Depardieu encore "décontracté du gland"


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Lundi 19 Janvier 2015 à 13:55


Il n'a pas fait son Alain Delon. Gérard Depardieu est bien venu lundi matin au festival Premiers Plans pour évoquer "Les Valseuses" en compagnie de Bertrand Blier... et balancer quelques "depardieuseries".



Il était annoncé, il est venu... et pas pour parler de n'importe quel film : Gérard Depardieu était sur la scène du Centre des Congrès lundi matin, après la diffusion des "Valseuses" de Bertrand Blier. Crédit photo : Yannick Sourisseau.
Il était annoncé, il est venu... et pas pour parler de n'importe quel film : Gérard Depardieu était sur la scène du Centre des Congrès lundi matin, après la diffusion des "Valseuses" de Bertrand Blier. Crédit photo : Yannick Sourisseau.
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Attends, ch'suis rentré dans le machin"... Portable sur l'oreille, Gégé rentre dans l'auditorium du Centre de congrès. Acclamations. Bertrand Blier est déjà sur scène et a commencé à parler des "Valseuses". Les deux hommes s'embrassent. Bertrand Blier présente le monsieur : "C'est Gérard Depardieu !" "As-tu mangé" demande ce dernier. "Non, je t'attendais".

De l'aveu de Bertrand Blier, cette rencontre est un heureux hasard. Il faut dire que le comédien tourne autour de la planète depuis longtemps. Le début est un free style : cela parle "merde de mouette sur la tête de Deneuve à Cannes" et aussi chiure de pigeons qui "savent toujours où chier" (Depardieu dans le texte faisant référence à un certain président).

Mais cela parle cinéma surtout. "J'aime pas apprendre. J'aime bien avoir des oreillettes, comme cela on peut penser à autre chose. Il ne faut pas que les comédiens soient trop proches des personnages. Je n'ai d'ailleurs jamais joué, je n'ai jamais fait un travail d'acteur. Jouer, c'est juste une abondance en plus de la vie. C'est la vie qui me donne les exemples. Mais c'est aussi grâce au jeu que j'ai pu retrouver la parole. Cela m'a sauvé".
 
Et la place des "Valseuses" dans tout ça ? : "Très importante. Pour moi et pour toute une génération. La France était coincée du cul à l'époque et ce film était un vrai vent de liberté. Vous savez que les gens d'Espagne venaient à Perpignan pour le voir".

Depardieu-Blier : échange sans filet ni retenue entre les deux amis.
Depardieu-Blier : échange sans filet ni retenue entre les deux amis.
"J'aime pas apprendre. J'aime bien avoir des oreillettes, comme cela on peut penser à autre chose. Il ne faut pas que les comédiens soient trop proches des personnages. Je n'ai d'ailleurs jamais joué, je n'ai jamais fait un travail d'acteur. Jouer, c'est juste une abondance en plus de la vie. C'est la vie qui me donne les exemples. Mais c'est aussi grâce au jeu que j'ai pu retrouver la parole. Cela m'a sauvé"

On passera sur les louanges adressées à la Russie et aux pays du Caucase, sans tyrans ni dictateurs, avec leurs prisons où l'on mange très bien (!). Et on revient à ce film coup-de-poing. "Les Valseuses" brassent l'amitié entre Depardieu-Dewaere et Miou-Miou, teintée de jalousie réciproque entre les deux premiers, le talent de scénariste de Bertrand Blier - "il n'y a jamais d'improvisation avec moi mais j'écris des dialogues qui donnent cette impression. C'est le plus beau compliment que l'on peut me faire de penser que c'est improvisé" - et le plaisir d'un Depardieu à la carrière naissante. "Je n'ai jamais autant ressenti le fait de faire partie d'une famille. Pendant la préparation, je n'étais pas sûr de faire le film mais j'étais sûr de faire du cinéma".

Au jeu des questions-réponses avec le public, l'ironie tranquille mais très piquante de Bertrand Blier ressort. "Fabrice Lucchini a dit que votre père Bernard est l'un des plus grands acteurs français de l'histoire du cinéma, l'égal d'un Raimu ?" - "De temps en temps, Lucchini dit un truc juste".

Depardieu se poile, la salle aussi. Et si mister Blier ne veut rien dire de son prochain projet (avec Poelvoorde, comme nous l'annoncions dans le numéro spécial), il lâche qu'il sera pire que "Les Vlaseuses" et qu'il est monté comme un ch'val.

Un morceau de la verve, de la démesure, de l'impertinence, et, osons le dire, du génie français, était ce lundi sur la scène du Centre des congrès. La dernière fois que Gérard Depardieu avait foulé cette scène, c'était pour accompagner Pialat. Là, c'est Blier. Classe.












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