Entreprise : des jeunes qui ne craignent pas de se lancer


Rédigé par - Angers, le 26/10/2015 - 12:30 / modifié le 26/10/2015 - 11:23


Pour la seconde année consécutive, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maine et Loire, en collaboration avec de nombreux partenaires locaux, organisait la soirée de la "grande aventure d’entreprendre". L’occasion pour les créateurs d’entreprise de se montrer, de trouver des investisseurs, et pour les meilleurs d’entre eux, de repartir avec un trophée, celui des Espoirs de l’Économie.



En compagnie de Nicolas Gueugnier (Big Moustache) et Guillaume Gibault (Le slip français), au premier rang, Eric Grelier CCI 49, Pierre Rechouane CCI 49 et Olivier Paillet directeur de l'ESEO Angers
En compagnie de Nicolas Gueugnier (Big Moustache) et Guillaume Gibault (Le slip français), au premier rang, Eric Grelier CCI 49, Pierre Rechouane CCI 49 et Olivier Paillet directeur de l'ESEO Angers
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Comme lors de l’édition précédente, il y avait foule jeudi dernier dans la rue couverte et dans les salles de l’École Supérieure d’Électronique de l’Ouest, pour la soirée des Espoirs de l’économie.  Pour les organisateurs et la CCI de Maine-et-Loire, un seul mot d’ordre : "inciter l’émergence d’idées et faciliter l’entrepreneuriat".
 
Tout au long de cette soirée qui se voulait riche d’informations pour tous ceux qui sont tentés par l'aventure de l’entreprise, des ateliers, des rencontres et des échanges autour de nouvelles tendances, concept et marchés, étaient organisés. Entre les showrooms où des entreprises locales ou d’envergure nationale présentaient des produits plutôt technologiques et créatifs, et les pitchs permettant aux porteurs de projets de présenter leur concept en quelques minutes devant un plateau d’investisseurs, il n’y avait que l’embarras du choix.
 
Si la remise des Espoirs de l’Économie à 4 entreprises qui se sont distinguées au cours de l’année constituait le point d’orgue de cette soirée, l’accent était surtout mis sur les jeunes. "Nous voulons donner la parole aux jeunes entrepreneurs en leur proposant des tribunes pour qu’ils s’expriment", expliquait Eric Grelier, le PDG de la franchise Oya Fleurs et vice-président de la CCI 49 (voir vidéo ci-après). "Nous avons envie de leur faire confiance, car nous savons qu’ils ont une autre idée de l’entreprise. Ils osent, ils n’ont plus peur et ont même une certaine culture de l’échec. Ça ne veut pas dire qu’ils sont inconscients et qu’ils ne savent pas gérer. Mais ils n’utilisent pas les mêmes codes que nous".
 
Pour confirmer ses propos, la Chambre de Commerce et d’Industrie avait choisi de faire participer deux exemples de la nouvelle vague : Nicolas Gueugnier, 32 ans, fondateur d’un concept de vente en ligne de produits de rasage, Big moustache et Guillaume Gibault, 30 ans, le créateur de la marque Le slip français .
 
"Ils n’ont pas craint de se lancer dans le grand bain de la création d’entreprises et ça leur a bien réussi", précisait Eric Grelier. Deux exemples d’entrepreneurs qui sont tombés dans le chaudron de la création d’entreprises, avec  un concept, celui du retour au « Made in France ».
"On réduit les coûts en vendant sur internet et surtout on essaie de rendre le produit plus sexy" - Nicolas Gueugnier, Big Moustache
 
Et pour les deux, l’idée est partie d’une discussion entre amis, avec à la clé un sacré pari qui consiste à concurrencer, sans aucune peur et avec une certaine dose d’humour, des marques bien implantées sur le marché. C’est notamment le cas de Nicolas Gueugnier qui s’attaque avec son slogan, "le rasage pas barbant", à Gillette le leader des rasoirs avec 75% de parts de marché. "On réduit les coûts en vendant sur internet et surtout on essaie de rendre le produit plus sexy". Simplicité, efficacité, et "pas de stars pour faire la promotion". Et ça marche, puisque l’entreprise compte désormais plus de 8500 abonnés à son service d’envoi de lames et produits de rasage, et 30 000 clients.  "Pour rendre les produits plus sympa, nos nouveaux clients peuvent envoyer une carte postale à Gillette, appelée Madame Ginette, pour leur indiquer que désormais ils ne seront plus clients". Amusant, non ?
 
Même combat pour son voisin Guillaume Gibault. "L’idée est née d’un pari entre copains, un soir dans mon appartement. Nous nous sommes dit, pourquoi ne pas refaire des slips, des vrais, et les faire fabriquer en France". Propulsé sur les réseaux sociaux et à la télévision par un jeune patron dynamique qui n’hésite pas à payer de sa personne, le Slip Français dont la vente s’effectue à 70% sur internet, le reste dans 3 boutiques et un réseau de revendeurs, pèse aujourd’hui 3 M€.  "Notre idée c’était de bousculer les codes, en enlevant la partie distribution, et faire un produit sympa". Le Slip Français séduit même Éminence, un poids-lourd du sous-vêtement, dont les produits sont également fabriqués en France. "Ça va nous permettre d’industrialiser nos produits, tout en restant sur le territoire. C’est une opportunité, car je suis entrepreneur donc je suis opportuniste", poursuit sans complexe Guillaume Gibault .
 
Deux exemples de réussite française qui en ont séduit plus d’un lors de la conférence qui suivait la remise des Espoirs de l’économie. "Entrepreneurs, même pas peur", ont confirmé ces figures de proue de la nouvelle économie française.
 


4 questions à Eric Grelier, Vice-président de la CCI de Maine et Loire

 

Les espoirs de l’économie 2015
 




Yannick Sourisseau
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