De l'étrange, du virtuel et de l'émotion dans les films d'écoles programme 4 et 5.


Rédigé par - Le Vendredi 27 Janvier 2012 à 14:09





Pauline, un regard sur la vie adulte.

Pauline est un garçon manqué. Elle joue au football et est coachée par son père. Après un match assez rude durant lequel elle a marqué deux buts, elle se prépare à fêter son anniversaire en famille. Elle a 15 ans. Katja, sa belle-mère, est enceinte et n'accepte pas le côté garçon manqué de Pauline. Elle pense qu'elle doit commencer à vivre sa vie de femme et veut qu'elle arrête le foot. Le père de Pauline ne dit pas le contraire. Pauline vieillit et commence à comprendre les secrets de la vie d'un adulte. Durant ce repas de famille, elle semble déçue des adultes qui changent leur comportement en fonction des personnes présentes. Marie Braeuner, réalisatrice belge, nous expose à travers le regard de Pauline la difficulté de l'adolescence et le début de leurs questions sur leur vie future.

Reaching out to Mama, la peur de la perte.

Katya est la fille cadette d'une famille de pêcheurs russes pauvres. Nina, sa mère est une femme stressée et ultra-protectrice. Elle exige que tout se passe comme elle le pense. Sa famille ne doit pas oublier ses priorités (école pour les enfants et argent pour son mari). Elle punit Katya qui ne veut pas manger après s'être fait refusée la garde de chiots qu'elle avait trouvée dans la rue. La petite fille, furieuse, se cache et "prie" pour qu'une tempête emporte sa mère dans les abîmes avec les monstres marins. N'arrivant pas à dormir, elle se rend compte que ses "vœux" ont été exaucés et que ses parents sont pris dans une terrible perturbation en pleine mer. Olga Tomenko nous emporte dans l'imagination de Katya qui réalise combien elle aime ses parents et que ses paroles ont dépassés ses pensées. La petite actrice jouant le rôle de Katya est exceptionnelle.

Playing Ghost, savoir revivre après une mort.

Amy est une petite fille hyper-active. Elle essaie, comme elle peut, de remonter le moral de sa mère. Plongée dans le deuil de son mari, celle-ci ne vit plus et s'occupe des tâches ménagères machinalement. Elle est perdue. Amy se réfugie alors dans des mondes imaginaires risqués, mondes où elle y retrouve son père. En jouant au fantôme, elle finit par redonner le sourire à sa mère. Réalisé à partir d'animations de marionnettes, ce film britannique tente de nous expliquer la difficulté de vivre un deuil tout en continuant à vivre le quotidien. La réalisatrice Bianca Ansems nous fait penser qu'Amy vit son deuil à travers ses mondes imaginaires qui, sans s'en rendre compte, la rapproche de la mort.

Aman, suivre sa morale ou ses désirs ?

Aman est gérant d'une salle de sports dans un hôtel de luxe. Il doit se marier durant un congé dans son village natal. Pour impressionner son futur beau-père et lui demander la main de sa fille, il demande à Nasser, l'uns de ses collègues, son uniforme de gardien de parking. L'idée d'Aman fut bonne puisque sa belle-famille est d'accord pour le mariage. Mais, Aman est soucieux. En effet, sa mère, en lavant l'uniforme, retrouve les clés de voiture d'une cliente de l'hôtel. Le réalisateur Ali Jaberansari, Iranien d'origine a effectué ses études à Londres. Aman est un film qui nous permet de se poser la question : notre morale est-elle supérieure à nos envies et à la générosité et à la gentillesse de nos amis ?




Matthieu ROULLIER
Correspondant Sport pour Angers Mag. Intervient pour les Ducs d'Angers et en remplacement pour... En savoir plus sur cet auteur

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