« David d’Angers et l’Allemagne » s’expose au musée des Beaux-Arts


Rédigé par Isabelle GAUDINO - Angers, le Mercredi 17 Mai 2017 à 07:45


Inaugurée le 11mai dernier, l’exposition « Le chemin du romantisme… David d’Angers et l’Allemagne » illustre la fascination exercée par l’Allemagne sur le sculpteur angevin. Elle visible jusqu'à la mi-septembre au musée des Beaux-Arts d'Angers.



Le buste de Johann Wolfgang von Goethe, par David d'Angers, ainsi que "Paysage de montagne près de Teplitz, du peintre Caspar David Friedrich, figurent parmi les œuvres proposées a sein de l'exposition "Le chemin du romantisme... David d'Angers et l'Allemagne.
Le buste de Johann Wolfgang von Goethe, par David d'Angers, ainsi que "Paysage de montagne près de Teplitz, du peintre Caspar David Friedrich, figurent parmi les œuvres proposées a sein de l'exposition "Le chemin du romantisme... David d'Angers et l'Allemagne.
la rédaction vous conseille
David d’Angers (1788-1856) a réalisé deux grands voyages en Allemagne. Le premier, en 1829, lui a permis de faire la connaissance à Weimar du célèbre poète Johann Wolfgang von Goethe, qui attirait à l’époque toute l’Europe éclairée, désireuse de l’approcher.  Le sculpteur réalisa à cette occasion, après quelques séances de pose, le fameux buste colossal de Goethe, une des pièces maîtresses de la galerie David d’Angers.
 
Lors de son second voyage jusqu’à Dresde en 1834, le sculpteur tissa de nombreux liens  avec des artistes, écrivains et savants allemands, dont il réalisa souvent le portrait. Il rencontra  en particulier le maître de la peinture romantique allemande du 19e siècle, Caspar David Friedrich, « le seul peintre qui ait eu jusqu’alors le pouvoir de remuer toutes les facultés de mon âme ».
Il se rapprocha aussi du sculpteur Christian Friedrich Tieck et de Carl Gustav Carus, peintre, médecin et philosophe, dont il resta proche jusqu’à la fin de sa vie. Ces deux déplacements sont  amplement détaillés dans l’exposition.
 
L’histoire des relations franco-allemandes au 19e siècle est émaillée de conflits entre les deux pays : les guerres napoléoniennes au début du siècle et la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Cependant vers 1830, une multitude de villes allemandes deviennent des pôles politiques, littéraires, musicaux, artistiques et universitaires réputés, attirant des curieux parmi lesquels David d’Angers qui multiplie les destinations lors de ses voyages outre-Rhin.
 
Alimentée par les fonds du musée des Beaux-arts, de la galerie David d’Angers et de la bibliothèque municipale,  agrémentée par des prêts de pièces du musée du Louvre et de la fondation Custodia de Paris, l’exposition propose au visiteur un ensemble de sculptures, bustes, lettres, dessins, carnets, peintures et médaillons qui dévoilent l’empreinte du romantisme allemand dans l’œuvre de David d’Angers.
 
Jusqu’au 17 septembre 2017, au musée des Beaux-arts. Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Tarifs : 5€ / 4€












Angers Mag