D’Ampère à Renoir, 25 ans d'éducation à l'image à Angers


Rédigé par - Angers, le 18/12/2014 - 07:57 / modifié le 19/12/2014 - 10:28


En janvier 2015, le lycée Auguste et Jean Renoir à Angers fêtera déjà le quart de siècle de sa section ciné-audio. Alors que l’équipe pédagogique s’apprête à célébrer dignement cet anniversaire il semble intéressant de se pencher sur l’histoire de cet établissement qui propose deux options artistiques pour le bac : cinéma-audiovisuel et arts plastiques.



Les lycéens en action, sur le plateau cinéma du lycée Auguste et Jean Renoi (photo section ciné-audio)
Les lycéens en action, sur le plateau cinéma du lycée Auguste et Jean Renoi (photo section ciné-audio)
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Dans la famille Renoir, je demande le père, Auguste, l’un des plus célèbres peintres impressionnistes français. Puis Jean, son fils, réalisateur et scénariste français. Ces deux grands artistes ont donné leur nom à l’un des lycées d’Angers, situé dans le quartier Doutre – Saint Jacques – Nazareth, lequel prépare à deux options au Bac en série Littéraire (L) : les Arts Plastiques et Cinéma Audiovisuel. Un nom qui n’a donc pas été choisi par hasard.
 
Lancé officiellement en 1990, après deux années de difficultés, le lycée Auguste et Jean Renoir, est installé sur son site actuel depuis 1987, au bout de l’impasse Ampère, dans les « jardins de Californie » un espace horticole exploité en grande partie par des ouvriers des usines Bessonneau (établissement de filatures, corderies et tissages d'Angers). A l’origine cet établissement était l’annexe de l’une des plus importantes « boites à Bac » d’Angers, le lycée David d’Angers, un établissement de centre-ville réservé aux garçons, dont la construction remonte à 1806. Un second établissement, réservé aux jeunes filles s’installera dans l’ancienne abbaye Saint Serge, en 1946, devenu par la suite le lycée Joachim du Bellay, du nom du poète angevin.
 
« Le souci du proviseur de l’époque c’était de trouver une identité forte à ce nouveau lycée »

Construit en 1959, l’établissement composé de deux grandes barres parallèles, était occupée par un collège, un internat, un centre de documentation et la cantine. Le 1er janvier 1971, le Collège Californie, installé alors dans le bâtiment qui accueille aujourd’hui le lycée, acquiert son autonomie pédagogique. Afin de répondre à la demande croissante d’entrées en seconde, un cinquième lycée voit le jour à Angers, en 1987, après David d’Angers et Joachim du Bellay en centre-ville, Chevrollier (1960) à l’ouest et Henri Bergson (1981) au nord. Ce nouvel établissement qui s’installe à la place du collège, celui-ci migrant vers son jumeau vidé de son internat, portera provisoirement le nom de l’impasse qui lui sert d’accès : « Ampère ».
 
« Le souci du proviseur de l’époque, Gérard Fleury, c’était de trouver une identité forte à ce nouveau lycée, les familles ayant déjà pris l’habitude d’envoyer leur enfants au lycée Bergson, situé non loin de là », se souvient Louis Matthieu, un enseignant arrivé de Saint Dizier (Haute Marne) en 1988. Sous l’impulsion de Claude Dufetel, professeur de Russe et Philippe Gicquel, professeur de français, le rectorat autorise l’établissement à proposer deux options au Bac : les arts plastiques et le cinéma.

Seul problème, pour le cinéma un accord de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) et du CNC (Centre national du Cinéma), était nécessaire, « ces deux structures ne donnant leur autorisation que si un partenariat est établi localement », rappelle Louis Matthieu. « Un partenariat était alors possible avec le cinéma d’arts et d’essai, « Les 400 Coups » et l’association « Cinéma Parlant », mais Chevrollier avait déjà un atelier cinéma, un partenariat était établi avec ces structures et des habitudes étaient prises ». L’option démarre tant bien que mal, mais sans accord local, elle ferme l’année suivante.
 
« Je suis toujours fier quand je vois les noms d’anciens élèves au générique de films prestigieux »

« A Saint Dizier, je travaillais sur une option théâtre. Gérard Fleury me demande alors de relancer l’option cinéma », poursuit Louis Matthieu qui, médiateur né, réussira à établir des relations apaisées avec les 400 Coups.  Tout en conservant l’atelier de Chevrollier, « qui fonctionne toujours », l’option cinéma redémarre au lycée Ampère. Sur cette dynamique, le lycée est alors nommé « Auguste  (pour les Arts Plastiques) et Jean (pour le ciné-audio) Renoir, en 1990.
 
C’est de début d’une grande aventure, dont Louis Matthieu et Claude Dufetel, les deux piliers, tous les deux à la retraite, se souviennent dans les moindres détails.  « C’est devenu au fil du temps un établissement ouvert sur l’extérieur qui a établi des partenariats durables avec les festivals d’Angers (Premiers Plans et Cinéma d’Afrique). Et je suis toujours fier quand je vois les noms d’anciens élèves au générique de films prestigieux », s’enorgueillit l’ancien éducateur, aujourd’hui président de Cinéma parlant et membre de l’association du Festival Premiers Plans et qui revient dans son lycée pour des interventions ponctuelles.  Sous son impulsion, les lycéens publient des critiques de film sur Angers Mag. Depuis cette année un blog intitulé Renoir fait son cinéma, leur est entièrement dédié. La collaboration se poursuivra pendant le festival Premiers Plans.
 
La rénovation du lycée, en 1998, avec la construction d’un plateau de cinéma, un amphi, des unités de montage et des salles spécialisées, doperont l’option. « C’est la plus grande installation ciné-audio de tous le lycées des Pays de Loire », ajoute Louis Matthieu. Dans les faits, un autre lycée possède un équipement supérieur, Léonard de Vinci à Montaigu (Vendée). « Mais ce dernier prépare des BTS et certains de nos élèves continuent leur études dans cet établissement »
 
Sur 40 élèves qui choisissent cette option, 10 continuent dans la filière, « plus souvent vers le technique que la réalisation », souligne Louis Matthieu, « mais 5 ont quand même réussit le concours de la Fémis ».
 
Vendredi 19 décembre, dernier jour avant les vacances de Noël, le lycée se souviendra de cette histoire, avec une  journée entière réservée à l'anniversaire de la section cinéma - audiovisuel, « le même jour que la fête du court-métrage », précise Anne Loiseau, l'enseignante qui encadre désormais cette option, avec d'autres éducateurs .
 




Yannick Sourisseau
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