Emmanuel Picot (Evolis) : "On ne se repose pas sur nos lauriers"


Rédigé par - Angers, le 20/02/2016 - 07:55 / modifié le 19/02/2016 - 18:20


Au sortir d'une année record (+27,5% de chiffre d'affaires en 2015), la société angevine, leader mondial des solutions de personnalisation et systèmes d'impressions pour cartes plastiques, continue de voir grand. Et mise en particulier sur l'émission décentralisée des cartes bancaires pour poursuivre son développement. Son PDG, Emmanuel Picot, annonce des créations d'emplois sur le site de Beaucouzé.



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Au-delà de ça ?

"Au-delà de ça, quand vous démarrez une société, vous avez des rêves, une ambition, une vision mais souvent, comme vous pouvez le constatez tous les jours, il y a de grosses différences entre les réalisations et ces rêves initiaux. Concernant Evolis, on est sans doute au-delà des rêves que nous avions il y a 15 ans. Même si on commençait à le toucher du doigt ces dernières années, aujourd'hui, c'est une réalité." 

Que recouvre concrètement cette réalité ?

"Depuis deux ans, c'est notre société qui, dans le monde, vend le plus de systèmes d'impression et de personnalisation de cartes. Mais aujourd'hui, nous insistons sur le fait que nous sommes aussi leader pour l'émission décentralisée des cartes bancaires, un des marchés qui s'est ouvert à nous depuis 2005. Nous avons installé à ce jour plus de 50 000 systèmes en agences bancaires qui permettent d'émettre instantanément votre carte pour qu'elle vous soit remise de la main à la main."

Sur ce segment de marché là aussi, c'est votre réussite à l'export qui porte votre activité ?

"Oui. Quand vous prenez le continent asiatique, les Amériques du Nord et du Sud et une bonne partie de la zone Moyen-Orient, c'est là que ça se joue."

Quid de l'Europe ? On sait que les habitudes y sont différentes, y sentez-vous un frémissement ?

"Il y a des demandes et de l'intérêt dans certains pays de la zone euro, notamment en Espagne et en Angleterre. Mais pas beaucoup plus que cela. Les habitudes culturelles font que... c'est un marché assez conservateur quels que soient les pilotes. Les grosses évolutions du marché bancaire en Europe portent principalement sur la digitalisation mais on reste très attaché à des systèmes de cartes centralisés. C'est ce qui démarque l'Europe des autres pays qui étaient pourtant technologiquement beaucoup moins en avance, mais aujourd'hui changent à leur tour leurs modes de production."
"Nous avons passé en 2015 la barre des 300 collaborateurs dans le monde, on passera certainement celle des 200 sur Angers contre 180 à 190 aujourd'hui."
76,8 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2015, soit plus de 27% de progression, comment expliquez-vous cette année "record" ?

"Oui, on a eu une année exceptionnelle. Il y a un contexte à la fois interne et externe. Quand vous êtes dans une activité industrielle, vous essayez avec vos équipes de vous donnez tous les moyens de réussir. Ca vaut pour toutes les entreprises, mais chez Evolis, les projets sont très nombreux et il y a eu en 2015 une conjonction de phénomènes positifs avec des taux de progression qu'on n'avait pas atteint depuis très longtemps."

Et lorsque vous vous tournez vers l'avenir, avez-vous des certitudes ?

"Oui. Car même si tout reste fragile, nous avons dans notre ADN, la capacité de nous adapter à des marchés et des contextes différents. On ne se repose pas sur nos lauriers, les produits que nous avons lancés en développement répondront à de nouvelles problématiques que l'on a identifiées. On prend des risques, on continue à investir, à s'orienter vers ce que l'on identifie comme des vecteurs de croissance. En ce sens, j'ai la certitude qu'on se donne tous les moyens pour développer de nouvelles opportunités."

Peut-on espérer des créations d'emplois pour le territoire angevin en 2016 ?

"Absolument. Nous avons passé en 2015 la barre des 300 collaborateurs dans le monde, on passera certainement celle des 200 sur Angers contre 180 à 190 aujourd'hui."

Autres conséquences de votre développement pour votre site industriel de Beaucouzé ?

"En 2015, il s'est agrandi de 3500 m2 en intégrant notamment une grosse unité de plasturgie pour répondre à nos demandes spécifiques. On a également étendu toute la partie production, à la fois pour les imprimantes et pour les consommables. En 2016, nous allons aussi réaménager nos bureaux et construire pour cela un nouveau bâtiment dans l'enceinte même d'Evolis. Nous allons prendre sur les espaces de détentes, de cantine et déplacer ceux-ci dans un nouveau bâtiment extérieur qui pourra accueillir les collaborateurs dans une ambiance la plus agréable possible. Et puis nous allons nous associer avec l'entreprise Candide pour créer une crèche d'entreprise." 




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