Échec et mat à Angers


Rédigé par - Angers le Dimanche 22 Avril 2012 à 15:03


Angers accueillait ce week-end, à la salle Jean Moulin, une compétition internationale d’échecs : « l’Open d’Angers ». Une quarantaine de joueurs, dont un venu d’Espagne, ont participé à cette rencontre organisée pour la septième fois par « l’Echiquier Angevin », un club né en 2002 de la fusion du Cercle d’Échecs d’Angers et de l’ASPTT Échecs Angers.



Concentration extrème pour les joueurs d'échecs de l'Open d'Angers
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Les échecs nous surprendront toujours », déclare Luc BOURGET, Président de l’Echiquier Angevin, « cet après-midi, un amateur vient de battre un grand maitre ». C’est ainsi, on a beau s’entrainer pendant des années, on est toujours à la merci du premier jouer venu, lequel a su anticipé la stratégie gagnante que vous aviez préparé à l'avance.

Introduit en Europe au Xe siècle de notre ère, le jeu d'échecs dont les origines seraient indiennes, oppose deux joueurs de part et d’autre d’un plateau appelé échiquier composé de soixante-quatre cases blanches et noires. Les joueurs jouent à tour de rôle en déplaçant l'une de leurs seize pièces, claires pour le camp des blancs, sombres pour le camp des noirs. Chaque joueur possède au départ un roi, une dame, deux tours, deux fous, deux cavaliers et huit pions. Le but du jeu est d'infliger à son adversaire un échec et mat, c'est-à-dire de bloquer son roi. L’adversaire est alors acculé et obligé de capituler.

Mais avant d’en arriver là il faudra batailler ferme, en faisant preuve d’une stratégie digne des plus grands chefs militaires. « Longtemps on a utilisé des termes guerriers pour définir certains déplacements de pièces », expose Luc BOURGET, lequel admet qu’une partie d’échecs est une bataille contre l’adversaire mais aussi contre soi même.

En effet une partie dure normalement trois à quatre heures pendant laquelle il est impératif de rester très concentré. Le jeu consiste à mémoriser un plan d’attaque, et il en existe des millions, puis de le mettre en action au fur et à mesure que le jeu avance. Tout l’art consistant à calculer la stratégie développée par l’adversaire et y faire face en appliquant sa propre stratégie, comme sur un champ de bataille.

La compétition d'échecs existe depuis les origines. Le premier tournoi de l'ère moderne a été organisé à Londres en marge de l'Exposition universelle de 1851. La compétition est régie par la Fédération internationale des échecs (FIDE) et plus près de nous, par la Fédération Française d’Échecs (FFE). Le jeu est même reconnu comme sport olympique depuis 1999. Le champion en titre est l'Indien Viswanathan Anand depuis 2007. Un retour aux sources, puisque les échecs seraient inspirés du « Chaturanga », un jeu indien datant du VIe siècle.


Les russes ne sont plus les meilleurs

Le principe du jeu réside surtout dans la capacité des joueurs à mémoriser les différentes combinaisons. Cela suppose, comme le précise Luc BOURGET, un entrainement important et même la lecture de revues définissant les différentes techniques. Luc BOURGET s'entraine sur Internet contre des joueurs du monde entier.

Lors d'une compétition comme à Angers, les différents coups portés à l’adversaire sont enregistrés sur une feuille de match et conservés dans une base de données internationale accessible aux joueurs du monde entier. Après chaque partie les joueurs rejouent leur partie avec leur adversaire pour expliquer leur stratégie, de nouvelles combinaisons que chacun peut ensuite conserver pour une prochaine partie.

Aujourd'hui le jeu a évolué, et certains joueurs jouent contre un ordinateur. « Au début on pouvait battre un ordinateur, mais aujourd’hui c’est impossible. Le jeu nécessite un mental, une bonne mémoire mais aussi une bonne condition physique pour éviter le stress », explique Luc BOURGET. « L’homme peut craquer, pas l’ordinateur ».

C'est le russe Garry KASPAROV qui a médiatisé les échecs ses concitoyens en ayant fait un véritable sport national. Aujourd’hui les temps ont changé et les joueurs de l’ex bloc soviétiques ne sont plus les meilleurs. Mais le concept fait des émules puisqu’en France l’Éducation Nationale veut faire rentrer le jeu d’échec a l’école. « Ça favorise le travail intellectuel et la concentration des élèves, ça révèle leur personnalité », poursuit Luc BOURGET.

Avec 60 adhérents, l’Echiquier Angevin est leur seul club d’Angers. Il est ouvert aux adhérents dans la salle Jean Macé à Angers, les mercredi et samedi après-midi de 14h30 à 18h. Des cours et des séances d’initiation sont organisées tous les vendredi soir.

Pour en savoir plus : echiquierangevin.fr




Yannick Sourisseau
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