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En concédant le nul contre Metz, Angers-SCO grille un joker.


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Samedi 9 Avril 2011 à 01:39


Dans une journée qui aurait pu lui être globalement favorable, Angers-SCO n’a pas réussi à vaincre des lorrains combatifs (parfois trop). Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais il a manqué aux angevins le geste juste, l’efficacité. La journée était bien remplie puisque dans le même temps leur président jouait son maintien à la tête du club



Claudiu KESERÜ, de nouveau titulaire, a beaucoup essayé de forcer le verrou lorrain, en vain (*)
Claudiu KESERÜ, de nouveau titulaire, a beaucoup essayé de forcer le verrou lorrain, en vain (*)
Les frustrés de ne pas avoir de place pour voir SCO-PSG ne sont pas venus ce vendredi à Jean Bouin, comme aurait pu s’y attendre. Le stade sonnait un peu creux pour cette valeureuse équipe angevine, invaincue maintenant depuis 13 matches et encore en lice pour la montée, même si l’espoir s’amenuise. Que faut-il dire ou faire aux angevins pour qu’ils viennent au stade soutenir leur équipe ??? A moins qu'ils s'intéresse plus aux maintien de Willy Bernard à la tête du club, lequel, dans les mêmes temps, jouait sa place au tribunal correctionnel d'Angers.

Les messins ont commencé le match en jouant assez haut, ce qui perturbait un peu une équipe d’Angers-SCO très offensive avec SAIVET, CHARBONNIER, DORE et KESERÜ alignés d’entrée.
C’est DUHAMEL, qui dès la 6ème minute frappait en pivot, obligeant Jérôme HIAUMET à se coucher.
Angers-SCO réagissait très vite et desserrait l’étreinte. Olivier AURIAC frappait de peu à côté (12’). Claudiu KESERÜ l’imitait à la 16ème minute.

Angers-SCO entamait une domination territoriale, émaillée de quelques occasions, telle une superbe frappe de Gaëtan CHARBONNIER qui manquait le cadre d’un cheveu (30'). Mais, Angers-SCO devait rester vigilant : A la 35ème minute, DUHAMEL voyait son centre, contré, échapper de peu à NGBAKOTO, seul face aux buts. Dans la minute suivante, DUHAMEL insaisissable partait à la limite du hors jeu, mais Jérôme HIAUMET sortait tranquillement au pied.

Un joli mouvement d’Henri SAIVET qui ratait la dernière passe pour Fodé DORE, une ultime frappe de Claudiu KESERÜ et l’arbitre Monsieur HUSSET sifflait la pause.

Angers-SCO reprenait la partie avec de belles intentions. Dès la 50ème minute, David DE FREITAS trouvait la tête d’Henri SAIVET, pas assez puissante pour inquiéter DELLE, le portier lorrain.
Metz réagissait, encore par DUHAMEL, qui sur une frappe rasante puissante, mais lointaine, contraignait le gardien angevin à se coucher (56’).

Survenait alors l’incident du match. A la 60ème minute, GUEYE se jetait dans les pieds de Karim DJELLABI, pour un tacle assassin, à 40 mètres de son but. Exclusion pour le messin et sortie sur blessure pour l’angevin qui nous déclarait après match, « heureusement que je l’ai vu venir. J'ai pu pivoter sur moi-même sinon il me cassait la jambe ». Karim s’en tire avec un genou touché, qui l’obligera probablement à déclarer forait vendredi prochain à Troyes.

Suite à cette exclusion, la domination angevine allait s’intensifier. Claudiu KESERÜ trouvait dans la surface David DE FREITAS, dont la reprise intérieur du pied était contrée par un défenseur lorrain (67’). Puis Henri SAIVET frappait hors cadre (68’), avant que Vincent MANCEAU n’inquiète DELLE, sur un centre tir, dévissé, au dessus (70’).

La période était éprouvante pour les visiteurs face à des angevins qui multipliaient les offensives.
A la 74ème minute, KESERÜ déclenchait une frappe puissante, de très peu à côté…encore. Et l’attaquant roumain voyait encore le cadre lui échapper sur un service de DORE (80’).

Puis en deux minutes, Charles DIERS allait semer la panique dans la défense messine. Il délivrait un centre en retrait qui ne trouvait pas preneur, avant de reprendre un centre au second poteau à bout portant, mais…hors cadre.

Le bouquet final était réservé aux arrêts de jeu. Fodé DORE travaillait côté droit, trouvait Claudiu KESERÜ qui échappait le ballon et se compliquait la vie, ballon dont héritait Diego GOMEZ, qui ne pouvait conclure, au milieu d’un cafouillage, cette incroyable occasion (92').
L'arbitre renvoyait les 21 acteurs aux vestiaires.

Le réalisme n’était pas au rendez-vous, ce vendredi, à Jean BOUIN. Et Angers-SCO le paye par la perte de deux points. Certes, l’écart n’est toujours que de cinq points sur le troisième du classement, mais il ne reste plus que 8 journées, et surtout, il pourrait s’accroître lundi lors du dernier match, Tours-Ajaccio.

La perspective de montée devient encore plus lointaine, mais la dynamique d’invincibilité demeure.
Ce n’est pas rien à moins de deux semaines de la réception du Paris Saint Germain…

Espérons que les angevins ne seront pas trop affectés par la peine réclamée par le procureur de la république contre Willy BERNARD : 24 mois de prion dont six fermes et cinq ans d’interdiction de gérer une société.

Si le jugement ne sera rendu que le 1er juin, Willy BERNARD est autorisé à assister à la rencontre contre le PSG. Un douzième homme ?

(*) Photo d'illustration aimablement prêtée par Angers - SCO



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