D’égal à égales : combattre le sexisme jusque dans les jeux vidéos


Rédigé par - Angers, le 01/02/2015 - 14:36 / modifié le 02/02/2015 - 07:29


Constitué il y a quatre ans, le collectif angevin « d’égal à égales », qui a fait de l’égalité femmes-hommes son cheval de bataille, organisait samedi à Angers son rendez-vous annuel afin de donner écho à ses idées et ses préoccupations. Jeux, conférences, débats, ateliers étaient au programme de cette journée militante.



Quelques organisatrices et organisateurs de la journée d'égal à égales, autour de Gaëlle Thébaud
Quelques organisatrices et organisateurs de la journée d'égal à égales, autour de Gaëlle Thébaud
la rédaction vous conseille
Nous voulons l’égalité femmes-hommes partout, tout le temps » clame depuis quatre années le collectif angevin d’associations -féministes mais pas seulement - qui organisait ce samedi une journée ayant pour thème principal : « Genre et culture populaire » dans les salons Curnonsky à Angers.
 
« La société a évolué et si dans la catégorie des 25-49 ans, on constate un taux d'activité à l’équilibre entre les hommes et les femmes, il reste encore beaucoup à faire en matière de discrimination », explique Gaëlle Thébaud, coordinatrice du collectif « d’égal à égales ». 

Pour cette dernière comme pour tous les responsables qui l’entourent, il reste encore à lever les habitudes ancrées dans la culture populaire, théorie du genre pour les traditionalistes. « Parler de genre, c’est parler des différences et des hiérarchies entre les hommes et les femmes que la société a construit et qui n’ont aucun fondement naturel », expliquait Gaëlle Thébaud . « Et c’est justement parce qu’on peut déconstruire cette hiérarchie arbitraire que certains courants rétrogrades agitent l’épouvantail de la théorie du genre, laquelle mettrait en péril, selon eux, la famille, l’école et même la civilisation ».
 
Cette journée à laquelle participaient la chercheuse Anne-Charlotte Husson (voir), la gameuse Mar-Lard (voir) et le cinéphile Marguerin Le Louvier, bloggeurs traitant du genre et du sexisme, avait donc pour objectif  de « dédiaboliser » cette théorie et montrer jusqu’où pouvait se cacher le sexisme.  « Jusque dans la musique rap,  les jeux vidéo et même internet », s’insurge Gaëlle Thébaud. « De nombreux clips de rap, ou de jeux montrent des femmes en situation d’infériorité, dévêtues, rampant au pied d’hommes dominants. Ces médias véhiculent une image dégradante de la femme, notamment auprès des plus jeunes qui n’hésitent pas à les insulter, en les traitant couramment de « sale pute » sur les forums, réseaux sociaux et autres commentaires ». Insoutenable pour les membres du collectif.
 
« Nous sommes plutôt de gauche et nous louons les locaux » (Gaëlle Thébaud)

Pour la douzaine d’associations, syndicats et partis politiques présentes, il s’agissait de démontrer que les luttes pour l’égalité et contre les discriminations sexuelles restent plus que jamais d’actualité. Depuis la loi Taubira sur le mariage homosexuel, estiment-elles, la société et l’école ont subi de la part de certains mouvements traditionalistes des attaques sans précédent : critique sur l’enseignement de l’égalité sexuelle, manifestations « anti-genre », boycott de films, attaques contre des œuvres d’art… « Ces manifestations haineuses et rétrogrades sont dangereuses pour l’égalité et l’émancipation de tous et notamment pour les plus jeunes »,  soulignaient les organisateurs.
 
Tout au long de la journée, plusieurs centaines de militants ont défilé dans les salons angevins, pour apporter leur soutien ou s’informer sur les actions qu’elles mènent.  Même si le sujet était sensible, aucun incident n’a été à déplorer. « Quelques jeunes d’extrême-droite ont tenté de perturber la conférence-débat de l’après-midi, mais ils étaient peu nombreux et n’ont pas été pris au sérieux ».
 
Mais ces derniers ont été, comme  à leur habitude, plus virulents sur les réseaux sociaux accusant même la mairie de financer l’organisation de la journée. « Nous sommes plutôt de gauche et nous louons les locaux », expliquait Gaëlle Thébaud. « D’ailleurs aucun élu de la majorité en place n’est venu nous voir, preuve qu’ils ne nous soutiennent pas. Mais cela ne nous empêche pas de poursuivre nos actions ».
 
La journée s’est terminée par une soirée jeux sur le thème  « chanson populaire et féminisme ».




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur








Angers Mag















Angers Mag : Le SCO passe à l’orange: Tenus en échec à Jean Bouin samedi par la lanterne rouge du... https://t.co/QADPR1iLiN https://t.co/YP52GPOoB9
Dimanche 4 Décembre - 13:50
Angers Mag : #Angers En panne d'idée de cadeaux ? @Revue_BDM #carnetsdevoyage #publicité https://t.co/VsebE5LDp8
Samedi 3 Décembre - 18:56
Angers Mag : RT @IncroyableSCO: Angers SCO à la pêche aux points face aux Merlus du @FCLorient ce soir (20h) à Jean-Bouin ! #SCOFCL #VibrezSCO https://t…
Samedi 3 Décembre - 12:56
Angers Mag : ChroniK'Ô Noir - #18 : "Plateau", de Franck Bouysse: Chaque mois, la journaliste Martine... https://t.co/V0soKdy4ie https://t.co/07YeiZrSfq
Samedi 3 Décembre - 09:00


cookieassistant.com