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Jeudi 2 Octobre 2014







Des grues cendrées au-dessus de nos têtes


Rédigé par - Le 26/10/2012 - 07:41 / modifié le 26/10/2012 - 07:41


Le mois d’octobre est celui des grands flux migratoires. La plupart des oiseaux que nous étions habitués à voir cet été nous quittent pour des contrées lointaines situées au sud de l’Europe ou en Afrique.



Vols de grues partants vers le sud (Photo Joel Soleau)
Vols de grues partants vers le sud (Photo Joel Soleau)
D’autres espèces qui nidifient en Scandinavie, traversent la France suivant un axe oblique généralement orienté entre l’Alsace et les Pyrénées occidentales.

C’est le cas notamment des grues cendrés, oiseaux mythique des pays Nordiques, qui séjourne dans l’hexagone entre Octobre et Février. Des groupes sont connus pour faire escale en Automne au Lac de Der (près de Saint Dizier) puis dans les Landes (Morcenx) entre Décembre et Février. Cet oiseau, qui rappelle la morphologie des ardéidés, est cependant plus lourd (4 à7 Kg) et plus grand (2 mètres d’envergure et plus) que le héron cendré et incarne une élégance et une grâce inégalée.

Vol de grues au coucher du soleil (Photo Joël Soleau )
Vol de grues au coucher du soleil (Photo Joël Soleau )
Les grues traversent donc actuellement la Loire, y compris en Anjou. Il est donc possible de voir au-dessus de nos têtes des formations en V de quelques dizaines d’individu. Elles émettent une vocalisation qui leur est propre et ne laisse aucun doute sur l’origine. Elles ne sont pas connues pour faire des haltes dans le département, sauf exception (individu perdu, épuisé ou malade, souvent juvéniles).

Grues en Janvier dans les Landes (photo François Breau)
Grues en Janvier dans les Landes (photo François Breau)
Les motifs qui poussent les oiseaux a migrer sont plus la quête constante de nourriture, que celle de la température comme beaucoup le pensent. L’hiver la nourriture se fait plus rare et incite les espèces à rejoindre les pays plus chauds. On pourrait penser que ce motif ne tient pas pour les piscivores, comme le balbuzard, qui fait également partie des oiseaux qui quittent nos contrées à la fin de l’été. En effet, les rivières sont aussi riches en poisson l’hiver que l’été. Cependant le niveau de l’eau est tel en hiver, que la profondeur à franchir pénalise la captation des proies.

La LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) publie régulièrement sur internet des données faisant état de l’avancement des flux des grues cendrées sur notre territoire.




François BREAU
Contributeur Angers Mag - spécialisé dans le domaine scientifique et le milieu naturel. Cinéaste,... En savoir plus sur cet auteur












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