Des plantes (presque) connectées viennent fleurir les abords des rues


Rédigé par Ralitsa Dimitrova - Angers, le 25/07/2016 - 08:05 / modifié le 25/07/2016 - 11:02


Depuis début juillet, la ville d’Angers voit apparaître dans ses rues des pots de fleurs pas comme les autres, fixés sur les poteaux de stationnement. Leur particularité ? Les habitants munis d'un smartphone ont la possibilité d'en apprendre davantage sur les espèces végétales.



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Elles attirent l’œil des passants par leurs couleurs vives et leur position perchée sur les poteaux des trottoirs. A première vue ce sont des fleurs comme les autres, mais lorsqu'on s'en approche on peut voir leur particularité. Il s'agit de plantes connectées qui, dotées d’un QR code (tag lisible par les téléphones portables et tablette permettant d'accéder à une page web) , donnent accès à une fiche d’identité du végétal. Ces installations qui viennent embellir les aménagements des rues se nomment GreenPod et ont été conçues par la start-up marseillaise Green-Citizen.

Sensible à ce projet né fin 2014, la municipalité d’Angers a proposé à la start-up d’expérimenter ses prototypes, en finançant l’achat de GreenPods. Avec ses mini jardins ou encore ses plantations au pied d’immeuble, la ville est déjà bien investie dans le développement végétal urbain. L’installation des plantes connectées est un pas supplémentaire vers la ville intelligente.

"En plus de l’esthétisme on cherche à privilégier le lien social entre habitants"
Afin d’entretenir ces fleurs urbaines, un appel à candidatures a été lancé à tous les Angevins, en mars dernier. « Le projet est conçu pour une dynamique collective, l’idée est d’installer au minimum quatre Greenpods par rue. Lors de l’appel à candidature nous avons privilégiés les groupes d’habitants mais également de commerçants. En plus de l’esthétisme on cherche à privilégier le lien social entre habitants », souligne Valérie Lebourgeois, relais local de l’association Mon jardin dans ma rue, issue de Green-Citizen.

Jusqu’ici, quarante GreenPods ont été installés dans six rues différentes, la dernière inauguration ayant eu lieu le 21 juillet, dans la rue Lardin-Musset, dans le quartier Pasteur. Les jardiniers amateurs qui prennent part au projet, s’engagent à faire vivre les fleurs toute l’année, à se relayer en cas d’absence, mais également à faire parler du projet autour d’eux. « Les premiers retours sont plutôt positifs  nous avons des conseils de quartier qui se sont mobilisés pour faire connaître le projet », poursuit Valérie Lebourgeois. La place de la Fraternité dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin accueille, depuis le 7 juillet, huit Greenpods, essentiellement tenus par les commerçants. « L’installation des plantes s’est faite avec la participation des commerçants qui sont présent en permanence sur la place. Les habitants d’une rue qui souhaitent en installer doivent se rassembler, mais ça viendra avec le temps » argumente Bénédict Brétin élue au conseil de quartier.  

Le point qu'il reste à améliorer, se trouve au niveau de la branche numérique, qui se voulait ambitieuse. L’idée était d’intégrer des boîtiers qui détectent le manque d’eau au sein de ces jardinières connectées. « Malheureusement, ces dispositifs sont encore trop grands pour intégrer les GreenPods, et il y  a aussi une inquiétude concernant les possibles dégradations étant sur la voie publique », concède Valérie Lebourgeois.
Du côté de la rue Michelet, trois voisins ont pris l’engagement de s’occuper de leur GreenPods et certaines dégradations ont déjà été observés : « Certaines plantes ont été un peu déterrées et un trou a été fait dans la toile protectrice, c’est notre rôle de réparer, je pense que les gens finiront par s’y habituer, c’est une question de citoyenneté et de vivre ensemble », affirme Jérôme Pichot habitant de la rue Michelet dans le quartier Saint-Léonard, également élu au conseil de quartier.
L'expérimentation durera un an, le temps de voir comment les Angevins adhèrent au projet. L'association "Mon jardin dans ma rue" compte bien élargir ce dispositif à d'autres métropoles dans les années à venir.

La naissance des GreenPods

Le concept  des GreenPods est né à Marseille en 2014, sur l’initiative de trois amis passionnés par les objets connectés et l’environnement.
C’est en emmenant sa fille sur le chemin de l’école que François, l'un des créateurs, s’est amusé à compter les poteaux et les barrières croisés. A l’arrivée, il y avait 97 poteaux, 12 barrières... et aucun arbre.

L’idée a ainsi germé dans son esprit : et si les aménagements urbains comme les poteaux se transformaient en plantes ? Un soir, il partage son idée autour d'un apéro avec ses amis Guy et Alex, qui ont chacun des parcours professionnels dans la technologie. « Nous imaginons que les passants pourraient adopter les pots de fleurs avec leur smartphone, que l’entretien pourrait être facilité avec des capteurs qui envoient des messages “j’ai soif”, que les passionnés de musique pourraient inviter les passants à écouter “le son du jour”, … autant de belles idées qui embellissent la vie en ville », expliquent les porteurs du projet sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank, qui leur a permis d’attendre leur objectif de 15 000 €, en juillet 2015, pour bien démarrer la fabrication des GreenPods, 100% made in France. 









1.Posté par marie le 26/07/2016 07:31 | Alerter
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y a bien des singes qui vont les casser avec leur QI de mouche.








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