Dans les pas de Daria : Bye Jay Robbins

DARIA, WINTER TOUR - JOURS X et XI


Rédigé par Daria - Angers, le Vendredi 19 Février 2016 à 14:00


Il y a un an, nous suivions quasiment en live l'enregistrement du nouvel album du groupe Daria, depuis Baltimore (USA). Désormais dans les bacs, "Impossible Colours" prend corps sur scène, au gré d'une mini-tournée d'hiver qui a mené le groupe angevin, accompagné de l'un des papes de l'indie rock, Jay Robbins, jusqu'au Chabada, puis en Angleterre et en Allemagne. Et c'est avec un plaisir non feint que l'on reprend la route avec eux...



"Le lieu est super. Une cave interdite dans le cœur de Berlin."
"Le lieu est super. Une cave interdite dans le cœur de Berlin."
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JOUR 10

Perchés sur les toits de Braunschweig, on regarde la ville et on se dit « demain on est à Berlin ».
Dans le camion on retrouve une nouvelle personne : Frédéric le co-directeur de notre label est là avec nous dans le van pour nous accompagner jusqu’à Berlin.

On y parle de ce que l’on va trouver dans cette ville mythique en mangeant des slices de gingembre pur que Paul nous prépare.

La première chose que l’on trouve : la neige !

Dès notre arrivée il se met à tomber une neige drue. Il fait froid. Après qu’une habitante nous ai fait remarquer que jamais un club n’ouvrait avant 18h on s’installe dans un bar pour partager une bière. Le compte à rebours commence : dans quelques heures Jay s’envolera pour les Etats-Unis.

La deuxième chose : un putain de club.

On a spéculé des heures et des heures sur ce qui nous attendait. On a tout passé en revue : squat lesbien, dépotoir punk, repaire pour héroïnomanes, cave fumoir, … tous les clichés y sont passés. Le lieu est super. Une cave interdite dans le cœur de Berlin. Gary et Éric nous accueillent avec calme et attention. On stock notre backline dans un ancien élévateur et on attend le concert en mangeant une soupe incroyable à base de gingembre.

La troisième chose : un public.

1346 kilomètres séparent Angers de Berlin. Dans la salle, il y a 60 personnes qui sont toutes venues pour le concert. On a beau être loin de chez nous, il y a de l’attente pour ce concert. Jay exécute un concert magnifique. On sent que le départ est proche, tout le monde est très touché. Quand Daria monte sur scène on y est : avec Jay, c’est notre dernier concert. ROCK ON. C’est un concert qui prend, voilà. Les lumières, le son, le public, le groupe, Jay, … Un grand moment. On a un mot de la plupart des gens qui sont venus. Merci.

Quatrième chose : un au revoir.

Le temps de traiter quelques points avec le label, on se replie et on prend la route de l’aéroport de Berlin. Dans le camion, on joue l’indifférence. Pas la peine de revenir sur cette semaine qui vient de passer, on n’en a pas le temps. Il y a un an, après l’enregistrement à Baltimore, c’est Jay qui nous avait déposé à l’aéroport. Ce soir c’est nous. Jay déteste les au revoir. Ca va aller très vite : « vous ne imaginez pas le cadeau que vous avez fait à moi » « bye ».

Cinquième chose : ton duvet.

On split le groupe en deux. Une partie en RDA, une partie en RFA. Ceux de la RFA, sont accueillis dans une collocation de 5 bonhommes. Ceux de la RDA sont accueillis dans un ancien bâtiment de la Stasi, au dessus du local anti-fasciste et devant un accueil pour réfugiés. Berlin reste Berlin. La journée se termine dans notre duvet comme tous les soirs.

Good Bye Berlin. See you Jay.

"Pour rendre hommage aux 70 000 victimes de 15 jours de combat dans Berlin, l’armée rouge a érigé une statue de 15 mètres de haut. En face de ce monument, avec une telle architecture, on reste littéralement bouche bée."
"Pour rendre hommage aux 70 000 victimes de 15 jours de combat dans Berlin, l’armée rouge a érigé une statue de 15 mètres de haut. En face de ce monument, avec une telle architecture, on reste littéralement bouche bée."
JOUR 11

Day Off. Traduction : Jour de congé.

Le day off de deux choses l’une : soit tu l’attends, soit tu le subis ;
Dans notre cas, au final, on le remercie.

On se réveille chacun dans nos appartements respectifs et on se rejoint au pied de l’ancienne bâtisse de la stasi. La première urgence c’est la faim. Tout le monde s’est couché sur une envie de manger sans trouver son bonheur. À table, une fois les premières bouchées avalées, le premier sujet c’est Jay Robbins. Il est en vol à l’heure ou on parle ; nous on se compte régulièrement en pensant qu’il nous manque quelqu’un.

La dernière note laissée à notre attention par Jay c’est : « vous devriez aller visiter le cimetière de l’armée rouge à Berlin, je suis bien arrivé à Paris, Burn the Fire ». Aucune idée de ce à quoi sa ressemble mais ouais on va faire ça, ça sonne bien.

Put***. Faut faire abstraction de l’histoire et du jugement que l’on peut lui porter mais pour rendre hommage aux 70 000 victimes de 15 jours de combat dans Berlin, l’armée rouge a érigé une statue de 15 mètres de haut représentant un soldat soviétique portant un enfant et un glaive juché sur une croix gammée détruite. En face de ce monument, avec une telle architecture, on reste littéralement bouche bée.

Il y a dans ce parc une certaine idée de la grandeur et de la mise en scène.

On reste encore quelques minutes devant l’installation avant de reprendre la route direction le magasin de vêtement « Humana ». Un shop de vêtement seconde main sur 4 étage ou l’on peut trouver toute sortes de fripes. Une veste plus tard on saute dans un tramway et on se stoppe devant un vrai photomaton argentique d’époque. Résultat ci-joint.

Ce soir on dort chez un ami du label, Martin Fisher. En bas de chez lui il y a un petit restaurant et un bar « le Syndikat ». Ca fera très bien l’affaire pour nous. On commande 2 tournées de bières et c’est parti.

On cause beaucoup un soir de Day Off et au final on le remercie ce jour de congé d’être arrivé là. On parle de Jay, on se dit que c’était incroyable, on fait des plans, on reprend une bière, on mange une wurst, on goute un burger, on discute rythme de batterie, rythme de vie, on reprend une bière, on goute un rhum et le jour de congé devient un jour de sortie.

Le reste de nos discussions n’a pas sa place dans un report sauf à le dire en Allemand.

Le plus important dans un Day Off, c’est la nuit.

Cet article est une reprise de celui publié sur le site du groupe, ici           
Pour retrouver le début de la série, et le studio report de l'enregistrement à Baltimore, début 2015, c'est   !












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