin. Voici le Paris Saint Germain, dernière station du métro angevin, avant Saint Denis Stade de France.



Angers-SCO comptera sur la vivacité de Sébastien RENOUARD, pour s'envoler vers le stade de France (*)
Angers-SCO comptera sur la vivacité de Sébastien RENOUARD, pour s'envoler vers le stade de France (*)
Les supporters égrainent le compte à rebours. Le combat pour la quête de dame coupe va commencer. A ma droite, tout de blanc vêtu, Angers-SCO, 14 combats sans défaite. Poids mi-lourd de la Ligue 2. Candidat pour monter dans la catégorie supérieure, mais risque de manquer de coffre.
Combattant bien en jambes et en confiance, qui aura la fougue de l’outsider, de celui qui n’a rien à perdre.

A ma gauche, le Paris Saint Germain, vainqueur de 3 coupes de la ligue, 8 coupes de France, dont il est le tenant du titre, deux fois champion de France, un des deux vainqueurs français d’une coupe d’Europe. Combattant bien en jambe également, après un coup de moins bien. Les parisiens restent sur deux victoires à Caen et surtout dimanche, à domicile contre Lyon. Grâce à ce succès les parisiens retrouvent un espoir de qualification en ligue des champions.

Faites vos jeux. Rien ne va plus…..pour le SCO, du moins sur le papier.

Car la coupe de France adore les surprises. Et même si Paris Saint Germain a beaucoup de réussite dans cette épreuve contre les équipes de rang inférieur, on n’oubliera pas, ça nous arrange, l’affront fait par Gueugnon (ligue 2) qui l’avait battu, au stade de France en finale de la coupe de la Ligue, en 2000.

De plus, l’ambiance dans le vestiaire parisien n’est pas un modèle de cohésion. NENE, le brésilien cristallise un certain nombre de jalousies par son hyper individualisme. Passait encore quand le gaucher parisien, par ses buts, portait l’équipe. Mais là, sa stérilité offensive, associée à son hyper médiatisation, fâche.

La semaine passée, nos confrères de France Football nous rapportaient ces tensions. Giuly : « Eh le brésilien, tu le passes ton ballon ? ». Ou encore ces deux contacts très durs sur le brésilien, qu’aucun de ses coéquipiers n’est venu voir sur le second, quand il peinait à se relever.

Les autres exemples du genre sont légion. Mais, dimanche, on a vu un tout autre visage. PSG a bousculé Lyon, au moins en première période, avant de marquer en seconde, dans son moment faible.

Quels enseignements en tirer. Pierre MENES, sur le plateau de Canal +, stigmatisait la dangerosité des attaques parisiennes en même temps que leur inefficacité. En clair, ça va vite, mais c’est maladroit.

Face à cette vitesse, Angers-SCO devra ne laisser aucun espace dans son dos aux ERDING, HOARAU, NENE ou autres GIULY (sans oublier le vif CHANTÔME).

Il faudra faire douter cette équipe parisienne. Car, si Angers-SCO peut gagner, Paris SG est, de son côté, capable de perdre son match, à lui tout seul...

On peut s’attendre à une équipe angevine prudente. Ce n’est pas à l’outsider de prendre les risques. Un match fait d’attentisme.

Le public angevin, un temps prêt à se battre pour obtenir le précieux sésame, donnant accès au stade, devra se monter à la hauteur de l’évènement, de la première à la dernière minute.

Nos joueurs sont face à l’Everest. Mais, même l’Everest a été conquis. Angers-SCO pourra compter sur ses cadres. Certains ont déjà connu ce genre d’évènement, et ont même gagné des coupes.
Nicolas GILLET, vainqueur en 99 et 2000, même s’il devait être remplaçant, saura parler au vestiaire.
Yves DEROFF, quant à lui, devra jouer les porte bonheur. Avec trois coupes de France (99, 2000, 2009) et une coupe de la Ligue (2005) gagnées, il est invaincu au stade de France, dont il connaît parfaitement le chemin.

A lui d’être notre GPS vers St Denis. A lui, qui, avec Guingamp (Ligue 2) l’an passé, a vaincu l’archi favori Rennes en finale, de montrer que tout est possible.Et, qui sait, Angers la blanche, Angers la tranquille, va peut être sortir de sa torpeur et mettre le feu au stade. Et, il le faudra, pour aller défier, le 14 mai prochain, Nice ou Lille, au Stade de France.

Messieurs, 44 ans après la seule finale jouée par votre club, c’est à vous d’écrire l’histoire du club, mais aussi la vôtre, pour notre plus grand bonheur.

Allez SCO.

(*) photo aimablement prêtée par Angers SCO