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Vie économique
Emmaüs, une entreprise comme les autres...Rédigé par Florence Macquarez - Le Vendredi 26 Février 2010 à 10:21
Emmaüs, un nom qui semble familier à chacun d’entre nous : tant pour ses origines liées à l’Abbé Pierre, que pour les communautés qui en ont découlé. L’une d’elle, située à Saint-Jean-de-Linières, a ouvert ses portes cette semaine pour l’opération « Made in Angers ». L’occasion de découvrir les coulisses des lieux, et l’esprit des compagnons...
Philippe Thierry, président de la communauté, et André David, compagnon (au fond), guident la visite
Et la surprise est au tournant. Sur la vingtaine de « touristes » invités à visiter cette « entreprise » un peu particulière, peu se doutaient de l’envers du décor. « On est épatés, commente un couple venu des Mauges. On ne pensait pas que c’était si structuré et si bien organisé ».
L’image un peu lisse de la déchetterie-recyclerie pour la bonne cause en prend un coup. Car c’est tout un système adapté au monde de l’économie qui se dévoile au fil de notre visite. Philippe Thierry, président de la communauté, et André David, compagnon, nous en ouvrent les portes.
Parqués dans la cour, des containers attendent un embarquement pour Saint-Nazaire ou Le Havre, direction… l’Afrique ! P. Thierry explique : « si l’objectif des compagnons est de vivre en autonomie grâce à la vente des objets récupérés, 10% du chiffre d’affaires est consacré à servir ceux qui sont encore plus en souffrance. Ainsi, nous envoyons du matériel à deux centres Emmaüs au Benin : lits, télévisions, livres, et surtout les vélos, très utiles pour les déplacements au quotidien ». Autre initiative, des vêtements en bon état sont cédés à petit prix aux Béninoises, qui à leur tour, les vendent sur le marché pour gagner quelques francs CFA : « un bénéfice qui permet d’envoyer leurs enfants à l’école », poursuit P. Thierry. « Des pompes à eau sont aussi envoyées pour la production d’ananas. L’agriculture est une solution durable pour sortir les jeunes de la misère ».
Retour en France. Dans le vaste hangar où nous entrons, André David ouvre avec fierté un carton rempli de cartouches d’imprimantes. Ce butin, il le doit « aux entreprises et aux particuliers qui pensent à nous. Les cartouches sont envoyées à nos collègues de Mauléon qui les traitent pour un nouvel usage ». Cartouches, imprimantes, pièces détachées, rien ne se perd chez Emmaüs.
Dans l’atelier consacré à l’électroménager, les appareils s’empilent dans tous les recoins. Alain (nom d’emprunt), œuvre sur les frigos et les cafetières pour leur donner une seconde vie avant d’être revendus au magasin Emmaüs, ou cédés à l’entreprise d’insertion Envie Anjou. Réfugié politique, Alain était ingénieur en électronique en Lettonie. Inquiété à cause de ses origines russes, il a préféré fuir le pays avec sa femme en 2007, et après des mois d’errance, ils ont atterri au Sauloup, comme trois autres couples. « Nous accueillons les sans-papiers, on ne s’en cache pas. Bientôt, le préfet devrait d’ailleurs nous rendre visite… mais sur notre invitation, ironise P. Thierry. Pour l’accueil des couples, c’est une nouveauté depuis un an. Comme tous les autres compagnons, ils peuvent rester une nuit, une semaine, six mois, ou plus. Mais on peut aussi partir dans l’heure, chacun est libre, il n’y a pas de contrat ». En effet, les compagnons n’ont pas le statut de salariés. Ils sont nourris, logés, blanchis et touchent 51 € par semaine d’allocations, « tous les jeudis », précise André, pointilleux. Comme lui, certains choisissent de passer leur retraite sur place. D’autres ont un appartement en ville (suite à un partenariat avec Angers Habitat), qu’ils investissent peu à peu pendant leur période d’activité à Emmaüs. Bertrand, 59 ans, est l’un de ceux-là. Il vient tous les jours en vélo depuis Angers, soit quarante-cinq minutes environ. Il est compagnon en menuiserie, chargé de rajeunir les armoires de nos grand-mères, comme les bahuts des années 60. « Cela fait 27 ans que je suis arrivé ici avec un CAP de peintre en bâtiment. Un bénévole m’a formé, et maintenant, je vole de mes propres ailes, annonce t-il en souriant ».
