Devoir de responsabilité


Rédigé par - Angers, le 17/04/2012 - 15:34 / modifié le 17/04/2012 - 22:02


« Dire la vérité telle que nous la voyons », c’est la ligne éditoriale que laissait à son équipe de l'express Jean-Jacques Servan-Schreiber avant de disparaître. En appliquant cette méthode à la lettre, il est possible d’affirmer aujourd’hui que le centre n’existe pas.



Devoir de responsabilité
Face à une « gauche qui récuse et une droite qui déçoit », le centre se présente selon une tradition politique déjà ancienne comme la troisième voie, celle du réformisme. Il s'agit d'une option politique qui compte et qui porte auprès des candidats comme des électeurs, mais qui jamais ne gouverne vraiment. Les valeurs politiques portées par le centre constituent au mieux un aiguillon au pire une caution. Elles s'illustrent à travers un attachement à l'Europe, la liberté d'entreprendre ainsi qu'à la démocratie. Dans le contexte que nous connaissons cette « dynamique » modérée prend tout son sens tant elle incarne la responsabilité et la justesse et par conséquent un chemin crédible. On pourrait presque penser que la perspective centriste est la solution qui répond le plus justement à la cure de sobriété nécessaire au pays.

Cependant le centre n'est pas fait d'un seul bloc et ne se range que rarement derrière un seul Homme. Il est lui-même multiple et suscite la singularité des égos. À la manière de la couleur grise entre le noir et le blanc, il s'ouvre sur une large palette. Cela présente un atout, car il apporte des nuances symboles de la diversité du monde. Mais hélas peu de clarté. Et au rythme où vont les choses, il y aura bientôt plus de partis centristes qu'il n'en existe aujourd'hui à gauche et à droite réunis. D'autant qu'en cette période électorale, l'espace centriste n'est pas si restreint, ce qui explique pour partie la situation.

Quelle que soit l'élection, il est habituel que les positions des uns et des autres des candidats de gauche comme de droite se radicalisent afin de mieux se démarquer durant la période électorale. Proposer des choix clairs, tranchés et par conséquent identifiables par chacun est sans nul doute la meilleure des stratégies pour faire adhérer à sa cause les électeurs. C'est, en substance, ce que font les candidats des principaux partis politiques que compte l'échiquier politique national comme local. Et par la même occasion, ils délaissent la part centriste de leur espace. Laissant à ces derniers un vide que chacun semble vouloir combler en se faisant candidats. Les centristes qui se partagent la part du gâteau, surfent sur quelques thèmes accrocheurs et jouent sur les deux tableaux. Qu'on se le dise, empêcheur de tourner en rond, le centre, s'il continue de la sorte, se fera toujours variable d'ajustement.

Car aujourd'hui c'est le centre lui-même, dans son acception la plus large, qui donne le sentiment de tourner en rond. Si les partis centristes ont le mérite de rompre avec la vision binaire gauche/droite, il leur faut plus que cela, apporter une plus-value et porter un message d'espoir. Car la vraie grille de lecture des idées politiques s'illustre aujourd'hui à travers deux lignes transversales: l'une progressiste et l'autre conservatrice sans noyau central et dont aucun parti n'a l'apanage. C'est là le vrai enjeu. Et chacun des partis centristes doit choisir sa ligne. Si, comme le disait Albert Camus, le « goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti » celui de la justesse impose de défendre ses valeurs. CAP 21 n'échappe pas à cette règle. À travers le projet qu'il porte, le parti de Corinne LEPAGE est l’artisan d’un axe démocrate, écologique et solidaire. Plus que de défendre un camp, il défend une cause : le principe de responsabilité que nous érigeons en devoir.

[La responsabilité écologique qui préserve l'environnement, mais également le patrimoine culturel, la responsabilité sociale qui s'impose au sein des organisations privées comme publiques et la responsabilité civique dont le devoir mêle l'engagement autant que la liberté d'entreprendre dans tous les domaines constituent le triptyque indispensable pour envisager avec crédibilité l'avenir.]

Le devoir de responsabilité est une condition qui concerne chacun d’entre nous. Nul ne peut ni ne doit aujourd’hui en faire fi. Il est triple et signifie que chacun, où qu'il soit, doit se sentir responsable individuellement dans un souci collectif. Prendre ses responsabilités, se sentir responsable individuellement, mais dans un souci collectif tel est l'antienne qui doit éclairer l'avenir.

Entre le tragique et l’espoir, il est indispensable de construire une voie modérée, rassurante, mais non moins volontaire et qui porte le progrès écologique et social.



François-Xavier Helbert
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