De Thyssen à CBI, de bonnes raisons de manifester selon la CGT


Rédigé par - Angers, le 28/01/2015 - 07:15 / modifié le 13/03/2015 - 10:12


Plusieurs centaines de salariés de Thyssen et de CBI (ex-Bosch) se sont mobilisés mardi matin dans la zone industrielle de Saint-Barthélémy-d'Anjou pour dénoncer les menaces qui pèsent sur leurs emplois. Et fustiger, avec la CGT, une même logique à l’œuvre selon eux : celle d'un capitalisme financier qui leur tourne le dos.



"Non au PSE" proclame encore la banderole géante promenée mardi par les salariés de Thyssen.
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Ce n'est pas un scoop. Bien que fragilisé, le secteur de la métallurgie reste en Maine-et-Loire et particulièrement sur le bassin d'emploi d'Angers, un bastion de la CGT. Aussi, l'organisation syndicale ne ménage-t-elle pas sa peine à chaque conflit social ou restructuration qui touche l'une des entreprises où elle est représentée.

C'est le cas sur le site du fabricant d'ascenseurs Thyssenkrupp Elevator sur la zone industrielle de Saint-Barthélémy-d'Anjou depuis l'annonce en septembre dernier d'un plan de restructuration prévoyant 258 suppressions d'emplois sur les quelques 440 que compte l'usine. C'est le cas aussi, à quelques centaines de mètre de Thyssen, chez Chassis Brakes International (ex-Bosch) depuis l'annonce il y a peu d'un nouveau plan stratégique industriel européen dans lequel les syndicats voient une menace pour la pérennité du site angevin de production de freins. 

"Ce plan prévoit notamment la délocalisation la partie usinage de notre activité et la mise en place un accord de compétitivité dont on ne comprend pas l'objectif, explique Jacques Cadix, délégué CGT et et secrétaire du comité d'entreprise de CBI, Nous sommes déjà en concurrence directe avec le site de production de Wroclaw en Pologne et celui de Bursa en Turquie, et craignons que notre usine soit considérée comme celle de trop."
 
"Cette action, c'est refuser de voir les entreprises se faire démanteler les unes après les autres" (Didier Testu, CGT Angers)

Condamnés à terme comme Thyssen ? A l'appui de leur analyse, les responsables CGT de CBI rappellent que la production a diminué de moitié en sept ans sur le site bartholoméen et qu'un plan social, toujours en cours, s'y est traduit par la suppression de 32 postes de techniciens, d'ingénieurs et de personnels administratifs. "On vient de passer sous la barre des 400 salariés et avec les chiffres prévisionnels de production pour les années à venir, nous sommes manifestement une centaine en trop" appuie Jacques Cadix, qui annonce que son syndicat devrait exercer prochainement un droit d'alerte pour essayer d'y voir plus clair sur l'avenir du site angevin.

De Thyssen à CBI, en organisant mardi une manifestation entre les deux sites industriels, l'union locale  CGT d'Angers, appuyée par Solidaires 49, la FSU et un syndicat lycée (l'UNL) a voulu dire qu' "une même logique de désindustrialisation était en marche". Une logique qui, selon Didier Testu, le secrétaire adjoint de l'union locale CGT d'Angers, ne repose que sur des critères financiers et capitalistiques. "Cette action, c'est refuser de voir les entreprises se faire démanteler les unes après les autres, insiste-t-il, C'est Thyssen, c'est Technicolor mais ce sont aussi tous ces emplois intérimaires supprimés, certes légaux, mais qui participent à la paupérisation de la société."

Pour le responsable syndical, la solution n'est pas qu'économique, elle est aussi politique. A l'image des négociations menées chez Thyssen où, estime-t-il, seule la pression politique pourra influencer l'éventuelle réorientation du plan de restructuration du site d'Angers.

A ce sujet, on a appris mardi que si les négociations sociales, autour des primes supra-légales de départ des licenciés de Thyssen et de leurs congés de reclassement étaient "en bonne voie", les suggestions des experts mandatés par les syndicats pour proposer d'autres alternatives industrielles, étaient pour le moment restées sans effet sur les choix de la direction du groupe.




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