Esaconnect : la révolution agricole est en marche


Rédigé par - Angers, le 08/09/2015 - 08:18 / modifié le 28/05/2016 - 09:23


L’avenir de l’agriculture se dessine-t-il à Angers ? Alors que le monde paysan occupe la rue depuis plusieurs mois, l’Ecole Supérieure d’Agriculture lance le premier « Esaconnect », un rendez-vous qui entend rapprocher l’agriculture et le numérique. Et montrer en quoi les objets connectés, notamment, peuvent permettre de rendre plus compétitives certaines exploitations. Un enjeu de taille.



Karine Daniel, économiste et responsable du premier rendez-vous de l'agriculture connectée
Karine Daniel, économiste et responsable du premier rendez-vous de l'agriculture connectée
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L’actualité met la mutation agricole sur le devant de la scène. Les agriculteurs choisissent de quitter leur métier et le nombre de disparitions d’exploitations croit au fil des ans. Il est temps de faire quelque chose pour sauver ce qui reste », explique Karine Daniel, économiste, directrice de recherche, responsable du Laress (Laboratoire de Recherche en Sciences Sociales) de l’ESA (Ecole Supérieure d’Agriculture) et surtout d’ « Esaconnect », le premier rendez-vous de l’agriculture connectée.  
 
Après avoir analysé, avec son équipe, les enjeux économiques et sociaux de la numérisation des activités agricoles, Karine Daniel est convaincue que le mouvement de numérisation du monde à des conséquences économiques pour les exploitations et les filières agricoles en modifiant les rapports sociaux et leur environnement. « Agriculture et numérique, sont deux secteurs qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer », poursuit la directrice. « Et pourtant le numérique peut apporter plus de compétitivité au moment où les ressources sont chères  en optimisant les processus de production ». En clair : faire gagner de l’argent aux agriculteurs sans pour autant verser dans le productivisme. « En rationnalisant certains métiers et surtout en en créant de nouveaux ».
 
Se préparer à l’agriculture de demain, c’est l'une des missions de de l’ESA qui forme de futurs ingénieurs agricoles, depuis des dizaines d'années. « L’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers se veut l’école de toutes les agricultures, performantes et durables, avec leurs diversités de taille, de modèles économiques et de modalités de conduites d’exploitations, ajoute Patrick Vincent, son directeur, Nous ne pouvons pas passer à côté de cette mutation et notre devoir c’est de l’anticiper. »
 
Dont acte, l’école est donc porteuse du premier rendez-vous de l’agriculture connectée. A Angers qui possède la Cité de l’objet connecté et un écosystème numérique fraichement labellisé FrenchTech, l'initiative est plutôt la bienvenue. « Nous devons inscrire l’ESA dans une dynamique de territoire résolument créative et connectée », insiste Patrick Vincent.
 
« L’initiative de l’ESA constitue, en croisant de nos deux filières d’excellence : le végétal et le numérique, une opportunité pour le territoire angevin » - Christophe Béchu, Maire d’Angers

Autour des organisateurs de ce premier rendez-vous de l’agriculture connectée, Ville, agglo d'Angers, Végépolys, We Network, et la Cité de l’objet connectée, ont décidé d’unir leur effort.  Et chacun de se convaincre que l’agriculture est un champ d’investigation important pour le secteur des objets connectés, du fait de la grande variabilité des paramètres du vivant (productions animales et végétales) et de l’environnement, avec un objectif : « Contribuer à la compétitivité de l’agriculture française », souligne le directeur de l’Esa.
 
Esaconnect, le premier rendez-vous de l’agriculture connectée, est organisé le 16 octobre 2015 dans les amphis de l’ESA, rue Rabelais à Angers. Au cours de cette journée qui se veut riche d’enseignement et qui devraient en appeler d’autres, une vingtaine d’intervenants professionnels des secteurs agricole et numérique échangeront leurs points de vue autour de trois tables rondes  sur les thèmes de « la transformation du métier d’agriculteur en régime numérique », «  la collecte et l’utilisation des données de production via les objets connectés », et « quand les big data transforment le conseil aux agriculteurs ».
 
Des ateliers techniques et la présentation de 14 startups déjà investies dans l’agriculture innovante apporteront un éclairage sur les métiers qui sont en train de se dessiner. Des métiers qui, espèrent les organisateurs, permettront demain de favoriser le travail des exploitants agricoles.
 
Pour en savoir plus : www.mutations-agricoles.com
 





Yannick Sourisseau
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