Du vin et des lettres à la Godeline


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 06/06/2009 - 16:02 / modifié le 15/06/2009 - 18:10


Des amateurs de bons vins et de bons mots se sont réunis, ce vendredi 5 Juin, à l’Hôtel de la Godeline, à Angers, afin de retenir les meilleurs accords entre des poèmes écrits par des étudiants en Lettres de l’UCO et une sélection de vins de l’Aubance. Ce jury était organisé dans le cadre du concours vins et poésies initié par l’Office de Tourisme Brissac-Loire Aubance.



Une partie du jury et des étudiants, pendant la dégustation.
Une partie du jury et des étudiants, pendant la dégustation.
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Alors que la ville d’Angers s’agitait comme à l’accoutumée, un vendredi après midi, une vingtaine de personnalités issues du monde des lettres, de la viniculture, de l’art culinaire, du tourisme ou encore de l’édition littéraire, était installée autour des tables de la salle de dégustation d’Interloire, dans l’Hôtel des vins de la Godeline, rue Plantagenet à Angers. Pour ces personnes, membre du Jury de l’édition 2009 du concours « vins et poésies », il s’agissait de désigner le meilleur couple vin – poème de l’année.

Le travail de ce jury consistait à gouter 9 vins des appellations Anjou Blanc, Anjou Villages et Coteaux de l’Aubance, tout en écoutant les poèmes qui leurs étaient associés. Ces poèmes ont été écrits par autant d’étudiants, inscrits l’IALH (Institut des Arts, Lettres et Histoire) de l’Université Catholique de l’Ouest, à Angers.

Le concours « vins et poésies » est né, en 2008, de la rencontre entre Gérard COGAN, œnologue et animateur du club oenophile de Brissac, et Laura NAUDEIX, professeur de lettres à l’UCO. Tous les deux se sont fixés un objectif : celui de mettre en valeur les vins de la région de l’Aubance au travers de poèmes aussi lyriques que passionnés.

Les neufs étudiants intéressés par ce concours ont rencontré autant de vignerons, afin de constituer des binômes capables d’échanger sur leur savoir-faire respectif. Un lien fort s’est donc établi entre les deux parties permettant aux étudiants, pour la plupart néophytes en matière de viniculture, d’apprendre à connaître le métier de vigneron et apprécier le nectar produit par chacun, pour en tirer toute la quintessence et l’exprimer sous formes de poèmes.

Plus que la première, cette seconde édition a permis de découvrir de véritables talents littéraires, dont les écrits rendaient le vin encore plus agréable à gouter. Les expressions les plus amusantes fusaient entre les tables de dégustation : « Ce poème fait parler le vin » disait un écrivain ou encore « je vais lire mon rouge » affirmait à son tour, une étudiante. « Ce vin est sensuel et tonique, il redonne de la couleur à la poésie » notait un vigneron, ou encore : « il n’y a pas de drame dans ce vin ». Chacun des jurés pris dans un tourbillon « vino-littéraire » eut parfois des difficultés à choisir, tant les adéquations entre vins et poèmes étaient de bon aloi.

Toutefois il fallut prendre la décision qui s’impose dans ce genre d’exercice : choisir la meilleure alliance, celle qui rend le vin plus sensuel, plus agréable au palais, qui sait le faire parler comme disait l’un des jurés. A ce petit jeu c’est Maylis NELOU associée à Christian PAPIN du Domaine de Haute Perche à Saint Melaine sur Aubance, pour « Les Fontenelles »- coteaux de l’Aubance 2007, qui remporte le prix du Jury. Le second prix a été attribué au tandem Marion ANDREOTTA – Christophe DAVIAU, du Domaine de Bablut à Brissac-Quincé.

« A l’œil, une robe dorée,
parsemée de reflets ambrés.
Sa douce clarté laisse voir,
une pesante légèreté venant s’asseoir,
dans un verre transparent,
et sentir la chaleur d’une journée sans vent.



Au nez, une allure de breuvage divin,
doux et sucré mais ferme et fruité.
Cachés derrière des notes printanières,
où les fleurs dressent leur bannière,
des parfums d’exotisme se découvrent,
à en faire écrire Baudelaire.



En bouche, et en y passant un voile aérien,
de subtils effluves sortis des vergers d’antan,
envahissent le palais et excitent les sens.
Ananas, pêche et miel dansent,
quand la vanille virevolte comme dans un jeu d’enfants.
Une telle caresse est prodiguée par un corps si fin. »


Maylis NELOU  






Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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