Court circuit 9 au Chabada : Pez moi !


Rédigé par Cyrille GUERIN - Angers, le 06/11/2013 - 13:38 / modifié le 06/11/2013 - 13:48


Jeudi dernier au Chabada, c'était la neuvième levée de Court-circuit, manifestation clubbing chapeautée par l'association So What ?! "Pour ceux qui aiment DJ Shadow, Amon Tobin et Flying Lotus" promettait quelque e.flyer. Touchante attention. Restait à savoir si l'affiche serait à la hauteur, capable de foudroyer les foules ? Réponse entre deux Pez.



Court circuit 9 au Chabada : Pez moi !
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Ce jeudi, une fois passé les portes du Chabada, on est d'emblée frappé. Certes, pas plus qu'en mai 2012 lorsqu'un adepte corrézien de Pépito et autres Granola est entré à l'Elysée, nous n'attendions le Grand soir. Et le Chabada n'est ni Bercy, encore moins le Stade de France. De même, le line up de la neuvième édition de Court-circuit n'enjoignait pas à la rave, au soulèvement. Mais nous fûmes surpris par la présence ici et là, sur le zinc, sur les tables de... bonbons Pez.

Nettement moins inoffensifs que la très trendy MDMA ou la plus roots Ecsta. Mais sans doute plus en phase avec une époque où même la fête est moins folle. Plus lisse, adoucie, aseptisée, édulcorée. Acidulée. Boboïsée. Que ce soit clair pourtant : on ne s'est pas ennuyé.

Les clubbers, assez timides au début, se sont même petit à petit dévergondés. Itou, nous maintenons que les esprits téméraires, découvreurs de nouveaux continents rythmiques, tels So what?!, nous exciteront toujours plus que la play-list de Didier Varod - l'ex-animateur du mythique Eléctron libre - qui à force de tout apprécier, et surtout n'importe quoi, a fini par oublier l'essentiel : oser des partis pris tranchés au risque parfois courageux de se mettre à dos une bonne partie des directeurs artistiques et des maisons de disques.

Jeudi soir, persistons et signons, mieux valait être à la soirée Court-Circuit que, seul chez soi, à se fader les mix guettablasters de FG. Ou, moins lol, Radio Courtoisie et les slams de Civitas.

Entroducing troublemakers

Tout commença sous les meilleurs auspices avec la jeune pousse angevine Wander. Un set plutôt wonder, en devenir et ultra prometteur et où, en véritable agent matrimonial érudit, le jeune DJ fit s'unir bribes warpiennes et stances DJ Shadow répondant ainsi au mot d'ordre de la soirée. Il y a de l'innocence, de la candeur chez Wander. Lui reste à s'émanciper de ses suscitées références, à les sublimer.

Ce qui fut chose faite en conclusion de sa prestation lorsque, sans crier gare, il infiltra un peu de house et de disco à la Modjo. Et puis, entendre du grésillement sur certains tracks, et même si c'est un procédé très en vogue depuis la réapparition du vinyle, est toujours pour des oreilles quadras un plaisir indiscutable.

S'agissant de Spectateur, autre localier, la réserve inhérente à son prédécesseur n'était franchement plus de mise. On avait l'impression, pour sa première scène, que le garçon jouait sa vie. Les yeux sans cesse rivés sur son ordi, il martèle sans pitié ses engins, opérant une véritable OPA sur ce qui s'est fait de mieux ces dernières années : Richard D. James aka Aphex Twin, du Troublemakers, du Leftfield et du... DJ Shadow.

Jubilatoire, Spectateur porte mal son blaze. Ce type est un acteur, un workhaolic échappé d'un chantier et dont le marteau piqueur ressemblerait à un assemblage de samples, de beats, de ponts et de breaks galvanisants. Jeudi, à défaut de mettre le feu au plancher, il a su éveiller des souvenirs d'adolescence.

Mais face à l'affiche, concédons-le, limite haute couture concoctée par So what?, on avait parfois le sentiment d'être salle Pleyel. Le dispositif est souvent le même. Un ou deux gus. Un ordi à la pomme croquée. Superpoze, invité lui aussi à cette neuvième levée de Court-circuit, n'a pas échappé à cette observation.

Celui qui était annoncé comme la révélation frenchy de 2013, a eu beau délivrer des compos bestiales irradiées par des turbines sauce Justice, incrusté des ponctuations frôlant l'héroîc fantasy, on se serait cru à un défilé de mode. Trop propre, trop sage. Pas prompt à faire se lever les bras et bloquer les lombaires pendant une semaine.

Nous sommes donc repartis les Pez en poche. En se demandant si un futur prétendant au coucours Lépine ne pourrait pas trouver un produit de substitution aux dits bonbons, moins nocif que la MDMA et moins dégueu que la Red Bull. Une molécule qui permettrait à nouveau d'ouvrir les synapses, dilater les sens, transcenceder les masses.



















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