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Expos - Salons

Ecolobio : un succès en demi-teinte.


Rédigé par - le 20 Avril 2010 à 08:41


Organisé pour la seconde année consécutive, le salon « Ecolobio » qui se tient dans le cadre de la Foire Expo d’Angers a connu un succès mitigé. Les visiteurs présents au cours du premier week-end étaient surtout des badauds pas spécialement intéressés par cette activité pourtant très prometteuse. Alors que la foire continue jusqu’au 25 Avril, le salon Ecolobio ferme ses portes le 20 Avril.



Ecolobio : un succès en demi-teinte.
Il n’y avait pas foule dans les allées du salon « Ecolobio » ce dimanche après midi au grand dam d’exposants qui avaient toutes les peines du monde à capter l’attention des visiteurs. « C’est dimanche, les gens se promènent et ne sont pas très intéressés par nos produits. Espérons que nous verrons plus de monde lors de la journée de la femme » disait Laurence Moulin, la « monpreneur » d’Abonéobio. Et pourtant la plupart des exposants étaient convaincus que ce genre de salon a sa place à Angers, mais peut-être pas dans le cadre d’une foire commerciale comme celle d’Angers.

Il est vrai que tout intéressant qu’il était, le salon « Ecolobio » ne se démarquait pas vraiment du reste de la foire, dont le gros des clients est plutôt intéressé par l’aménagement de la maison et les loisirs. A cela s’ajoutait le fait que le salon était installé dans la partie la plus éloignée du centre d’intérêt de la Foire, dans les halls A et B. Il fallait donc être très motivé pour aller jusque dans cette zone, située en partie haute, à moins d’entrer par le portail 4, lequel permettait d’accéder directement au salon.

Toutefois, l’objectif des organisateurs n’était pas de faire de ce salon l’attraction principale de la Foire, mais plutôt de faire découvrir aux angevins un style de vie éco-responsable, prenant en compte la protection de l’environnement. Et sur ce point, même si le nombre d’exposants n’était pas très important, ce salon remplissait bien sa fonction de centre d’information sur les structures agissant dans le domaine du développement durable, c'est-à-dire économique, social et écologique. Outre les stands, sur lesquels chacun pouvait découvrir des produits labellisés les visiteurs pouvaient s’informer sur les entreprises socialement responsables, participer à des ateliers d’apprentissage, des démonstrations et des conférences très pointues.

Reste que si 46 % des français disent s’intéresser aux produits dits « bio », ce secteur en pleine expansion a besoin de sortir de son coté marginal et faire connaître ses activités. Les exposants, souvent des associations ou des petites entreprises n’ont pas les moyens d’attirer le chaland avec des installations flatteuses, comme c’est le cas dans le grand hall de la Foire. Dans un salon bio l’esprit n’est pas tout à fait le même, certains rejetant même toute notion de marketing ou de publicité. « Ici on vend des produits naturels. Les gens qui s’intéressent aux produits bio, nous connaissent et viennent directement nous voir » disait un exposant, affirmant au passage qu’il préférait les marchés bio, à ce genre de foire, trop commerciale à son goût. Malgré tout, le « bio » qui invite à consommer autrement représente un secteur économique en plein développement qu’il convient de prendre en considération. Les acteurs doivent trouver la bonne mesure pour se faire connaître, sans pour autant se compromettre, et intéresser la clientèle, toute la clientèle, pas seulement les militants.

Même si exposants et clients n’y ont peut être pas trouvé tout à fait leur compte, Ecolobio ne démérite pas pour autant, car la Foire est la vitrine commerciale d’une région tout entière. Comme les marchands de cuisine, de meubles, de matériel de chauffage, de véranda, de camping car, ou encore d’abri de jardins, le secteur « bio » a toute sa place. Reste à lui trouver celle qui lui convient le mieux dans ce genre de grand rassemblement commercial d’autant que le développent durable est un état d’esprit qui commence à toucher tout le monde, y compris les autres secteurs de la foire.




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