Déficit de l'université d'Angers : les étudiants manifestent pour plus de moyens


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le 04/10/2012 - 11:21 / modifié le 04/10/2012 - 15:49


Avec plus de 4 millions d'euros de déficit, l'université d'Angers est aux abois et ses étudiants dans la rue. Ce jeudi matin, ils ont manifesté dans le centre-ville afin de réclamer plus de moyens et des conditions décentes pour étudier. Ils en appellent à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Sans réponses.



Une centaine d'étudiants ont manifesté, jeudi matin, dans le centre-ville d'Angers
Une centaine d'étudiants ont manifesté, jeudi matin, dans le centre-ville d'Angers
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Une petite centaine d'étudiants de l'université d'Angers ont manifesté, ce jeudi matin, dans le centre ville pour réclamer plus de moyens. A l'appel du comité de mobilisation des étudiants, créé lors de cette rentrée (intersyndicale Sud-étudiants, Unef), ils se sont réunis place du Ralliement pour ensuite déambuler dans les rues piétonnes afin de faire signer leur pétition aux Angevins. "Nous réclamons des moyens supplémentaires pour pouvoir étudier dans des conditions normales, expliquait Sonia Nour, étudiante de Master I en psychologie (voir la vidéo ci-dessous). L'université d'Angers affiche un déficit de plus de 4 millions d'euros et 25 postes ont été supprimés lors de cette rentrée sur les 310 manquants".

Suivis par le corps enseignement et les personnels administratifs, les étudiants ont interpellé le gouvernement sur ce manque à gagner. Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche n'a visiblement pas encore apporté de réponses concrètes au malaise de l'université angevine. "Cette première mobilisation est un signe fort, ajoute un étudiant en Lettres. Nous ne lâcherons pas. D'autres assemblée générales sont à venir dans les jours qui viennent, nous comptons rassembler afin d'être entendus des pouvoirs publics".

Jeudi matin, les manifestants ont fait la tournée des bars afin d'y déposer et faire signer leur pétition. Sirène hurlante, porte-voix et percussions ont ensuite emmené le cortège dans une ambiance bon enfant vers la préfecture, "car c'est le représentant de l'Etat, et nous réclamons de l'argent à l'Etat", clamait l'un des leaders de la manif.




















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