André et Bertrand le menuisier
Après le hangar réservé au triage des vêtements, nous arrivons à celui des métaux : une véritable caverne d’Ali Baba où se côtoient fils de fer, de cuivre, plaques de fer. L’air de rien, la revente de ces précieux matériaux récupérés sur des appareils hors d’usage est une activité des plus lucratives ; 3500 € sur les six premières semaines de l’année !
Pour finir, nous visitons au pas de course la recyclerie-déchetterie où Olivier aide les particuliers à trier cartons, bois, gravats, déchets verts, vêtements, puis l’immense magasin où trônent les meubles, appareils, vaisselle, etc. Pour le quidam, ce sont les deux parties visibles de l’iceberg qui s’étend sur plusieurs hectares.
Les nouveaux studios répartis en cercle
Ce qu’on ne voit pas habituellement, ce sont aussi les lieux de vie des compagnons. André revêt son costume d’architecte pour détailler les douze studios créés en 2008. Il s viennent compléter les dortoirs existant à l’origine. La salle commune, très cosy, peut accueillir la famille ou des amis pour des repas plus intimes. Le soir, les compagnons ont aussi la possibilité de manger dans leur chambre, plutôt que dans le réfectoire. « C’est une grande force d’être autonome, explique P. Thierry, cela facilite la réinsertion pour ceux qui souhaitent partir. Mais c’est un déchirement pour nous quand on s’est habitué à un bon jardinier ou à un cuisinier de talent !
Ainsi vont et viennent les compagnons, sans entraves ni attaches, mais certains nous diront que c’est ici qu’ils se sont reconstruits. Car « on vit de notre travail, et on aide les autres. Tout ça nous fait retrouver notre honneur ». André, lui, tient à préciser qu’à Emmaüs, « on ne fait pas que trimer ! Il y a les sorties au bowling, au karting, au Puy du Fou, et au Futuroscope, faut pas croire, mais on aime les loisirs comme tout le monde ». Un honneur et une soif de vivre que les visiteurs ont bien perçus. Un couple venu de Laval confie : « cette visite a complètement changé notre regard sur la communauté d’Emmaüs ». Une communauté d’hommes et de femmes qui occupent une vraie place dans la société. Emmaüs Angers a été créé en 1982. La communauté accueille 49 compagnons dont trois couples, et dispose d’un accueil d’urgence pour cinq personnes (650 nuits urgence par an). Deux médecins, trois infirmières, trois responsables, une travailleuse sociale et 180 « amis » bénévoles aident à la bonne marche de la structure. Le 20 mars aura lieu la vente annuelle de matériel de jardinage. Horaires Recyclerie - déchetterie : du lundi au vendredi 9h-12h et 14h-18h Samedi 8h30-18h, dimanche 8h30-12h Magasin d’occasions : mercredi et samedi de 14h30-18h Tél : 02 41 39 73 39. Vie économique | Commerce à la Une | Entreprise à la Une | Artisan à la Une | Divers | Vins - Viniculture | Expos - Salons |
F. Hollande un président « sobre » et... « étanche », selon la presse étrangère
Vu sur le Monde.fr, le 16 mai 2012
Le président étanche. » Dans l'averse des commentaires relatant, avec plus ou moins de sarcasmes, l'entrée en fonction, sous des trombes d'eau, de François Hollande à la présidence de la République, la palme de l'habileté revient sans aucun doute à Kommersant. Visiblement impressionné, le quotidien russe décrit un François Hollande impassible face aux orages, sourd aux réprimandes de ses gardes du corps inquiets de le voir s'approcher de la foule et capable d'arriver à l'heure à l'Elysée « tout en s'arrêtant aux feux rouges et en laissant les piétons traverser au passage clouté »… Lire la suite sur Le Monde.fr Comment Hollande démine Notre-Dame-des-Landes pour Ayrault
Vu sur Rue89.com le 10 mai 2012
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Vu sur Huffington post.fr le 10 mai 2012
Une éclaircie se profile dans le secteur de l'emploi pour 2012. Les entreprises prévoient d'embaucher un peu plus que l'an dernier, selon une enquête annuelle de Pôle emploi publiée, jeudi 10 mai. Toutefois, les entreprises invoquent des difficultés croissantes pour trouver la perle rare. Ces difficultés seraient liées à l'inadéquation des profils aux postes, une pénurie de candidats ou encore aux conditions de travail et à un déficit d'image de l'entreprise, du secteur ou du poste… Lire la suite sur Huffington post.fr |
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