Django Unchained : un western moderne et incontournable !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Dimanche 10 Février 2013 à 12:35


En 1858, dans le Sud des États-Unis, quelque temps avant la guerre de Sécession, un ancien dentiste allemand reconverti en chasseur de primes, le Dr King Schultz (Christoph Waltz), libère Django (Jamie Foxx), un esclave, et le forme afin de lui permettre de l'assister dans une mission. Pour le remercier, il l'aide à libérer sa femme des mains de Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), un riche et impitoyable propriétaire terrien d'une plantation du Mississippi.



Dr King Schultz (Christoph Waltz) et Django (Jamie Foxx)
Dr King Schultz (Christoph Waltz) et Django (Jamie Foxx)
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Il nous livre un film dont le casting est conséquent : Christoph Waltz (De l'eau pour les éléphants, Carnage), Jamie Foxx (Date Limite, Comment tuer son boss ?), Leonardo DiCaprio (Les infiltrés, Inception, …) et Samuel L. Jackson (Jurassic Park, Star Wars). Tous les acteurs sont époustouflants, chacun a su interpréter son rôle avec la plus grande justesse possible. Nous avons droit au rôle évolutif de Django qui commence en pauvre esclave, puis devient le parfait cow-boy maniant les armes comme un professionnel. Nous avons également le rôle de Christoph Waltz, un chasseur de prime culotté, attachant, mais surtout très intelligent. S’ensuit l'interprétation du traître à l'état pur, par Samuel L. Jackson. Enfin, nous avons Leonardo DiCaprio, avec le jeu bien mené du cynisme et de la cruauté.

Tarantino nous plonge dans des décors remarquables, avec des travellings et des plans d'ensemble sur les déserts sud-américains très réalistes et très vastes, qui reflètent parfaitement la liberté des deux personnages principaux ; à l'inverse des plans fixes sur les plantations entourées de barrières embrigadent les esclaves et le spectateur dans un univers à but lucratif.

Tous les détails du décor sont travaillés avec exigence, ils représentent parfaitement la bourgeoisie de l'époque. Comme le service précieux en argent lors du repas entre Calvin Candie, le Docteur Schultz et Django, les meubles et la décoration de salon de la demeure de Candie, ainsi que l'intérieur de la maison très spacieuse au départ, puis complètement dévastée et recolorée de sang lors de la scène de la fusillade. Les décors, par leur précision, apportent un peu plus de réalisme au film : on est immergé dans les différents États traversés par les protagonistes.

Ce film est accompagné d'une bande originale dominante et agréablement traitée. Comme d'habitude Tarantino utilise des titres connus. Il reprend chanson traditionnelle (The Braying Mule d'Ennio Morricone, To old to die young de Winged), puis intègre le rap américain (100 Black Coffins de Rick Ross). Ces musiques font vivre le film d'une manière originale, sans pour autant qu'on soit dérangé compte tenu du fait que cela correspond parfaitement aux différents univers traversés par les personnages.

Nous avons également un scénario plutôt classique, qui accroche facilement : un homme dévoue sa vie à retrouver sa femme. Le scénario, fondé sur l'esclavage des noirs dans les années 1850, illustre bien cette période avec des gros plans sur les visages torturés qui montrent toute l'atrocité que les esclaves subissent. Au delà, on trouve des touches d'humour appréciables : par exemple les combats qui sont totalement caricaturés avec une montagne de sang qui gicle partout, une violence à la Quentin Tarantino ( cf. Kill Bill). L'humour est aussi très présent grâce aux dialogues burlesques en plein milieu de situations graves.

La manière de filmer de Quentin Tarantino reste unique en son genre. Ce long métrage reprend les codes du western spaghetti : un plan d'ensemble suivi d'un zoom très rapide formant un gros plan sur un personnage qui parle ou qui regarde la caméra. Tarantino l'Américain réutilise avec ironie la manière de filmer des Italiens, dont les ralentis lors des fusillades. Mais Tarantino se moque aussi des codes du film hollywoodien, avec les armes de destruction spectaculaires, les explosions, ainsi qu'avec l'orgueil masculin et la virilité.

Un film gigantesque, digne de Quentin Tarantino : humour et violence réunis, très bien associés.

Mélodie.









1.Posté par FONTAINE MARTIAL le 10/02/2013 21:51 | Alerter
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Film excellent, à ranger déjà parmi les meilleurs westerns de tous les temps. Un western digne de Sergio Leone auquel il se réfère, mais aussi de John Sturges (Rio Bravo, les sept mercenaires, etc)

2.Posté par renee le 11/03/2013 10:08 | Alerter
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bonjour
merci pour cet article eclairant. donc apres hesitation je vais voir ce qu'il en est; mais avec cet article on est vraiment deja dedans;merci
resa75018.








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