Emploi, la CGT réunit 500 manifestants dans les rues d'Angers


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le 06/02/2014 - 17:16 / modifié le 06/02/2014 - 17:46


A l'appel des la CGT, environ 500 manifestants ont sillonné les rues du centre-ville d'Angers, jeudi midi. Leurs principaux mots d'ordre : l'emploi, les salaires, la précarité. Leurs cibles : le Medef et le Président de la République.



Quelques 500 manifestants ont défilé dans les rues d'Angers, ce jeudi midi.
Quelques 500 manifestants ont défilé dans les rues d'Angers, ce jeudi midi.
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En tête de cortège, comme prévu, ce sont les représentants des 153 employés menacés des Ardoisières d'Angers qui ont ouvert la marche, en portant un cercueil dans lequel avait pris place un "mannequin mineur". Au départ de la place du place du Ralliement, jeudi matin, vers 11 heures, quelque 500 manifestants leur ont emboîté le pas.

Pour cette matinée de mobilisation et d'action interprofessionnelle, ils ont répondu à l'appel national de la CGT pour dénoncer la dégradation de la situation économique et sociale qu'ils résument en un slogan : "la prospérité pour les financiers et l'austérité pour les salariés."

Et Pascal Bouvier, secrétaire de l'Union départementale de la CGT Maine-et-Loire, d'ajouter : "Le Président de la République a répondu au vœux du Medef avec son pacte de responsabilité, nous exigeons, nous, des objectifs contraignants en matière d'emplois, de salaires, de réduction de la précarité, d'investissements et de relocalisation".

Sous les hurlements des hauts-parleurs de la voiture suiveuse, ils ont remonté la rue d'Alsace pour rejoindre la boulevard Foch et celui du Roi René pour ensuite revenir vers le centre-ville par la rue Toussaint. Au passage, devant la banque LCL, à l'angle de la rue Saint-Aubin, les manifestants ont fait une pause pour crier leur "dégoût" face à la spéculation du monde de la finances.

Selon les responsables syndicaux, cette première mobilisation est une réussite. "Elle est le résultat aussi d'actions sur les lieux de travail dans tout le département. Notamment les membres du syndicat de la métallurgie du Saumurois d'Electropoly et Altia qui ont décidé de rester sur le site industriel pour rencontrer les salariés", ajoute Pascal Bouvier.

A Angers, en marge de la manifestation, des agents d'Angers Loire Métropole ont eux aussi débrayé ce jeudi matin. Ils ont bloqué la rue du Mail durant une bonne partie de la matinée.



















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