Des graines pour enraciner la laïcité à Angers


Rédigé par - Angers, le 16/12/2013 - 07:37 / modifié le 16/12/2013 - 17:54


Deux fois planté, deux fois vandalisé, pour les institutions laïques d’Angers, regroupées en collectif, la mutilation de l’arbre de la laïcité ne passe pas. Ce dimanche midi, rassemblés au pied de ce qui reste de leur symbole, ils ont tenu à réaffirmer les principes républicains à l’attention des auteurs.



Des Angevins plantant des graines au pied de l'arbre mutilé
Des Angevins plantant des graines au pied de l'arbre mutilé
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Replanté dimanche dernier et décapité deux jours plus tard, l’arbre de la laïcité de la place Lorraine à Angers a suscité la plus vive émotion. Ce dimanche 15 décembre ils étaient plus d’une centaine à se réunir autour de ce qui reste de l'arbre, élus de gauche, responsables d’associations, simples citoyens, pour rappeler que « la laïcité n’est pas une opinion, mais un principe politique qui, en assurant la liberté de conscience, permet toutes les opinions », comme le soulignait Jack Proult, président de la FOL (Fédération des Œuvres Laïques) et coordinateur du collectif « vigilance laïcité » (*) de Maine et Loire.

Espérant « ramener à la raison » ceux qui, par deux fois en un mois, ont saccagé l’arbre symbole d’une République, indépendante de toutes les religions, le président de la FOL a tenu à leur faire savoir que « le principe de la laïcité est né avec l’avènement de la République et que de fait elle est le fondement historique de la souveraineté populaire de notre pays ».

Pour les membres du collectif, « les auteurs du délit seraient-ils de farouches ennemis de la République ? » La question était sur toutes les lèvres, sachant que les auteurs, ayant agi de manière anonyme, au beau milieu de la nuit, sans vraiment signer leurs actes, n’ont pas été identifiés.

« Qu’ils entendent que la laïcité permet le lien politique qui, au-delà des différences, des singularités et des appartenances communautaires, donne corps à la liberté et à l’égalité de la devise républicaine », a martelé Jack Proult, debout sur le banc de pierre qui devait permettre aux Angevins de se reposer à l’ombre de l’arbre aujourd’hui décapité. « Qu’ils entendent que la République, au-delà des intérêts particuliers fonde l’intérêt général et le vivre ensemble, autorisant une société civile plurielle ou chacun peut s’exprimer librement ».

Autour de la destruction de cet arbre, le conflit entre l’école publique et celles de confession religieuse, toujours très vivace en Anjou, a refait surface, même si le collectif n’attribue pas à ses défenseurs la dégradation. « La loi de 1905 interdit par son article 2 le financement des écoles confessionnelles, seule l’école publique est l’école de la République, même dans les Mauges », a tenu à préciser le coordinateur du collectif rappelant que « c’est la loi Debré de 1959 autorisant le financement des écoles confessionnelles sous contrat, une aberration républicaine, qui a semé la confusion. Mais ces derniers veulent attribuer une place indue à l’école publique, alors que les autres veulent détruire la République ».

Et c’est vers ces derniers que les regards se sont tournés ce dimanche. « Si des divergences existent entre les laïques, le débat existe, un débat que refusent les auteurs du délit, préférant par leurs actes se mettre en dehors du pacte républicain », poursuivait Jack Proult . « Que ce soient des gens dangereux ou de profonds imbéciles, ils trouveront toujours face à eux, en plein jour, à visage découvert des républicains sincères et résolus ».

Avant de demander aux personnes présentes, dont certaines arboraient des feuilles de chêne à la boutonnière, de planter symboliquement des graines au pied de ce qui reste de l’arbre de la laïcité, le collectif a appelé tous les maires républicains du Maine et Loire à planter, en réponse aux auteurs de la dégradation, un arbre de la laïcité dans leur commune.

Pour l’instant, la ville d’Angers n’a pas fixé de date pour une troisième plantation, les élus présents attendant que les esprits se calment.

(*) Le collectif vigilance laïcité est composé des structures suivantes : Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale – FCPE – FOL – FRANCAS – FSU – JPA – LDH – OCCE - SDEN CGT –SE - SNEP - SNES – SNUipp - Solidarité Laïque – UNSA Education




Yannick Sourisseau
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1.Posté par PeterDenver le 16/12/2013 19:01 | Alerter
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Il faut bien reconnaître une certaine délectation à voir les simagrées des ayatollahs de la très Sainte Laïcité (avec un L majuscule !) à chaque bonne action des citoyens qui étêtent leur symbole chéri.

Ces idéologues sectaires ne se rendent même plus compte qu'à s'agenouiller devant cette Laïcité, ils se rendent coupables de ce que précisément ils critiquent : le laïcisme tel qu'ils le louent, est une nouvelle religion, dont ils sont les chantres les plus intégristes.

Bravo aux étêteurs ! Puis...

2.Posté par Pinpin le 17/12/2013 08:31 | Alerter
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Ahhhhhhhhhh !!!! le retour de peterdenver et sa réthorique implacable ....... Ceux qui ont fait ca et ceux qui approuvent ca sont des FASCISTES DE MERDE qui n'ont que ca a foutre . Pas besoin de plus d'arguments.
A bon entendeur .

3.Posté par PeterDenver le 17/12/2013 10:58 | Alerter
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Le fascisme n'existe pas en France.
Cf votre probable ancien mentor Lionel Jospin "Nous n'avons jamais été face à une menace fasciste"
http://www.youtube.com/watch?v=QGDg4txhyA8

Dès lors, il convient de se pencher sur le caractère psychiatrique de votre fantasme, et peut être prendre des mesures thérapeutiques ?

Bien content de vous retrouver néanmoins. Même si votre commentaire insultant est hors charte.















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