Des hommes et des dieux : bien plus que des hommes, des Dieux.


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Dimanche 3 Octobre 2010 à 16:28


1996, l’histoire des sept moines trappistes français enlevés et assassinés à Tibhirine dans les collines de l’Atlas algérien. L’histoire des hommes qui se sont sacrifiés au nom de leur foi en Dieu et de leur amour pour ce pays.



Frère Luc (Michael Lonsdale) expliquant l’amour à Rabbia (Sabrina Ouazani), une habitante du village.
Frère Luc (Michael Lonsdale) expliquant l’amour à Rabbia (Sabrina Ouazani), une habitante du village.
la rédaction vous conseille
Religion, sacrifices, tensions politiques, guerre civile… Voilà un bien nouveau registre pour Xavier Beauvois, réalisateur dont les films ont maintes fois été primés lors de festivals. « Des Hommes et des Dieux » : grand prix du Jury de Cannes 2010, film émouvant, poignant et réaliste, sur la vie des moines de Tibhirine.

Un monastère perché en haut de l’Atlas où vivent 8 moines depuis des années en paix et en harmonie avec les populations locales et leurs frères musulmans. Au fil de ces années, les moines cisterciens vivent une vie simple, rythmée par des chants liturgiques, des prières et des moments de silence. Pendant tout ce temps, ces frères ont cultivé leur terre non sans admiration pour les paysages qui même après des années les fascinent encore. Ce monastère sert aussi de dispensaire : frère Luc (Michael Lonsdale) soigne et s’occupe des malades gratuitement. Tandis que frère Christian (Lambert Wilson), le père prieur du monastère, se passionne pour l’islam, le coran et la langue arabe.

Cependant, les tensions politiques prennent le dessus. Après l’assassinat de leurs amis croates par un groupuscule islamiste, il est plus évident que jamais que ces moines sont en danger. Et malgré la pression incessante du gouvernement, ils décident après une grande réflexion de rester. Car ce film, en plus de rendre hommage à ces hommes de foi, se concentre sur le parcours des moines dans le difficile choix auquel ils sont confrontés : fuir ou rester ?

La richesse et la beauté des plans qu’on peut voir dans ce film est sans pareille. Des panoramiques qui nous laissent découvrir de magnifiques paysages et des plans où les personnages sont souvent de dos, lors des prières entre autres, soulignent douloureusement notre impuissance face à ces faits passés. Le point culminant de ce film reste la représentation de la « Cène » où la caméra nous expose par une série de travellings le sacrifice qui est fait en toute connaissance de cause. Incontestablement cette scène, la plus poignante du film, sur le rythme du « Lac des Cygnes » de Tchaïkovski, trahit la forte émotion des moines sentant leur fin approcher. C’est leur dernier repas...

Bien plus qu’un simple film, c’est un rappel, un hommage et une leçon de vie. Aller le voir, c’est tout ce que nous pouvons faire.

Anya.









1.Posté par Yannick Sourisseau le 03/10/2010 22:36 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je l'ai vu ce soir. Merci, c'est un fabuleux film dont on ne sort pas indemne.








Angers Mag