Deuxième séance des films de fin d'études au Centre des Congrès.


Rédigé par - Angers, le 25/01/2012 - 07:49 / modifié le 25/01/2012 - 07:49


La compétition des films de fin d'études continue. Trois créations étaient projetées ce mardi : Little Precious du réalisateur chinois Bo Chen, Roots of the Hidden, film d'animation d'Elizabeth Sevenoaks et le film français de Kamal Lazraq, Drari.



Elizabeth Sevenoaks et Bo Chen, réalisateurs des films en compétition.
Elizabeth Sevenoaks et Bo Chen, réalisateurs des films en compétition.
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Little Precious, la vie d'un jeune chinois pauvre.

Le réalisateur chinois, Bo Chen, habitant à Vienne, nous a présenté son film de fin d'études : Little Precious. C'est une fiction-documentaire basée sur la pauvreté citadine à Pékin. Xiao Bao est un jeune chinois qui vend des glaces et eaux minérales aux touristes dans les montagnes proches de la ville. Pauvre et résidant chez son cousin, il veut tout de même profiter de la vie. Mais pour cela, il n'hésite pas à voler ou à tenter d'emprunter de l'argent illégalement pour survivre.
Le réalisateur, parti très jeune de Chine, veut faire découvrir aux spectateurs une facette pauvre de son pays d'origine que lui même dit ne pas connaître assez. Mais, il s'est aussi auto-censuré pour ne pas montrer le quotidien encore plus précaire que vit l'acteur principal : Liu Dongren.

Roots of the Hidden, film d'animation poétique britannique.

Court-métrage de 5 minutes, Roots of the Hidden nous plonge dans l'univers des souvenirs d'une jeune fille. A la poursuite de son collier, devenu vivant et se transformant tantôt en serpent, tantôt en oiseau, elle finra même par perdre son ombre (ou double) dans un lac. Ce film d'animation a été réalisé à partir de techniques traditionnelles. Grâce à un jeu d'ombre et de lumière, la réalisatrice britannique Elizabeth Sevenoaks, crée des ambiances surréelles qui sont magnifiés par une bande-son très importante.
Les spectateurs ont pu aussi reconnaître une touche "british" : la marionnette tombant dans un trou comme dans Alice aux Pays des Merveilles ou encore quand celle-ci court après son ombre tel Peter Pan dans la maison de Wendy. Le souvenir de ses films d'animation devenus cultes rapporte une note de poésie supplémentaire à ce film.

Drari et le clivage de l'argent au Maroc.

Mohammed, jeune homme noir originaire de Ouarzazate, habite dans une petite colocation, il se déplace à vélo et travaille en tant que jardinier dans une maison bourgeoise. D'un autre côté, il y a Ghali, fils blanc d'un notable de la région qui roule en BMW et ne fait rien de ses journées. Tout semble opposer ses deux jeunes gens habitant Casablanca mais pourtant, ils sont amis. Le clivage riche-pauvre séparant les deux hommes va se révéler plus important pour la société que leur amitié. Ghali a rendez-vous avec Sanaa, une fille qui l'attire, Mohammed est présent. Partis en vadrouille, Ghali espère séduire la jeune et jolie jeune femme par les attraits de la notoriété de son père et par son argent. Mais, il va finir déçu en se rendant compte que Sanaa préfère parler avec Mohammed et que la société n'admet pas ses compagnons.

Le réalisateur Kamal Lazraq tente d'expliquer dans Drari la complexité de la société menée par l'argent et la reconnaissance d'autrui. Grâce aux personnalités de Mohammed et de Sanaa, il explique que la richesse intérieure est souvent plus importante que la profondeur du portefeuille ou la liste interminable de contacts dans son répertoire téléphonique.




Matthieu ROULLIER
Correspondant Sport pour Angers Mag. Intervient pour les Ducs d'Angers et en remplacement pour... En savoir plus sur cet auteur















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