Devoir de mémoire : Angers rend hommage aux victimes juives du convoi N°8


Rédigé par - Angers, le 17/07/2012 - 11:23 / modifié le 17/07/2012 - 21:40


C’est l’un des épisodes les plus sombres de notre histoire et Angers, comme bien d’autres villes n’y a pas échappé. Le 20 juillet 1942, plus de 800 résidents français d’origine juive, hommes, femmes et enfants, ont été embarqués depuis la gare d’Angers, à bord du convoi N°8, pour le sinistre camp de la mort d’Auschwitz - Birkenau en Pologne. Quatorze seulement survécurent. Angers se souvient.



La porte de la gare du camp d’Auschwitz - Birkenau par laquelle le convoi N°8 en provenance d'Angers est certainement passé.
La porte de la gare du camp d’Auschwitz - Birkenau par laquelle le convoi N°8 en provenance d'Angers est certainement passé.
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Un récent sondage fait apparaître que la rafle du Vel’d’Hiv à Paris, dont on commémorait le 70ème anniversaire ce lundi, est un événement inconnu de 42% des français et de 67% des 15-17 ans. Il important de rappeler chaque année, et notamment aux plus jeunes, cette période sinistre de notre histoire, au cours de laquelle des français d’origine juive furent arrêtés par des policiers et gendarmes français, déportés, puis exterminés, afin que pareille tragédie ne se reproduise jamais.

Le 20 juillet 1942, 824 français d’origine juive provenant des départements de l’Ouest et notamment de Bretagne, parqués dans le Grand séminaire de la rue Barra, à Angers, réquisitionné par les nazis, sont embarqués dans le convoi de déportés N°8, stationné en gare d’Angers, destination Paris-Drancy, puis le camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne.

« Ce convoi est le seul à être parti des convois de province, prévus, le 1er juillet par Eichmann et son représentant en France, Dannecker, lors de leur séance de travail à Paris avec les spécialistes des affaires juives des kommandos de la Sipo-SD (la police nazie) de province, en France occupée », peut-on lire dans l’extrait du Mémorial de la déportation des Juifs de France de Beate et Serge Klarsfeld.

Selon ce même document, 28 furent débarqués à Drancy, le reste poursuivit vers le sinistre camp polonais. A la fin de la guerre quatorze d’entre-eux avaient survécu.

« Nous ne devons jamais oublier cet épisode tragique de notre histoire. La barbarie n’a, malheureusement, pas quitté notre monde. Les évènements récents de Toulouse l’ont rappelé cruellement. L’antisémitisme doit être plus que jamais combattu, comme toutes les formes de racisme », déclare dans un communiqué le Maire d’Angers, Frédéric BEATSE résolument engagé dans le combat contre le racisme et les discriminations.

La ville d’Angers, comme bon nombre de villes en France, commémorera ce triste anniversaire le dimanche 22 juillet, à 11h, au centre Saint-Jean, 36, rue Barra, à Angers. Un hommage sera rendu aux victimes des crimes racistes et antisémites de l’État Français et aux justes de France dans le cadre de la journée nationale de commémoration.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















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