EmerSys, un échantillon de la recherche angevine

Enseignement supérieur : la recherche angevine à la loupe #1


Rédigé par Yves BOITEAU - Angers, le 31/10/2016 - 07:45 / modifié le 28/10/2016 - 11:12


Depuis 2012, cette équipe angevine travaille d’arrache-pied à identifier la bactérie Xyllela fastidiosa. Depuis sa découverte dans la région des Pouilles (Italie) où elle a infesté des milliers d’oliviers, cette bactérie inquiète l’Europe qui craint la contamination à d’autres espèces. Présentations d’un exemple parmi d’autres d’organisation de la recherche à Angers.



L'équipe mixte de recherche EmerSys travaille sur l'identification de la bactérie Xyllela Fastidiosa depuis 2012.
L'équipe mixte de recherche EmerSys travaille sur l'identification de la bactérie Xyllela Fastidiosa depuis 2012.
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DOSSIER. Au cœur des établissements d’enseignement supérieur du territoire, souvent dans l’ombre, la recherche agit un peu plus chaque année comme un vecteur de dynamisme, d’innovation et de notoriété. Végétal, santé, électronique et numérique, matériaux, sciences humaines et sociales… Ils seraient plus d’un millier de chercheurs, d’enseignants-chercheurs et d’étudiants à consacrer tout ou partie de leur temps à la recherche, le plus souvent au sein d’unités dites « mixtes ». C’est-à-dire associant  les grands établissements publics à caractère scientifique et technologiques (Inra, CNRS, Inserm…) dont la recherche est précisément la vocation. Comment s’organisent ces travaux de recherche ? Comment sont-ils financés et par qui ? Pour quelles applications et quels enjeux ? Angers Mag a voulu essayer d’y voir plus clair, en allant à la rencontre d’acteurs de la recherche.


EmerSys, c’est quoi ?

Une équipe de recherche, spécialisée dans l’étude de l’émergence et du suivi des maladies bactériennes des plantes. Elle fait partie de l’Institut de recherche en horticulture et semences, une unité mixte de recherche (UMR) –sans doute la plus importante du territoire angevin (235 personnes, 2,8M€ de budget)- qui regroupe depuis 2012 les principaux acteurs de la recherche angevine en biologie végétale sous tutelle conjointe de l’INRA, d’Agrocampus Ouest et de l’Université d’Angers.
 
EmerSys, c’est qui ?

Une vingtaine de personnes au total issues des trois composantes de l’IRHS : chercheurs, ingénieurs et techniciens issus de l’INRA ; maitres de conférence de l’Université et d’Agrocampus ; doctorants et post-docs (après l’obtention du diplôme) travaillant sur des sujets associés aux programmes de recherche. L’équipe bénéficie de l’appui administratif (secrétariat, gestion…) de l’institut.

Xyllela Fastidiosa fait désormais partie de la collection française des bactéries associées aux plantes (CFBP), conservée à Angers, et considérée comme l'une des plus réputées du genre au monde.
Xyllela Fastidiosa fait désormais partie de la collection française des bactéries associées aux plantes (CFBP), conservée à Angers, et considérée comme l'une des plus réputées du genre au monde.
Xylella, pourquoi ?

Depuis 2012, en lien avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) et le groupe industriel Nestlé, EmerSys travaillait déjà sur Xylella après la découverte de la bactérie sur des plants de caféiers, en milieu confiné à Tours. L’expertise de l’IRHS est reconnue : l’institut dispose d’une collection de bactéries associées aux plantes, de référence internationale. « Nous étions un des rares labos à pouvoir travailler sur le sujet » résume Marie-Agnès Jacques, la responsable d’EmerSys.

Xylella, au juste ?

Le travail de recherche d’EmerSys s’inscrit dans le cadre d’un programme européen coordonné par des Italiens. Il porte principalement sur l’identification des souches de Xylella et l’analyse de leur génome avec en toile de fond, pour la France, un enjeu fort : mesurer les risques encourus si la bactérie venait à se développer et contaminer d’autres espèces.
 
Xylella, ça coûte combien ?

Après un premier programme initié en 2013, l’Europe a validé en juillet un nouveau projet présenté par EmerSys pour prolonger son travail sur les cinq ans à venir (2016-2020). Il porte sur un coût global de 260 000€. Lequel n’intègre pas bien entendu les salaires de l’équipe, l’appui technique et administratif qui restent à la charge des tutelles de l’IRHS. 












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