« Et maintenant on va où ? » entre les chemins des hommes...


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Mardi 18 Octobre 2011 à 09:36


Des femmes qui portent le voile ou bien la croix, prêtes à tout pour sauvegarder la paix, dans un village ravagé par les séquelles d’une guerre où les hommes ont de plus en plus de mal à accepter la cohabitation entre chrétiens et musulmans…



La marche des femmes vers le cimetière ; au milieu : Amale (Nadine Labaki)
La marche des femmes vers le cimetière ; au milieu : Amale (Nadine Labaki)
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Dans un petit village du Liban, dont le cimetière porte les terribles marques de la guerre, cohabitent chrétiens et musulmans. Alors que partout autour des conflits éclatent, depuis toujours la vie semble paisible entre ces villageois, on boit dans le même café, les enfants jouent ensemble et l’on se réunit tous pour regarder le même (et seul) poste de télévision. Jusqu’au jour où des tensions se font entendre entre les hommes qui ne prient pas pour le même dieu. Les femmes savent alors faire preuve d’une imagination débordante, élaborant les stratagèmes les plus farfelus, pour mettre fin à cette menace contre la paix. Mais jusqu’où devront-elles aller pour arrêter la colère obstinée des hommes ?

Autour de ces conflits, subsiste, malgré tout, la trace d’un amour naissant entre une femme chrétienne Amale (Nadine Labaki) et un homme musulman.

C’est un grand rôle que jouent les femmes dans ce film, le rôle de sauveuses de la paix, devant la puissance d’une haine qui s’approfondit toujours plus. Des femmes de tous âges, de caractères et de religions différentes, mais unies dans une belle amitié, et surtout dans la douleur d’avoir déjà perdu un homme, un frère ou même un fils. Pourtant Nadine Labaki ne nous parle pas de féminisme, mais aborde juste ce sujet sur la femme, avec la douceur d’une jeune maman.

Un film riche de moments forts, de cris de femmes, de pleurs et d’actes dépassant l’imaginable qui révèlent la fragilité de la paix.

C’est en même temps l’histoire d’un choc culturel qui nous fait sourire, avec l’arrivée de danseuses Russes en tenue légère dans cette petite campagne du Liban.

Sans pour autant s’inscrire dans le genre de la comédie musicale, Nadine Labaki dépasse le langage des paroles, et utilise avec ingéniosité celui du chant et de la chorégraphie, un langage universel. Notamment lors de la marche des femmes habillées de noir, vers le cimetière du village, la première scène du film et indéniablement l’une des plus belles.

Du rire aux larmes, Nadine Labaki parle de ce thème difficile qu’est la guerre des religions avec autant de subtilité que d’ironie.

Chloé.












Angers Mag